En temps d'épidémie...

Bourgeon de fleur de cognassierPuisque c'est maintenant acté, et compte tenu de la progression des planètes, voici mes conseils:

- veiller à rester dans une atmosphère légèrement humide. Les épidémies correspondent à des perturbations collectives de l'équilibre qui touchent les souffles en premier, donc aussi la sécheresse en nous, et dans une atmosphère trop sèche, notre système immunitaire s'affaiblit vite. Or c'est le cas dans beaucoup d'appartements trop chauffés, d'Ehpad, d'hôpitaux... tandis que le vent ne cesse de souffler depuis un mois. Utiliser des humidificateurs, faire bouillir de l'eau dans une casserole avec quelques feuilles de menthe, boire 1 c. à soupe de vinaigre à jeûn, voire utiliser un hammam portatif... Maintenir la transpiration est essentiel.

- respecter rigoureusement les recommandations de saison Purée de citron ,confit et pain de seigle aux graines maisonen ne mangeant que très peu gras, ou pas du tout, et pas du tout sucré au sucre, à condition d'avoir une activité physique tonique et de saison (séance de yoga des frimas ou du printemps). Privilégier les saveurs acides et salées, comme dans la purée de citron confit, le kimchi ou la choucroute, tous les pickles, les vinaigres, les bières de saison déjà décrits... Tant qu'il fait frais le matin, la mélasse médicinale (tome 1) est également excellente, avec tout ce qui est pectoral et mentionné dans le précédent billet.

- si vous préférez rester chez vous ou si vous y êtes confiné: on peut vivre très longtemps et en pleine forme avec seulement des céréales et des légumes lacto-fermentés assaisonnés de piquant. Le samanu est également une préparation pleine d'énergie et de saison.

- éviter de passer son temps devant des écrans: cela fragilise l'équilibre des souffles, le système immunitaire, l'ancrage dans le réel... Cela peut être le moment, en cas de confinement, pour rêver le monde qui sortira de là. Et, pour beaucoup, il semble que ce soit le temps béni où la course sans fin s'arrête... enfin. Qu'en restera-t-il de valide pendant le repos forcé?

Fleurs de prunier - l'usage des huiles essentielles à court terme est inutile, et à long terme détruit complètement l'immunité. Préférer l'encens de bois (tibétain, sans essence) ou de résine (type des encens chrétiens) pour rafraîchir l'atmosphère, voire un peu de camphre naturel.

- éviter évidemment, ou baisser, la consommation d'alcool, de tabac ou autre fumées, café, chocolat...

- si vous êtes malade, ou pensez l'être, respectez les consignes officielles et, si vous le souhaitez, contactez-moi par téléphone: je fonctionnerai à distance pendant le temps nécessaire.

Mais surtout, rêvons un monde nouveau, celui de nos rêves, un futur qui nous motive et que le fléchissement ambiant peut favoriser, plutôt que de nous attarder aux projections catastrophistes.

Chou façon kimchi
Les propriétés pectorales du chou, le piquant qui dissout les mucosités (y compris celles du sang), réveille la circulation et désinfecte, la lacto-fermentation idéale à cette période de l'année, particulièrement pour tirer profit des derniers légumes avant la prochaine récolte, les alliacées qui régénèrent les sucs du corps mis à mal, sans leurs propriétés tamasiques... cette recette, trouvée à l'origine dans l'excellente rubrique "Spaghetti wars" de Slate.fr, tenue par Tomaso Melilli, et légèrement modifiée par votre servante, avait tout pour me séduire, en particulier en cette période de fragilité pulmonaire, dûe à la saison, aux circonstances et aux vents incessants.
Kimchi à la française
Ingrédients: 1 livre de chou chinois, 1 oignon rouge ou 1 botte d'oignons nouveaux, 3 gousses d'ail pelées ou 1 botte d'aillet, 1 endive ou un coeur de Trévise, 1 orange sanguine ou 1 citron, 2 pommes de garde, soit 7cm de racine de raifort pelée et râpée (avec un masque et des gants) et 2 c. à soupe de poudre de poivron fumé pour la couleur soit 2 c. à soupe de poudre de piment, 4 c. à soupe de gros sel gris.

Préparation: couper le chou en lamelles ainsi que la salade, endive ou Trévise, et l'orange ou le citron en tranches une fois pelés. Placer dans un grand saladier en verre ou porcelaine (pas de métal ni de plastique) et saupoudrer avec le sel. Malaxer, puis laisser dégorger une nuit à couvert.
Le lendemain, rincer abondamment à l'eau, deux ou trois fois, et égoutter dans une passoire. Préparer deux bocaux (ni métal ni plastique) que l'on désinfecte à l'eau bouillante et au vinaigre. Passer les pommes épépinées et coupées au mixeur avec le piment ou le poivron et le raifort, l'oignon émincé et l'ail. Si besoin uniquement, ajouter un peu d'eau d'égouttage du chou. Quand la pâte est homogène, la mélanger avec le chou égoutté et placer dans les bocaux en laissant un doigt d'espace avec le couvercle. Fermer et laisser fermenter à l'ombre pendant quelques jours (4-5 jours). Garder au frigo une fois ouvert. Si l'odeur n'est pas bonne, ou si des champignons apparaissent, les bocaux n'ont pas été assez désinfectés, ou les doigts, ou le matériel... et il faut jeter la préparation.
On peut faire cette préparation avec d'autres légumes mais l'alliance du chou et du piquant est parfaitement équilibrée, et celle-ci a des propriétés pour faire baisser la tension artérielle.
A consommer en climat humide en quantité modérée, avec une grande quantité de céréales, ou de pain, ou de pâte de légumineuses type houmous..., et en très petite quantité pour les constitutions "sèches".

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