En route pour la transformation

Fleurs d'églantierCe merveilleux "virus"...
Notre médecine moderne ne sait plus favoriser l'équilibre du corps: elle intervient avec la violence de la chimie, annihilant les symptômes mais pas la cause. Elle sera très probablement mise en échec, malgré les milliards, par cette pandémie, dont les causes sont environnementales, climatiques et sociétales.
L'éventail des symptômes et des conséquences de la maladie montre des déficiences des tissus (au sens ayurvédique) que justement seules les médecines holistiques anciennes et alternatives, qui vont avec le corps, pas contre, peuvent réparer. Médecines qui vont avec l'environnement, pas contre. Et il faudra bien songer aussi, au lieu d'injecter milliards et millions dans les grosses entreprises, à réparer nos torts envers cette merveilleuse planète dont nous sommes indissociables, tant qu'il est -peut-être- encore temps. Il est étrange qu'il nous semble évident qu'une plante ou un animal puisse être affecté par un environnement dégradé, mais pas les humains. Comme si nous étions auto-suffisants... donc étrange qu'en cas de pandémie, notre premier réflexe ne soit pas de réparer notre environnement. Même si c'est ce que le confinement a provisoirement fait finalement.

Plafond de ND de la Garde à Marseille Ce qui nous sauvera de la pandémie, ce sont peut-être des remèdes de "grand-mère", et quelques autres gestes "sages" pour les cas graves. Mais le confinement aussi, les premières semaines, avec tous ses aspects positifs, pour certains: le repos forcé, la conscience qui naît avec la sortie du tourbillon de stimulations, la proximité avec l'entourage, le temps de se pencher sur les relations mises à mal dans le passé et de les réparer, le temps abondant qui permet la générosité, l'ouverture du coeur et la créativité, les plaisirs de la cuisine, la lenteur nouvelle, la pureté retrouvée, les relations de bon voisinage et la solidarité, la préciosité acquise par ce printemps dont les citadins sont tenus éloignés et dont les habitants des campagnes sont obligés de profiter parce qu'il n'y a plus que cela maintenant que le bruit et la fureur se sont tus. La gravité de la situation nous tire de l'apathie de notre confort, et les héros s'élèvent parmi nous: cela aussi, c'est un beau cadeau.
Le prix à payer pour une conversion du coeur de nos sociétés?

Et quand les premières pénuries alimentaires frapperont, les nourritures sauvages, pour l'instant aliments de riches et de modeux, anciennement alternatives de disette, nous montreront à quel point notre environnement est précieux. Les plantes sauvages savent s'adapter à toutes les situations en l'espace de quelques générations, pas les cultivées trop protégées: un cerisier résistera moins bien qu'un merisier, un épinard moins qu'un chénopode, un prunier à quetsches moins qu'un mirobolan et encore moins qu'un prunelier, un châtaigner d'exploitation moins qu'un châtaigner spontané...

Je travaille de mon côté à une mélasse de printemps, qui puisse garder les mêmes avantages protecteurs et équilibrants que ma "mélasse", mais en étant plus fraîche et plus proche de la saison. Elle est quasiment prête. Il me faut encore la tester.

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