Chevaucher les vents du changement, l'épidémie et les frimas (février-mars)

Narcisses, primevères et violettesLes tempêtes continuent de se succéder sans relâche, balayant un ciel soudain étonnamment bleu entre deux hordes de nuages sombres, succédant à des heures de pluie battante. Et cela souffle fort aussi dans nos têtes, même si on ne se branche pas sur le flots de nouvelles de l'instabilité ambiante...
Pourtant, c'est bien le régime habituel des frimas qui nous accompagnera le mieux, et renforcera notre immunité. Un lever un peu plus tard le matin, des saveurs douces, salées et acides, des textures onctueuses, fluides voire gluantes, mais plus de fermentations maintenant que le temps du Carême est commencé, ni oeuf, ni gras, ni sucre, ni produit animal. Pas pour suivre une prescription religieuse, mais le rythme de la nature: elle ne produit rien à cette époque de l'année, et les réserves ont duré tout l'hiver... Si on est attentif à son corps, on peut sentir la contraction qui s'opére et le début des éliminations qui préparent l'arrivée de la chaleur.
Salade sauvage sur chapati Un halo se manifeste sous le vent, comme les floraisons fragiles, pures et attendrissantes des prunus, des forsythias, des groseillers ornementaux, des tulipiers...: l'espérance, lumineuse, qui renaît avec le printemps, avant la manifestation et se répand dans les tourbillons de pétales. Dans les prairies, les primevères, les pâquerettes, les violettes, le lierre terrestre, la stellaire... osent leurs fleurs dans les variations de températures et sous les bourrasques.
Quand le vent souffle, la capacité de concentration baisse: il est plus simple de se laisser inspirer et infuser par la nouveauté, et de participer ainsi à la création de ce monde nouveau qui va émerger. Le sport à outrance, particulièrement quand il implique des contractions tenues, peut devenir très fatigant également, et sécher les jus du corps, mais on peut marcher sous le vent, le laisser nous caresser,Fleurs de prunier nous épousseter de nos grisailles et de nos attachements, nous purifier, nous habiter, nous porter... pour s'étirer ensuite en adoptant sa souplesse (séance de yoga des frimas)

Un strict régime de saison, alliés aux conseils d'hygiène évidents et donnés dans les journaux, devraient suffire à protéger les anciens en bonne santé de conséquences graves du coronavirus, le taux de mortalité étant faible pour le reste de la population. Une consultation pour remédier aux déséquilibres de santé constatés s'impose d'urgence pour les autres: l'asthme, le diabète, les troubles respiratoires, l'hypertension... sont bien traités par l'Ayurveda. La mélasse (tome 1), une version locale du Chyavanprash, peut être un excellent préventif tant qu'il fait froid, mais aussi le jus d'agrumes chaud coupé d'eau et sucré au miel, avec éventuellement un peu de poivre s'il pleut, ou la prise à jeûn d'une cuillère quotidienne de vinaigre de miel ou de cidre éventuellement dilué dans une tasse d'eau chaude. La peur panique de la foule, qui conduit déjà à empêcher ma professeure japonaise de tousser en public, est pour l'instant plus dangereuse, pour tout ce qu'elle réveille de négatif, d'affligeant et d'affaiblissant avec elle. Pour l'instant...

Car l'enseignement de cette épidémie est fort: elle va faire bouger ce monde et contribuer à faire "collapser" le système mais, avec le changement climatique, P1000020.JPGil est probable qu'elle ne soit pas la dernière ni la plus virulente et il est donc urgent de réveiller le Rohirrim en nous, de sortir de notre confort englué et de notre incrédulité, et de nous laisser habiter par la Lumière pour prendre notre place dans le chaos qui s'annonce.

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