lundi 22 juin 2020

Fin du blog (mis à jour)

Chers tous,
La migration de mon blog par la plate-forme qui l'héberge a créé trop de bugs pour moi. Peut-être que cette forme de communication a fait son temps...
En tout cas, je ne dispose pas de temps étirable à accorder bénévolement à la technologie.
Aussi, ce blog ne sera plus mis à jour à partir de la fin du mois. Il restera accessible encore jusqu'à l'été 2021 puis sera clos définitivement. Désolée pour les liens qui ne fonctionnent plus, les photos qui ont disparu... Le moteur du blog marche, et les liens renvoient sur une page d'erreur qui contient l'URL nécessaire à la connection.

Je vous invite à me suivre sur Instagram (@flopomana) ou sur la chaîne YouTube de l'association où je vous retrouverai avec plaisir. Ou à vous inscrire à l'association (ci-contre avec le bouton Paypal,15€ pour l'année) pour recevoir la newsletter et les annonces de stage. Que le partage se poursuive par d'autres voies ...

mercredi 10 juin 2020

Ça coince dans les rouages

P1020803.JPG, juin 2020Le Soleil sera resté carré à Mars du 10 mai au 7 juillet, une bien longue période qui peut commencer à se faire sentir: raideurs, tensions, cauchemars, eczéma, asthme et allergies, rejet, fatigue générale... avec des bulles de joie soudaine, d'action efficace, de désir. En ce moment, temps de fièvre: il fait bon mais le vent est frais et sec comme un frisson. Sur des organismes déjà affaiblis par les grands changements en cours dans le monde, et par une année exceptionnellement tendue, cela peut être sensible, même si on est jeune.

P1020638.JPG, juin 2020Petits remèdes de saison:
- comme toujours: la tendresse, les câlins, les massages, le contact qui manque tant à toutes ces peaux privées de douceur pour les ramener à la félicité du corps et y dissoudre les tensions
- la contemplation de la beauté à l'oeuvre dans la nature et sur les visages
- la contemplation du ciel ou du lointain, très sous-estimée dans ses effets, et pourtant antidote naturel de l'omniprésence des écrans et de la sensation de rétrécissement dans la poitrine
- les fruits acides et rafraîchissants: cerises (et leur cueillette qui demande de lever les bras), framboises, fraises, et les tiges de rhubarbe
- les postures avec les bras levés, comme l'arbre, ou la peinture du plafond, ou les étirements arrière, ou les cueillettes dans les arbres, comme les plantes qui s'étirent vers la lumière
- les gelées, les aspics, les bavarois, l'orgeat...
- si nécessaire, pratiquer quelques jours une diète sans sucre et sans céréales ou autres sucres lents.
- shanka prakshalana est également possible: associée à 5 postures de yoga qui ouvrent les sphincters de la digestion, l'ingestion d'eau salée jusqu'à un nettoyge complet du tube digestif. A pratiquer sous la direction de quelqu'un de compétent uniquement.

P1020811.JPG, juin 2020 Tarte à la rhubarbe et à la rose
Les grands cuisiniers se fournissent en rhubarbe paillée pour qu'elle rougisse, mais il est peu probable que vous y ayez accès. Et pourtant la rhubarbe de la photo est bien rouge: elle est cuite au four!
Ingrédients:
- pâte sablée: 1 1/2 tasses de farine de blé, 1/2 tasse de poudre d'amandes ou 1/4 amandes et 1/4 farine de tilleul, 1/2 tasse de beurre, 12cl d'eau de rose, 2 c. à soupe de sucre
- crème: 3 c. à soupe d'amidon de maïs, 40cl de lait cru, 2 c. à soupe de sucre, 1 bouchon d'amande amère, vanille, 1/2 c. à café d'agar-agar
- rhubarbe: 1 c. à soupe de beurre clarifié, 4 tiges de rhubarbe, 3 c. à soupe de sucre

Préparation: couper la rhubarbe en tronçons. Les placer sur une plaque, saupoudrer de sucre, placer le beurre au centre. Laisser rôtir et rougir au four à 180°C, pendant 20 à 30 mn.
P1020612.JPG, juin 2020 Pendant ce temps, préparer la pâte sablée en mélangeant tous les ingrédients secs, puis le beurre et enfin l'eau de rose. Ajouter l'eau manquante pour former une pâte qu'on ne pétrit pas. Etaler la pâte et la poser dans un moule de 24cm. Piquer et passer 30mn à 180°C.
Fouetter le lait avec le reste des ingrédients puis amener à ébullition en fouettant jusqu'à une consistance crémeuse. Laisser prendre et refroidir.
Verser la crème sur la pâte. Quand la rhubarbe est tiède, la poser à la cuillère uniformément sur toute la crème. Décorer éventuellement avec de la pistache crue pilée. Pour une décoration plus soignée, vous pouvez couper la rhubarbe en longues lanières que vous entrecroiserez comme de la vannerie.

jeudi 28 mai 2020

C'est l'été, c'est le "temps des cerises"!

P1010407.JPG, mai 2020Sur les chemins et au bord des routes, dans les prés et les jardins, dans les bois, tout frémit, tout s'agite. Le rythme de la vie s'est follement accéléré. Le végétal se tend vers la lumière, s'étire vers le soleil, à la conquête de l'espace. Les insectes réveillés de leur dormition habitent l'air de leurs volutes et arabesques, messagers sans repos s'enivrant de pollen. L'eau chantonne dans les canaux, dans les ruisseaux, dans les torrents.
Élan d'inspiration, d'expansion, de création, d'échanges: ceux de l'air dans les poumons, ceux de l'amitié, ceux de l'esprit qui se partage, se diffuse, s'ouvre, batifole comme le papillon, bourdonne d'activité incessante comme les insectes qui se multiplient, chante comme les oiseaux... Il n'est plus temps pour la concentration, les régimes et les efforts physiques, mais bien pour la douceur, qui nourrit ces envols en protégeant notre humanité.

P1010443-2.jpg, mai 2020 Libérer la parole et le chant, paroles d'amitié dans la fraîcheur des maisons et des berceaux de fleurs, chant quotidien pendant les travaux domestiques répondant au chant de l'oiseau.
C'est le temps privilégié de la vie de l'esprit, étirant lui aussi sa substance vers la lumière, dans une quête affairée. Les idées fusent, volages, s'effacent, s'échangent... Peu importe, c'est bientôt l'été, le temps des vacances. « On n'est pas sérieux »... Temps de l'inspiration libérée des contraintes, de l'adaptabilité souriante et légère, de la respiration.
Respirer le monde. Respirer au-delà du monde. Se gorger de lumière. Aux sommets, plus près du soleil. Contempler l'espace infini, être inspiré par la vision de l'immensité.
Et oublier les démons d'Icare en sautant par-dessus les feux de la St-Jean, rappel à notre incarnation.

P1010319.JPG, mai 2020 Les épiaisons vertes qui se balançaient mollement en mai changent peu à peu de couleur annonçant la récolte dorée symbole de richesse et de paix, les feuilles sont parvenues à maturité, les fruits grossissent. Les coquelicots et les bleuets colorent les chemins et les champs, mais aussi toutes les autres plantes sauvages et aromatiques qui déploient leur floraison comme le paon sa roue. La marée verte monte, perpétuant l'éternelle abondance, celle que les jardiniers s'acharnent à tondre. Les chaleurs la coucheront bientôt, avant qu'elle ne se fonde en engrais et semis sous les pluies d'été. Toute vie manifestée est absolument belle... et nous aussi.

La Pentecôte, christianisation de la fête juive de Chavouot, ou fête des prémices (du blé), devenue commémoration du don des tables de la Loi, clotûre chrétienne du temps pascal, a lieu ce dimanche. Peut-être une autre manière de signifier que ce temps est celui du ne-pas-faire: tout vient du ciel, l'inspiration et les récoltes. S'il y a bien du travail à accomplir pour le paysan, rien de ce qu'il fait ne peut désormais changer le cours des choses. Il faut s'en remettre au ciel et lâcher enfin son vouloir. Difficile derrière un écran... Cette volonté à laquelle il est renoncé est la porte de la Révélation, celle qui permet la communication, porte vers tous les êtres vivants.

Le 8 juin, nous fêterons st Médard, le saint, P1010328.JPG, mai 2020 invoqué également pour les maux de dents, qui fait la pluie et le beau temps, et annonce de ce fait la richesse de l'année à venir, ou la perte d'une partie des récoltes pour cause de pluie: "S'il pleut à la Saint-Médard, il pleut quarante jours plus tard, à moins que Saint-Barnabé (le 11 juin) ne lui coupe l'herbe sous le pied", ou « Saint Médard, beau et serein, promet abondance de grain ». Comme pour d'autres dictons anciens et sans préjugé de superstition, j'ai noté au moins en 2010, 2013 et 2015 que cela n'avait pas fonctionné.

Mais cette fête aurait-elle perdu de sa pertinence en étant fixée par le calendrier solaire chrétien, et non plus lunaire? Ce saint, dont la générosité fut protégée des colères paternelles par une pluie divine, n'est pas si loin de la légende du serpent blanc, qui inspire la fête des bateaux-dragons en Chine à la même époque ( le 5ème jour du 5ème mois lunaire ou double 5, cette année le 25 juin), elle-même très proche de notre Mélusine: une femme-serpent (assimilable aux nagas des hindous) tombe amoureuse d'un humble apothicaire auquel elle s'unit en prenant forme humaine, et lui apporte la prospérité, jusqu'à ce qu'un moine taoïste ne révèle sa forme véritable à son mari et ne les sépare de fait. Comme les serpents maîtrisent la pluie (et les richesses de la terre), elle fait pleuvoir pour pouvoir l'aborder et se réfugier sous son parapluie. Cette fête marque le début des chaleurs de l'été et de la saison des épidémies. Par de multiples aspects (pouvoir des plantes cueillies à midi ce jour-là, utilisation de l'armoise, vertus de l'eau de puits tirée...), elle se rapproche des traditions de la St Jean, fête solaire.

ombelle de férule persique.JPG, mai 2020La St Jean, le 24 juin, sera la dernière fête avant les moissons, juillet étant un mois sans fête, sans doute en raison de la fête permanente des récoltes. Les grands bûchers encore dressés dans les villages, par-dessus lesquels on saute, ne sont pas sans rappeler les bûchers des tapasyas, ou pratiques extrêmes d'austérité des yogis, allumés en plein soleil en plein été, tandis que le yogi médite le visage tourné vers le soleil. Au contraire des textes de médecine ayurvédique, destinés à des hommes, riches, sédentaires et brahmanes, les ascètes et les pratiques des cultures premières suivent et amplifient les caractéristiques de chaque saison: au moment de luminosité et de chaleur maximum de l'année, on ajoute encore lumière et chaleur, comme en hiver on ajoute encore froid et humidité en altitude, comme dans le très beau poème de Kalidasa: "Parvati ou l'amour extrême".
Alors peut-être que les crêpes huilées qui envahissent les plages en été ne sont pas si éloignées de la belle Parvati offrant son corps aux brûlures pour l'amour de Shiva...

Recettes
Memil muk ou gelée de sarrasin
P1020507.JPG, juin 2020 Avec les gelées de céréales (même si le sarrasin est une pseudo-céréale), on rejoint la saveur de la céréale encore verte, juteuse et fraîche, au moment où les épiaisons passent du vert au doré, ou la consistance des amandes fraîches non encore coagulées. Cette recette se prépare en Corée avec du sarrasin non décortiqué mais il est vraiment difficile de s'en procurer chez nous, et ça marche très bien aussi, et plus vite, avec du sarrasin décortiqué. Les femmes soucieuses de leurs rides et de leur cellulite peuvent s'en remettre, comme les asiatiques (ou les anglaises) au visage plein, à ces gelées re-pulpantes pour les lisser et leur redonner une plénitude de visage, plus efficaces que de coûteuses crèmes "miracle". "Je suis ce que je mange..."
Le sarrasin étant une céréale (en fait une polygonacée) de terre pauvre voire aride, il est particulièrement approprié en ce moment, tandis qu'après deux années de sécheresse et de canicule, nous sommes cette année asséchés comme en montagne par l'amplitude importante et constante depuis février des températures du jour et de la nuit. On peut aussi le consommer sous forme de thé en faisant infuser les grains, torréfiés jusqu'à une belle couleur de miel sombre.
Ingrédients: 1 mesure de sarrasin non grillé, 3 mesures d'eau
Préparation: faire tremper le sarrasin en le couvrant largement d'eau, pendant 4h environ. Passer au mixeur. Filtrer à travers un filtre très fin ou à la centrifugeuse. Remettre plusieurs fois le jus dans le gruau, en ajoutant l'eau petit à petit, et filtrer à nouveau. On obtient un liquide laiteux blanc cassé et un peu épais. Jeter le gruau de fibres au compost.
Verser ce liquide dans une casserole et faire réduire à feu doux, en fouettant régulièrement pour ne pas que la préparation attache, jusqu'à une consistance légèrement pâteuse. A ce moment, si on sort le fouet, il est enduit de la préparation qui fait, elle, des ploc ploc dans la casserole. La couleur est devenue gris rose élégant et translucide.
Verser dans un contenant allant au frais. Laisser tiédir puis placer au réfrigérateur. Servir coupé en cubes accompagné d'une sauce très goûteuse ( par exemple à base d'une réduction de vinaigre de miel et framboises), ou avec une crème glacée et d'autres gelées, ou avec une salade (sauvage ou pas), ou dans une soupe tiède du soir (lait coupé d'eau ou de thé, cubes de gelées de couleurs variées, boulettes d'orge, grains de riz soufflés...)...

P1020718.JPG, juin 2020 Bavarois de framboises
Pour ces gelées de dessert, on utilisait des semences de poisson, un peu plus difficile à trouver maintenant. Je vais aussi faire des essais avec d'autres gelées (maïs, sarrasin, pectine...): à suivre. On peut faire ce bavarois avec des fraises à la place des framboises, avec des groseilles s'il y en de préférence au citron (pas de saison), et avec du vin à la place de la liqueur.
Ingrédients pour 8 personnes:
- génoise: 4 oeufs, 125 g de sucre blond, 100 g de farine, vanille, amande amère.
- bavarois: 600 g de framboises, 2 1/2 c. à café d'agar-agar, 6 c. à soupe de sucre, 1 c. à soupe de jus de citron ou de jus de groseille, 2 c. à soupe d'eau de rose, 40 cl de crème liquide, 2 c. à soupe de sucre, 2 c. à soupe de liqueur de fleurs de mai
- miroir: 200 g de framboises, 2 c. à soupe de sucre, 1/2 c. à café d'agar-agar, 1 c. à soupe de rose
- sirop (optionnel): 3 cm de gingembre pelé et râpé, 1/2 bâton de cannelle, 3 clous de girofle, 1 zeste de citron, 6 c. à soupe de sucre, 1/2 tasse d'eau
Préparation:
- génoise: séparer les blancs des jaunes. Fouetter les jaunes avec 100 g de sucre et un peu de vanille. Monter les blancs en neige et, au moment où ils montent, ajouter le sucre restant. Verser la farine au mélange de jaunes et de sucre, puis les blancs, délicatement pour ne pas les faire tomber. Verser la pâte dans un cercle de 24 cm. Passer 10 à 12 mn au four préchauffé à 180°.
- bavarois: écraser les framboises et les passer au tamis ou à la centrifugeuse pour enlever les pépins. Faire chauffer le coulis avec l'agar-agar et le sucre ainsi que l'eau de rose, jusqu'à ébullition pendant 1mn. Laisser refroidir.
A part, fouetter la crème en Chantilly. Quand elle commence à monter, ajouter le sucre. Quand elle est bien ferme, ajouter la liqueur. Puis, délicatement, fouetter avec la gelée de framboises, fraîche mais pas prise. Verser la préparation sur la génoise dans le cercle, préalablement enduit d'huile d'amandes ou de noyaux d'abricots, lisser et placer au frais.
- miroir: passer les framboises à la centrifugeuse, ajouter le sucre et l'agar-agar et amener à ébullition pour 1 mn. Laisser tiédir mais pas prendre, puis étaler le miroir. Placer l'ensemble au frais pour 24h.
- on peut si on souhaite un effet mouillé pour la génoise réaliser un sirop avec les ingrédients listés plus haut et en verser 2 ou 3 c. à soupe dans le fond pour imbiber la génoise avant de servir.

P1020483.JPG, mai 2020 Cornichons au vinaigre d'estragon
C'est très facile et bien meilleur que ceux du marché naturellement!
Ingrédients: cornichons bien fermes avec une queue intacte, gros sel, vinaigre d'estragon maison (on remplit une bouteille de branches d'estragon, on couvre de vinaigre, et on laisse infuser 8 jours avant de retirer les branches), laurier, poivre, petits oignons frais non coupés (grelots si possible).
Préparation: couvrir les cornichons de sel après les avoir lavés et essuyés. Patienter 24h.
Les rincer et les placer dans un bocal avec les aromates et les oignons. Couvrir de vinaigre jusqu'à 1 cm du bord.
Patienter 1 mois avant de consommer.

lundi 25 mai 2020

Rappel: la séance de yoga pour l'été de Florence Ponceau

A la saison d'été, on préfèrera pratiquer aux heures fraîches: le matin au réveil et/ou à la fin de l'après-midi, après les grosses chaleurs, pour ne pas puiser trop loin dans nos tissus - dhatus.
Dans la pratique, on accompagne la force d'élévation, udâna vayu, celle-là même qui anime la nature et nos esprits au moins jusqu'au solstice - udâna vâyu est, entre-autres, à l'origine de nos aspirations et de l'accession à plus grand, plus haut, plus lumineux (du point de vue spirituel) - par de grands étirements, une généreuse ouverture des poumons. Ceci sans pour autant perdre son ancrage ni s'épuiser dans des pratiques trop intenses. La pratique doit au contraire permettre de générer la fraîcheur, l'ouverture, l'expansion. Elle tend à rafraîchir les organes des sens pour échapper à la saturation, à l'aveuglement, afin de se laisser éblouir par la nature profonde de toute chose.

C'est ainsi que l'on accède le plus simplement du monde à l'expérience des différents centres d'énergie ou chakras, et que l'on se libère encore - kaivalya.
Pour sitali pranayama, voir cette vidéo. ete1_1_.jpg
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Le temps de tenue des postures et le nombre de répétitions des séquences sont adaptable selon votre pratique et vos ressentis, ils ne sont volontairement pas toujours indiqués d'ailleurs. Certaines pratiques proposées sont exigeantes, voyez avec votre professeur ou référent.e en la matière quelle adaptation vous pouvez en faire, ou comment cheminer, pas à pas, comme un enfant apprenant à marcher, vers la posture proposée. Aussi, si vous avez un quelconque doute entre la compatibilité de votre état de santé et la pratique, n'hésitez pas à laisser un commentaire afin que nous puissions vous conseiller.

jeudi 21 mai 2020

Nouvelle Lune en Gémeaux

La vie profonde

Être dans la nature ainsi qu'un arbre humain,
Étendre ses désirs comme un profond feuillage,
P1020433.JPG, mai 2020 Et sentir, par la nuit paisible et par l'orage,
La sève universelle affluer dans ses mains !

Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,
Et goûter chaudement la joie et la douleur
Qui font une buée humaine dans l'espace !

Sentir, dans son coeur vif, l'air, le feu et le sang
Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre.
- S'élever au réel et pencher au mystère,
Être le jour qui monte et l'ombre qui descend.

Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,
Laisser du coeur vermeil couler la flamme et l'eau,
Et comme l'aube claire appuyée au coteau
Avoir l'âme qui rêve, au bord du monde assise..."
extrait de Le coeur innombrable(1901), de Anna de Noailles


P1020444.JPG, mai 2020Les saints de glace sont passés, même si leur date ressentie ne correspond pas toujours exactement au calendrier (11-12-13 mai), et nous avons pu percevoir plus fortement cette année la corrosion qui leur est associée, symptôme avec le froid des chlorures laissés dans l'atmosphère terrestre par le passage dans une queue de comète.

Dehors le bruit et la fureur ont repris avec le déconfinement, plus encore il semble, avec un parfum insistant d'obsolescence. L'ancien monde s'est réanimé comme un fantôme: il fait beaucoup de bruit et ressemble à avant, mais il n'est plus qu'une forme évanescente, portant des habits de temps révolus. Etrange, nous pressentons son effacement effaré.

Dans les jardins des quais de Seine, inviolés pendant deux mois, les plantes ont déployé des P1020470.JPG, mai 2020arômes plus capiteux et des couleurs plus intenses, comme une revanche de liberté. Ce Mai fleuri a lui aussi des allures irréelles, un parenthèse enchantée dont la débauche sensuelle cacherait, comme la splendeur de l'automne avant l'hiver, une aridité à venir. Quel délice de s'abandonner à l'exultation d'un moment d'autant plus précieux qu'on le devine fugace...

Aujourd'hui à Paris, 24h avant la nouvelle Lune, le ciel est encore bleu mais on pressent la pluie dans la lourdeur du jour, et dans l'appétit qui peut nous ronger l'estomac. On sent le retrait des souffles vers le haut avant le relâchement, ce gonflement qui anticipe l'arrivée de l'eau comme le gonflement des lèvres précède le baiser, et un parfum de tendresse nouvelle. Qu'il est bon d'avoir un corps et de vivre, en laissant le monde nous habiter comme nous habitons le monde!
P1020477.JPG, mai 2020 Cette nouvelle Lune en Gémeaux nous permet de faire le point sur les deux mois de confinement et d'en prendre acte pour démarrer un nouveau cycle, sous le signe du changement de fond. Le carré de Neptune à Vénus confirme le caractère trompeur ou illusoire de la légèreté des sens et de la fête, tandis que celui de Mars à la conjonction Soleil-Lune accompagne les premières tensions, sans doute liées en France au respect des règles strictes du déconfinement, entre autres. Le collectif ne tolère plus les restrictions, et les élans se font rageurs voire explosifs s'ils sont réprimés. Avec la nouvelle Lune précédente, en Taureau en conjonction avec Uranus, nos corps avaient soif de suavité, de douceur de vivre et de félicité, une soif vorace comme la violence avec laquelle Uranus est parfois associé, surtout en carré à Saturne. Les contraintes paraissaient déjà trop lourdes: certains en ont perdu le sens commun, comme le clown orange, d'autres avaient seulement pris des libertés avec les règles.

Propositions de menus:
P1020430.JPG, mai 2020 Petit-déjeuners: radis, beurre salé, pain frais, tisane "allégresse"; fraises macérées la veille avec de l'eau de rose et de la crème fraîche, thé vert à la menthe, cornes de gazelle; blinis, framboises à la crème et liqueur de fleurs, limonade au gingembre; Fontainebleau au lilas, pain au lait, infusion de sureau; pesto de fânes de carottes et noisettes, pain essénien, jus de carottes frais.

Déjeuners: bruschetta ricotta et lamelles de courgette-fenouil-asperges aux herbes aromatiques, bouillon de légumes et lentilles, mesclun, crème glacée au café; poêlée de fèves et asperges aux petits oignons et estragon, semoule d'orge, pesto de fânes de radis; artichaut et mayonnaise de rhubarbe, salade sauvage et fleurie, farcis de consoude; charlotte de légumes de printemps, salade sauvage et fleurie; potée de petits pois et laitue, rouleaux de printemps sauvages et fleuris et leur sauce à la consoude, fraisier; poêlée d'asperges et fenouil émincé, tartines, pesto de menthe et abricots secs.

P1020437.JPG, mai 2020Goûters: sabayon aux fleurs de vigne, sorbet aux fraises, beignets de fleurs d'acacia, tiramisu aux fraises, thandai, beignets de fleurs de sureau, syllabubs, charlotte aux fraises et roses, bavarois, gratin de rhubarbe.

Dîners: soupe aigre-douce, pain grillé; porée du jardin aux épices et cosses de petit pois, crackers ; soupe de pois cassés et queues d'asperges, pain au lait ; soupe de fleurs de sureau au lait ; potée de chou et petits pois et croûtons parfumés.

lundi 27 avril 2020

En route pour la transformation

Fleurs d'églantierCe merveilleux "virus"...
Notre médecine moderne ne sait plus favoriser l'équilibre du corps: elle intervient avec la violence de la chimie, annihilant les symptômes mais pas la cause. Elle sera très probablement mise en échec, malgré les milliards, par cette pandémie, dont les causes sont environnementales, climatiques et sociétales.
L'éventail des symptômes et des conséquences de la maladie montre des déficiences des tissus (au sens ayurvédique) que justement seules les médecines holistiques anciennes et alternatives, qui vont avec le corps, pas contre, peuvent réparer. Médecines qui vont avec l'environnement, pas contre. Et il faudra bien songer aussi, au lieu d'injecter milliards et millions dans les grosses entreprises, à réparer nos torts envers cette merveilleuse planète dont nous sommes indissociables, tant qu'il est -peut-être- encore temps. Il est étrange qu'il nous semble évident qu'une plante ou un animal puisse être affecté par un environnement dégradé, mais pas les humains. Comme si nous étions auto-suffisants... donc étrange qu'en cas de pandémie, notre premier réflexe ne soit pas de réparer notre environnement. Même si c'est ce que le confinement a provisoirement fait finalement.

Plafond de ND de la Garde à Marseille Ce qui nous sauvera de la pandémie, ce sont peut-être des remèdes de "grand-mère", et quelques autres gestes "sages" pour les cas graves. Mais le confinement aussi, les premières semaines, avec tous ses aspects positifs, pour certains: le repos forcé, la conscience qui naît avec la sortie du tourbillon de stimulations, la proximité avec l'entourage, le temps de se pencher sur les relations mises à mal dans le passé et de les réparer, le temps abondant qui permet la générosité, l'ouverture du coeur et la créativité, les plaisirs de la cuisine, la lenteur nouvelle, la pureté retrouvée, les relations de bon voisinage et la solidarité, la préciosité acquise par ce printemps dont les citadins sont tenus éloignés et dont les habitants des campagnes sont obligés de profiter parce qu'il n'y a plus que cela maintenant que le bruit et la fureur se sont tus. La gravité de la situation nous tire de l'apathie de notre confort, et les héros s'élèvent parmi nous: cela aussi, c'est un beau cadeau.
Le prix à payer pour une conversion du coeur de nos sociétés?

Et quand les premières pénuries alimentaires frapperont, les nourritures sauvages, pour l'instant aliments de riches et de modeux, anciennement alternatives de disette, nous montreront à quel point notre environnement est précieux. Les plantes sauvages savent s'adapter à toutes les situations en l'espace de quelques générations, pas les cultivées trop protégées: un cerisier résistera moins bien qu'un merisier, un épinard moins qu'un chénopode, un prunier à quetsches moins qu'un mirobolan et encore moins qu'un prunelier, un châtaigner d'exploitation moins qu'un châtaigner spontané...

Je travaille de mon côté à une mélasse de printemps, qui puisse garder les mêmes avantages protecteurs et équilibrants que ma "mélasse", mais en étant plus fraîche et plus proche de la saison. Elle est quasiment prête. Il me faut encore la tester.

mardi 21 avril 2020

Confiscation par la divine Science

Maléfique, avr. 2020C'est rare mais quand même... je dois admettre que la situation présente est extrêmement frustrante en tant que "soignante" et confinée. Pourquoi? Parce que la tradition dans laquelle je m'inscris, comme mes collègues avec la médecine chinoise, et d'autres médecines alternatives parfois moins anciennes, n'est pas reconnue par la France. Par l'OMS, oui. Par la Suisse, la Belgique, l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne, le Luxembourg... oui. Mais pas la France.

Elle m'interroge également parce qu'aucun médicament miracle n'est encore trouvé, aucun vaccin encore développé, et ce n'est pas faute de milliards investis, dans des firmes qui n'en manquaient justement pas. Tandis qu'officiellement en Occident on ne peut pas parler des remèdes traditionnels possibles, voire existants, efficaces, locaux, sans effets secondaires et peu coûteux à produire (même si le problème et ses causes sont autrement plus vastes que ce "virus"). Le débat est confisqué par la Science qui sait tout mieux que tout le monde. Et par un curieux hiatus des esprits, alors qu'on admet assez facilement les bienfaits de l'agriculture biologique pour les sols, soit sans ou avec peu de traitements, nous acceptons pour nous-mêmes des traitements très invasifs tandis que les maladies de dégénérescence augmentent, prouvant l'aberration de notre mode de vie.

Sage femme et pierresEt je prends conscience du caractère essentiellement misogyne, raciste et colonialiste de cette perspective.
Misogyne parce que j'essaie d'être, dans mes efforts de translation de l'Ayurveda dans la tradition française et européenne, l'héritière de ces "sages femmes" persécutées en leur temps par l'Inquisition, aux premiers temps du rapprochement entre science et religion, comme d'autres coupables désignés pour les maux de l'époque, dont les connaissances empiriques et intuitives étaient en elles-même un affront à la raison. Parce que cette médecine qui est aussi une voie, qui repose sur une vision globale du monde, et sur la perception des chaînes de métaphores inhérentes à l'existence, touche dans ses sommets à la quintessence du féminin du monde, ce génie inatteignable par le laborieux, triste et ennuyeux chemin de la raison.

La maîtresse des épices Raciste parce qu'il faut quand même une bonne dose de mépris pour ne jamais inclure dans le débat mondial la médecine traditionnelle de l'Inde, pays qui compte maintenant 1,3 Mds d'habitants, mais il est vrai colonisé pendant 350 ans et victime du complexe du colonisé. L'Ayurveda est une médecine qui a 5500 ans d'histoire (la notion de virus a 60 ans d'histoire, elle)! Au Kérala, même les hôpitaux de médecine occidentale ont reçu pour consigne de traiter par l'Ayurveda les cas de "Covid-19". Et on compte à ce jour 592 décès dans tout le pays depuis le 10 mars... mais il est vrai très peu de malades également. Alors, dû à la médecine traditionnelle ou à d'autres facteurs...
Cela vaut tout autant pour la médecine chinoise, dont l'histoire est également très ancienne. Comme l'Ayurveda, elle repose sur un corpus de connaissances très précis, une vision du monde, des moyens de diagnostic propres, une pharmacopée, un éventail de traitements très large... dans un pays qui compte 1,4 Mds d'habitants. Est-ce sa fascination pour la modernité qui fait passer sous silence les traitements de médecine traditionnelle? Ou, dans nos journaux, le mépris occidental pour ce qui n'est pas la seule Science admise? Peu de cas aussi comparativement en Chine, pourtant bien polluée. Alors, affaire de climat, de censure ou de médecine traditionnelle bien vivante...
Je ne parle même pas des médecines locales nombreuses des cultures traditionnelles et de leurs shamanes, qu'un dirigeant de Sanofi croisé un jour me disait une heureuse source de nouveaux médicaments, ou des médecines alternatives modernes, autant écartées du débat.

L'esprit de la forêt de princesse Mononoké Colonialiste parce que l'éradication de l'autonomie des pays colonisés passait aussi par la destruction des médecines locales, qui mélangeaient comme à présent religion et médecine: César avec les druides gaulois, les anglais qui coupaient les doigts des médecins ayurvédiques, les français qui jetaient les hommes-médecine malgaches du haut des avions, les espagnols en Amérique du Sud, les chinois avec les tibétains et les mongols... Assujettir à une vérité unique pour rendre dépendants. Et de ce fait nous le sommes aujourd'hui: des informations, des médicaments en rupture, des vaccins non encore inventés, du matériel unique en rupture et des autorisations accordées dans un cadre très contrôlé et limité, sous prétexte de sécurité.

Ca, ce n'est pas le Paradis. Mais ça peut le devenir si on y remédie... ensemble.

vendredi 17 avril 2020

Il n'y a que l'amour...

019.JPG, avr. 2020Pour le dire un peu plus clairement que dans le dernier billet, cette "pandémie" est en lien avec une aggravation de Pitta, tant climatique qu'astrologique. Le confinement a pu aider ceux qui étaient pris dans un rythme de vie éprouvant à faire une pause, particulièrement ceux qui sont confinés dans la verdure au contact du printemps; il a pu nous permettre de respirer aussi, avec le silence, la cessation de l'agitation, la diminution de la pollution. Mais les règles strictes, l'enfermement des citadins, la peur régénérée chaque jour par les torrents d'infos et les polémiques/fake news/théories du complot, la focalisation de la pensée sur le "virus", lui faisant prendre une importance démesurée, la colère développée et la nécessité de trouver un coupable... sont issus de et renforcent terriblement Pitta, le dosha de la transformation.

Fleurs de pommier Astrologiquement, une crise resurgit en octobre-novembre, voire avant (beaucoup de tensions à partir d'août), mais sans astrologie, on peut déjà la prédire avec les outils de l'Ayurveda: les nouveaux déséquilibres accumulés maintenant produiront des conséquences six mois plus tard, sauf chez ceux qui ont laissé leur coeur se dilater à la démesure du temps présent. La précipitation des plantes à monter en graines est sans doute l'indice également d'un été aride et orageux, et de récoltes pauvres.

Nous le sentons bien, l'heure est à l'extase, en laquelle prendre force. Devant ce printemps plein de fleurs, dans le silence et la pureté qui envahit les grandes villes, devant la beauté et la légèreté de ces cieux purs et lumineux au-dessus de nos têtes, devant la bonté déployée par nos concitoyens solidaires, dans cette parenthèse mondiale, cette suspension... le temps est à l'ouverture, à l'amour qui dissout les limites du coeur et brise les étreintes de la tristesse. Le meilleur remède au déséquilibre du moment, les soignants, les personnes qui se dévouent pour fabriquer du matériel depuis chez eux, récolter des fonds, s'occuper des autres, tous ceux qui font leur travail au mépris des risques qu'ils croient courir... l'ont déjà en eux: l'amour, la compassion, la tendresse, l'empathie, l'héroïsme, la transfiguration.

LilasIl est nécessaire pour chacun d'entre nous de trouver une voie héroïque, une voie de l'amour, une voie de l'ouverture et de la création, pour y dissoudre et y déverser nos torrents de feu. Nombreuses sont les initiatives en ce sens d'ailleurs, bien plus utiles qu'un vaccin pour prévenir les symptômes. Au lieu d'aller contre, de lutter contre l'"adversaire" à qui nous donnons d'autant plus de force, suivre le mouvement naturel impulsé par ce "virus", vers plus d'amour, de partage, de tolérance, de solidarité... et de pain maison. Parce que les épidémies se succèderont, avec les pénuries alimentaires, si le dérèglement climatique continue de s'aggraver, et qu'aucun vaccin, ni confinement ni super-héros ne les arrêtera.

Voici un nouvel article, envoyé par Cécile, qui va dans le sens des autres, sur deux médecins de Wuhan.
Et la chanson de Jacques Brel qui va avec ce billet.

dimanche 12 avril 2020

Printemps, interrogations, idées de menus (mis à jour)

DSCN7924 - Copie.JPG, avr. 2020 Le printemps s'embrase de fleurs, de lumière et de couleurs devant nos fenêtres de confinés dans un feu attisé par les grandes amplitudes de températures sous les cieux marins. Comme les arbres, nous brûlons... de passion, d'inquiétude, de colère, d'inspiration, de frustration, de joie, d'amour fou...
Le climat nous rend incapables de ce à quoi cette culture moderne tient le plus: contrôler, penser, concevoir, projeter... Déjà fiévreux, nous voilà obligés de nous laisser traverser par l'inspiration, par l'immensité, par cette fièvre/chaleur qui a pris la planète, tout contrôle étant vain. Un peu comme des méditants, des ermites, des guerriers en devenir.
Quelle merveille! Quêtons notre rêve alors en ouvrant les portes. Et adoptons le régime des peuples de déserts, des fiévreux et des convalescents: DSCN5797__800x597_.jpgquasiment pas de gras ou sous forme de crème et de yaourt battu, des herbes encore et encore (sauvages, aromatiques, verdures), des céréales qui ne peuvent fermenter (orge rôtie, blé rôti, crackers, chapatis, semoules...), et un peu de saveur douce sans sucre.

Comme dans le tome 1, voici les remèdes du moment, pour apaiser le feu:
- toujours la mélasse, malgré la chaleur
- la douche des chevilles aux heures chaudes, ou si la nuit est fiévreuse
- la contemplation du lointain, du bleu infini du ciel, des levers et des couchers de soleil...
- une activité physique sans aucune tension ni douleur: des étirements de yoga par exemple, en s'installant dans chaque posture, en y cherchant son confort, comme si on allait la tenir des heures, comme si elle était un refuge, voire une posture de sommeil...
Roses sauvages- un hammam, à défaut des inhalations de romarin (quelques aiguilles dans un bol d'eau bouillante), des frictions...
- une cuillerée de vin de gentiane ou de Picon en apéritif quand on manque d'appétit, ou en digestif si le repas ne passe pas.

Propositions de menus:
Petits-déjeuners: pains de farine de pois chiches cuits à la vapeur, poêlée d'orge juste germée, gelée de pommes, tisane de fleurs pectorales; galettes d'épeautre levées, pesto de pissenlit et tahin, jus de citron chaud ou verjus au miel; tisane d'aspérule odorante ou "matins purs", lemon curd, pain essénien légèrement grillé; pains au lait, fromage frais aux fleurs de romarin, jus de rhubarbe au miel.
018.JPG Déjeuners: poêlée de turions sauvages, racines de consoude et de bardane aux orties, carottes à la croque au sel, pain essénien; poêlée de mungo germé au gingembre et à la menthe, salade de pousses, ricotta; fondue d'épinards à la crème et aux zestes, semoule d'orge, pesto sauvage; semoule grillée aux raisins secs, bouillon de légumes, salade de pousses; yaourt battu ou kéfir au cumin, taboulé libanais, chapatis, hoummous de pois chiches germés, bouillon.
Desserts ou goûters: tiramisu et Fontainebleau à volonté!
Dîners: fusilli à la crème et herbes fraîches; soupe de pois cassés à la crème et purée de citron confit, tartines grillées; pâtes fraîches au bouillon et herbes fraîches; couscous de légumes; sambhar et semoule d'orge.

Deux muscaris négligésDans les prochains jours, si le risque d'une panne internet géante s'estompe peu à peu, il y a cependant une forte tension qui monte entre restrictions et besoins individuels de liberté, pendant 10-15 jours environ, avec la progression du Soleil sur Uranus en carré à Saturne. Ou la manifestation du caractère excessif des mesures prises et/ou annoncées...
Pour finir, voici trois liens intéressants et apaisants parmi ceux que je reçois: l'interview France Inter de l'astrophysicien Aurélien Barbeau, l'excellente tribune de deux médecins de la Pitiée Salpêtrière dans le Monde, et les statistiques de l'Insee commentées dans Libé.

vendredi 27 mars 2020

Nouvelles: le printemps est là, des gestes simples et des aliments utiles

DSCN7774__800x600_.jpgOui, le printemps est là, et il est d'autant plus précieux que nous sommes confinés derrière nos fenêtres. La gloire d'un rayon de soleil de fin d'après-midi sur la branche fleurie de cerisier s'échappant d'un parc bien clos fait battre le coeur de beauté comme un supplice amoureux de Tantale. Mais aussi le croissant de Lune flottant comme une barque dans le ciel bleu marine à côté de Vénus un peu avant les applaudissements de 20h l'autre soir, l'odeur de noyaux pour une fois victorieuse de la circulation qui flottait cet après-midi-là sur le boulevard, au matin le filet de chant d'oiseaux revenus qui précède avant le jour le croassement toujours sinistre des corneilles, le flot soudain de lumière en sortant faire les courses et cette sensation d'exultation intérieure avec la chaleur qui caresse les épaules... A Paris, il est d'autant plus là que nous n'y sommes pas. Comment accepter de revenir en arrière après le confinement d'ailleurs...

Mais quel tableau de Watteau? Sentez comme en nous "cela" gonfle comme les nuages avant la pluie aujourd'hui. La pluie permettrait de relâcher les tensions, de redescendre un peu des envolées qui ont pu nous saisir avec ce carré de Mars-Saturne à Uranus et, j'espère, de transformer les polémiques et la rage qui circulent sur ces fameux réseaux sociaux en joie bondissante, en un moment où l'union est si nécessaire pour accepter le grand chamboulement. Mais le confinement, ou l'ombre lorsqu'il fait si soleil et si tiède, favorise ces "humeurs noires".
Heureusement il y a aussi de jolies choses: les sans-abris que je croisais si nombreux et en manque de tout dans les rues vides refusent maintenant de la nourriture, les passants, et les commerçants ouverts, étant particulièrement nombreux à faire oeuvre de partage. Pour cela aussi, il sera difficile de revenir en arrière...

Fleurs de poirier Quelques gestes simples pour la chaleur qui est montée vite, tandis que nous sommes la plupart du temps à l'intérieur de nos maisons:
- Chandra bhedana pranayama, le pranayama de la Lune
Très rafraîchissant, à tel point qu'il était considéré comme ésotérique, pour toutes les conditions d'excès de chaleur, externe ou interne (hypertension, inflammations, eczémas, colère, ménopause, consomption...): à éviter en cas d'asthénie, de refroidissement, ou d'hypotension.
Mudra de la main droite: l'index et le majeur de la main sont repliés sur la paume, le pouce bloque alternativement la narine droite, l'annulaire et l'auriculaire la gauche
Méthode:
- inspir à gauche, expir à droite pour commencer, puis à nouveau inspir à gauche et expir à droite
- puis, quand on est à l'aise, on compte: 2 temps sur l'inspir, et 4 sur l'expir
Bourgeon rougeoyant de fleur de rhubarbe - puis, quand on est à l'aise, on ajoute une rétention de 4 temps entre l'inspir et l'expir
- puis, pour finir, on fait durer la rétention aussi longtemps que possible, avant d'expirer toujours à droite
Ne pas hésiter à nous contacter si besoin pour la pratique de ce pranayama puissant. A pratiquer avec précaution de toute façon.
- il est temps, vu les températures, de passer à la séance de yoga pour le printemps
- prendre une cuillerée de vinaigre, si possible de miel, le matin à jeûn, après le yoga ou le sport, ou un peu de bière
- pratiquer une activité physique de nature tonique, à jeûn le matin, au moins jusqu'à la transpiration
- si on se sent trop lourd au réveil, prendre un bain chaud de 20mn le matin à jeûn
- si la chaleur monte à la tête, ou si on a des insomnies dues à la chaleur du jour, baigner doucement le sommet de la tête à l'eau tiède pendant 10 à 15mn, vers 18h, quand la chaleur est à son maximum; ou profiter de ce temps libre pour faire un masque des cheveux à l'huile pour la journée, suivi d'un henné naturel
- comme chaque fois que les amplitudes de température restent fortes pendant plusieurs semaines, la douche des chevilles, si les pieds sont chauds, ou si la fièvre monte.

Goûter: tartine de pesto de consoude, salade sauvage, boisson à la rhubarbe Propositions de menus:
Petit-déjeuners: mozzarella et feuilles de menthe sur tartines grillées, compote de fraises au miel rosat, thé vert; porridge de bsissa aux fruits secs et fraises; 1 c. de liqueur amère maison, pesto de pissenlit sur tartines grillées, fraisier, limonade de rhubarbe; pois chiches juste germés avec gingembre, citron et menthe ciselée, tartines grillées, confit d'écorces d'oranges; chapatis au miel et fromage frais, compote de fraises; pain essénien grillé, infusion de fleurs de romarin et citron au miel, beurre d'amandes aux fleurs de violette; 2 c. à soupe de bière, pain au lait au sirop de bourgeons de pin, graines germées au citron, jus de carottes frais.
Déjeuners: salade mi-sauvage aux fleurs du moment, poêlée d'orties, tartines grillées de pesto de pissenlit et crème de noisettes; beignets de fleurs de rhubarbe, tartare de consoude, samanu; chapatis, salade sauvage et fleurie, beignets de racine de bardane, écorces confites, poêlée de lentilles germées; salade sauvage du chemin, tarte aux herbes, confit de carottes au citron et romarin; salade de pousses et racines râpées aux graines de fenouil, poischichade, fouées.
Dîners: crème d'orties, riz au lait; vermicelles au bouillon; flan de farine de châtaignes aux pruneaux et verdures, soupe de lentilles; potée d'orties, carottes et pommes de terre grillée, crackers.

Mesure de fleurs de lilas pour faire le vin, et récolte de soucis Vin de lilas
Ingrédients : 3,5 l de fleurs de lilas, 800g de miel, 2 citrons, 3,5 l d'eau, 1 cuillère à café de levure
Préparation : amener l'eau à ébullition tandis qu'on sélectionne et rince les fleurs. Verser l'eau sur les fleurs et laisser infuser dans un récipient fermé pendant 48h. Egoutter les fleurs et presser pour récupérer tout le jus. Ajouter le miel au jus récolté, ainsi que la levure et le jus des citrons et saupoudrer de levure sèche sur le dessus. Couvrir d'un linge et laisser fermenter 7 jours à l'abri des courants d'air, puis transférer le liquide dans un récipient hermétique. Laisser fermenter 30 jours, puis filtrer et remettre en bouteille.
Recommencer tous les 30 jours jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de dépôt sédimenteux et que le vin soit clair.
Mettre en bouteilles bouchées et couchées en cave, et laisser vieillir 3 à 6 mois.
On peut remplacer l'eau en partie par du jus de raisin blanc ou un mélange de blanc et de rouge, ce qui l'assouplit. C'est un vin très astringent, comme la fleur de lilas, et qui tourne assez vite la tête, d'où la chanson langoureuse interprétée par Nina Simone ou Jeff Buckley, entre autres: "Lilac Wine". J'en ai encore des bouteilles en réserve dans une cave de Touraine... d'un joli blond rosé.

De tous temps, et cela vaut pour cette maladie, le port du masque est et a été le meilleur moyen de protéger les AUTRES de nos miasmes. Je vous encourage vivement à fabriquer le(s) vôtre(s), sachant qu'il existe de nombreux tutos sur internet pour cela si vous n'avez pas d'idées. Si tout le monde garde ses miasmes, tout le monde est protégé.

lundi 23 mars 2020

La séance de yoga pour cette période de confinement

Voici le fruit d'une réflexion commune entre Florence Pomana et Florence Ponceau, sur la saison traversée, et comment la vivre pleinement et sans résistance dans une pratique de Yoga, et dans le quotidien, soutenu.e.s par cette pratique.

La saison que nous traversons est très particulière, toute en contrastes cette année; aussi, nous voilà des millions, dans le même temps, à devoir réadapter nos modes de vie, de penser, d'agir.
Une forme de stabilité, bien installée, s'écroule, et avec elle, si ça n'était pas déjà amorcé, vient la remise en question profonde - pour ne pas dire la destruction - d'un certain nombre de nos constructions mentales.

Dans ce temps où tout bascule, où les températures varient fortement, et avec elles nos humeurs, encore plus que d'habitude, soyez attentif.ve.s à vos besoins et ressentis, et adaptez la pratique en fonction.
Comme toujours, le temps de tenue des postures et le nombre de répétition des enchaînements ou des prânâyâmah sont adaptables.

Quelques précisions:
Dans la pratique 2* si vous choisissez de pratiquer kapalabhati, veillez à l'installer de façon subtile: la contraction du bas-ventre accompagnant l'expiration volontaire est très superficielle, le son produit au niveau du crâne n'est pas nasal, mais frontal.
Avant de le pratiquer, commencez par vous exercer à percevoir le flux du souffle au niveau frontal. Et pourquoi pas, la luminosité dans cet espace, alors que les yeux sont clos. Kapalabhati signifie "crâne qui brille".

Dans Mahamudra (pratique 15*) peut être à nouveau installée la suspension du souffle après l'inspiration - antar kumbhaka - accompagnée du jalandhara bandha.

Dans Surya Namaskar (pratique 7*), reliez-vous à la source lumineuse du soleil, à ses caractéristiques subtiles.

La pratique proposée tend à libérer toutes les tensions accumulées, à rééquilibrer tous les souffles.
Plus subtilement elle tend à dissoudre ce qui doit l'être pour laisser apparaître ce qui est arrivé à maturité.
C'est pourquoi il est recommandé de pratiquer sans créer de nouvelles tensions, bien au contraire: dans les postures tenues, faites l'expérience des tensions qui se dissolvent, soit par l'observation des sensations au niveau physique, soit relié.e.s intérieurement à une forme de manifestation du souffle - l'un finira de toute façon par vous amener à l'autre -,soit, si vous y avez été initié.e.s, absorbé.e.s dans la récitation d'un mantra...

Si vous avez un quelconque doute entre la compatibilité de votre état de santé et la pratique n'hésitez pas à laisser un commentaire avant de pratiquer afin que nous puissions vous conseiller.

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vendredi 20 mars 2020

Simple idée de temps de crise...

qui n'aurait aucune chance d'être entendue autrement...

Logo de la fondation SNCF SolidaritéJe m'inquiète pour les personnes fragiles financièrement qui ne pourront supporter un confinement de plusieurs semaines. Dans les forêts, les arbres malades ou trop vieux sont aidés par les autres, qui savent leurs richesses. Ferons-nous moins que les arbres?

Il y a 3622 SDF dans les rues de Paris pour à peu près 100 800 immeubles. 28 immeubles par SDF... Lyon, Marseille, Bordeaux... Si un immeuble par-ci par-là prenait en charge un SDF en ce temps de crise, et après, il n'y en aurait plus! #1immeuble1SDF

jeudi 19 mars 2020

Dans les jours prochains... (mis à jour le 23 mars)

Pour supporter la chaleur qui monte vite:
- en fin d'après-midi, les taatkar à l'aide d'un métronome faute de chanteurs et joueurs de musique, surtout pour les femmes. Cela fait descendre les souffles, secoue l'inertie, redonne l'appétit et de belles fesses, détend, fait transpirer... Pas si on a des problèmes de genou.
- les pranayamas qui rafraîchissent: la respiration complète, shitali, shitkari, bhramari, et anuloma viloma ou nadi shodan sans le mudra.
- tous les étirements sans effort.
- les gelées, panna cotta, aspics...; les pestos, épinards au beurre, salades, salades sauvages si on a la chance de pouvoir en cueillir...; les céréales blanches le soir.
- la contemplation du lointain, du ciel bleu, des étoiles, des levers et couchers de soleil, de l'immensité intérieure...
- la rêverie du monde que nous désirons, sans limite, tandis que celui-ci, avec ses contraintes et ses absurdités qui paraissaient impossibles à faire bouger, se fâne irrémédiablement: il a fait son temps. Comme il y a 500 ans, le Nouveau Monde va émerger.
- l'ouverture du coeur, à la joie de la solidarité, à tous les laissés-pour-compte, aux SDF qui errent sans ressources dans les rues de Paris, aux revenus fragiles dont les réserves vont vite se tarir si ce n'est déjà fait, aux solitaires de tous âges que personne n'appelle et dont les peurs peuvent être décuplées par le confinement... #1immeuble1SDF
- et à tous les autres partages du coeur, comme sur nos balcons le soir.

Il est fort probable que cette crise sanitaire connaisse une aggravation tout début avril, sous forme d'explosion sociale, sans doute particulièrement aux Etats-Unis (peut-être liée aux coûts de la santé), et/ou de crash d'internet, de conséquences de l'utilisation ou de la non-utilisation de la chloroquine..., toujours due à une forme de sanction ou de durcissement, puis un retour en fin octobre - début novembre. 2020 sera donc bien une année de changements, dont nous ne pouvons encore imaginer l'ampleur sans doute. Alors rêvons-la!

dimanche 15 mars 2020

Recettes pectorales pour bronches irritées avec la montée rapide des températures

Sirop des 4 fruits pectorauxSirop des 4 fruits pectoraux
Faire tremper des jujubes (on en trouve chez les iraniens), des raisins secs, des figues sèches et des dattes en les couvrant largement d'eau. Le lendemain, ajouter le même volume en eau et amener à ébullition. Laisser bouillir à feu doux une petite demi-heure puis filtrer en gardant les fruits d'un côté et le bouillon de l'autre. Passer les fruits au presse-purée ou à la centrifugeuse et remettre le jus à cuire avec l'eau de cuisson. Laisser réduire jusqu'à une consistance sirupeuse et mettre en bouteille.
A consommer avec éventuellement du citron, voire du poivre, en cas de toux sèche, dans du lait (végétal) si besoin, sinon avec de l'eau chaude ou froide.
On peut y ajouter un peu de gomme arabique pour une version plus tonique.
Plus approprié que la mélasse du tome 1 pour les personnes un peu "sèches".

Sirop de radis noir
Couper un gros radis noir en tranches que l'on intercale avec du miel dans un récipient qui ferme, de préférence en verre ou porcelaine. Au bout d'une nuit ou 12h, on peut ouvrir et enlever les tranches pour consommer le sirop. 1 c. à soupe à jeûn.
Excellent en cas de toux sèche, ou grasse, de constipation, de colère, de problèmes de foie et vésicule biliaire...

La compote de pruneaux, accompagnée de panna cotta, éventuellement au lait végétal, est aussi un déliceux remède à la constipation, premier signe de déséquilibre des souffles. Le thandaï également, dont on peut se nourrir exclusivement.

samedi 14 mars 2020

En temps d'épidémie... (suite)

Cette épidémie est un corollaire de l'aridité: de nos corps, de notre climat de plus en plus instable, de ces deux années particulières, de notre culture virtuelle et sans chair ni humanité, et de nos coeurs. Aussi les premiers remèdes sont, outre ceux déjà mentionnés, la fraternité, la sollicitude et la tendresse... à distance réglementaire. Une voie que nous montrent les italiens depuis leur confinement (trop forts!): bravo Italia! J'en ai pleuré d'émotion...Italie.jpgcoeur.jpg

Pour les jours prochains, on nous annonce de forts contrastes de température, et une chaleur de mai, avant un refroidissement, ce qui risque d'aggraver les raideurs et l'aridité, mais peut aussi faire monter la joie, l'amour, l'espérance, le besoin de pureté...
 Si on le peut, il est bon de s'étirer (séances de yoga citées dans le billet précédent ou étirements personnels), surtout tant qu'il fait humide; si les étirements sont difficiles, ou en cas de démangeaisons, on peut se faire (faire) des frictions vigoureuses de tout le corps, à l'eau de Cologne en cas de douleurs ou courbatures déjà là, pour stimuler la circulation et disperser le feu en excès, puis boire abondamment, chaud si besoin; le pranayama peut aussi être utile avant de s'étirer: jalandhara bandha pour les raideurs, bhramari pour les maux de têtes, nadi shodan pour équilibrer.
Si l'irritation s'impose:
- dans le nez, avec le rhume, instiller quelques gouttes d'huile de noisette chaque matin;
- dans la gorge, avec la perte de la voix, ou un début d'angine, faire un gargarisme avec une cuillerée à soupe d'huile d'olive fruitée le matin, et aussi souvent que nécessaire dans la journée;
- si les oreilles sont douloureuses, une ou deux gouttes d'huile de noisette dans chaque oreille;
Crocus à Aurouze, photo d'Estelle C. - si vous avez l'impression que votre estomac est rongé dès le matin par les sucs digestifs, tant la faim semble remonter des entrailles: une cuillerée à soupe d'huile d'olive à jeûn. Avec un peu de citron si les selles sont claires.

La chaleur des prochains jours va provoquer maux de têtes, rhumes, états fiévreux pour les sédentaires, mucosités pour ceux qui mangent trop... et ce ne sera pas forcément le corona-chose! Attendre une confirmation avant d'appeler le 15 ou les hôpitaux au moindre symptôme et, s'il s'avère que c'est bien la chaleur, suivre simplement le régime de saison ici ou .

vendredi 13 mars 2020

En temps d'épidémie...

Bourgeon de fleur de cognassierPuisque c'est maintenant acté, et compte tenu de la progression des planètes, voici mes conseils:

- veiller à rester dans une atmosphère légèrement humide. Les épidémies correspondent à des perturbations collectives de l'équilibre qui touchent les souffles en premier, donc aussi la sécheresse en nous, et dans une atmosphère trop sèche, notre système immunitaire s'affaiblit vite. Or c'est le cas dans beaucoup d'appartements trop chauffés, d'Ehpad, d'hôpitaux... tandis que le vent ne cesse de souffler depuis un mois. Utiliser des humidificateurs, faire bouillir de l'eau dans une casserole avec quelques feuilles de menthe, boire 1 c. à soupe de vinaigre à jeûn, voire utiliser un hammam portatif... Maintenir la transpiration est essentiel.

- respecter rigoureusement les recommandations de saison Purée de citron ,confit et pain de seigle aux graines maisonen ne mangeant que très peu gras, ou pas du tout, et pas du tout sucré au sucre, à condition d'avoir une activité physique tonique et de saison (séance de yoga des frimas ou du printemps). Privilégier les saveurs acides et salées, comme dans la purée de citron confit, le kimchi ou la choucroute, tous les pickles, les vinaigres, les bières de saison déjà décrits... Tant qu'il fait frais le matin, la mélasse médicinale (tome 1) est également excellente, avec tout ce qui est pectoral et mentionné dans le précédent billet.

- si vous préférez rester chez vous ou si vous y êtes confiné: on peut vivre très longtemps et en pleine forme avec seulement des céréales et des légumes lacto-fermentés assaisonnés de piquant. Le samanu est également une préparation pleine d'énergie et de saison.

- éviter de passer son temps devant des écrans: cela fragilise l'équilibre des souffles, le système immunitaire, l'ancrage dans le réel... Cela peut être le moment, en cas de confinement, pour rêver le monde qui sortira de là. Et, pour beaucoup, il semble que ce soit le temps béni où la course sans fin s'arrête... enfin. Qu'en restera-t-il de valide pendant le repos forcé?

Fleurs de prunier - l'usage des huiles essentielles à court terme est inutile, et à long terme détruit complètement l'immunité. Préférer l'encens de bois (tibétain, sans essence) ou de résine (type des encens chrétiens) pour rafraîchir l'atmosphère, voire un peu de camphre naturel.

- éviter évidemment, ou baisser, la consommation d'alcool, de tabac ou autre fumées, café, chocolat...

- si vous êtes malade, ou pensez l'être, respectez les consignes officielles et, si vous le souhaitez, contactez-moi par téléphone: je fonctionnerai à distance pendant le temps nécessaire.

Mais surtout, rêvons un monde nouveau, celui de nos rêves, un futur qui nous motive et que le fléchissement ambiant peut favoriser, plutôt que de nous attarder aux projections catastrophistes.

Chou façon kimchi
Les propriétés pectorales du chou, le piquant qui dissout les mucosités (y compris celles du sang), réveille la circulation et désinfecte, la lacto-fermentation idéale à cette période de l'année, particulièrement pour tirer profit des derniers légumes avant la prochaine récolte, les alliacées qui régénèrent les sucs du corps mis à mal, sans leurs propriétés tamasiques... cette recette, trouvée à l'origine dans l'excellente rubrique "Spaghetti wars" de Slate.fr, tenue par Tomaso Melilli, et légèrement modifiée par votre servante, avait tout pour me séduire, en particulier en cette période de fragilité pulmonaire, dûe à la saison, aux circonstances et aux vents incessants.
Kimchi à la française
Ingrédients: 1 livre de chou chinois, 1 oignon rouge ou 1 botte d'oignons nouveaux, 3 gousses d'ail pelées ou 1 botte d'aillet, 1 endive ou un coeur de Trévise, 1 orange sanguine ou 1 citron, 2 pommes de garde, soit 7cm de racine de raifort pelée et râpée (avec un masque et des gants) et 2 c. à soupe de poudre de poivron fumé pour la couleur soit 2 c. à soupe de poudre de piment, 4 c. à soupe de gros sel gris.

Préparation: couper le chou en lamelles ainsi que la salade, endive ou Trévise, et l'orange ou le citron en tranches une fois pelés. Placer dans un grand saladier en verre ou porcelaine (pas de métal ni de plastique) et saupoudrer avec le sel. Malaxer, puis laisser dégorger une nuit à couvert.
Le lendemain, rincer abondamment à l'eau, deux ou trois fois, et égoutter dans une passoire. Préparer deux bocaux (ni métal ni plastique) que l'on désinfecte à l'eau bouillante et au vinaigre. Passer les pommes épépinées et coupées au mixeur avec le piment ou le poivron et le raifort, l'oignon émincé et l'ail. Si besoin uniquement, ajouter un peu d'eau d'égouttage du chou. Quand la pâte est homogène, la mélanger avec le chou égoutté et placer dans les bocaux en laissant un doigt d'espace avec le couvercle. Fermer et laisser fermenter à l'ombre pendant quelques jours (4-5 jours). Garder au frigo une fois ouvert. Si l'odeur n'est pas bonne, ou si des champignons apparaissent, les bocaux n'ont pas été assez désinfectés, ou les doigts, ou le matériel... et il faut jeter la préparation.
On peut faire cette préparation avec d'autres légumes mais l'alliance du chou et du piquant est parfaitement équilibrée, et celle-ci a des propriétés pour faire baisser la tension artérielle.
A consommer en climat humide en quantité modérée, avec une grande quantité de céréales, ou de pain, ou de pâte de légumineuses type houmous..., et en très petite quantité pour les constitutions "sèches".

lundi 2 mars 2020

Chevaucher les vents du changement, l'épidémie et les frimas (février-mars)

Narcisses, primevères et violettesLes tempêtes continuent de se succéder sans relâche, balayant un ciel soudain étonnamment bleu entre deux hordes de nuages sombres, succédant à des heures de pluie battante. Et cela souffle fort aussi dans nos têtes, même si on ne se branche pas sur le flots de nouvelles de l'instabilité ambiante...
Pourtant, c'est bien le régime habituel des frimas qui nous accompagnera le mieux, et renforcera notre immunité. Un lever un peu plus tard le matin, des saveurs douces, salées et acides, des textures onctueuses, fluides voire gluantes, mais plus de fermentations maintenant que le temps du Carême est commencé, ni oeuf, ni gras, ni sucre, ni produit animal. Pas pour suivre une prescription religieuse, mais le rythme de la nature: elle ne produit rien à cette époque de l'année, et les réserves ont duré tout l'hiver... Si on est attentif à son corps, on peut sentir la contraction qui s'opére et le début des éliminations qui préparent l'arrivée de la chaleur.
Salade sauvage sur chapati Un halo se manifeste sous le vent, comme les floraisons fragiles, pures et attendrissantes des prunus, des forsythias, des groseillers ornementaux, des tulipiers...: l'espérance, lumineuse, qui renaît avec le printemps, avant la manifestation et se répand dans les tourbillons de pétales. Dans les prairies, les primevères, les pâquerettes, les violettes, le lierre terrestre, la stellaire... osent leurs fleurs dans les variations de températures et sous les bourrasques.
Quand le vent souffle, la capacité de concentration baisse: il est plus simple de se laisser inspirer et infuser par la nouveauté, et de participer ainsi à la création de ce monde nouveau qui va émerger. Le sport à outrance, particulièrement quand il implique des contractions tenues, peut devenir très fatigant également, et sécher les jus du corps, mais on peut marcher sous le vent, le laisser nous caresser,Fleurs de prunier nous épousseter de nos grisailles et de nos attachements, nous purifier, nous habiter, nous porter... pour s'étirer ensuite en adoptant sa souplesse (séance de yoga des frimas)

Un strict régime de saison, alliés aux conseils d'hygiène évidents et donnés dans les journaux, devraient suffire à protéger les anciens en bonne santé de conséquences graves du coronavirus, le taux de mortalité étant faible pour le reste de la population. Une consultation pour remédier aux déséquilibres de santé constatés s'impose d'urgence pour les autres: l'asthme, le diabète, les troubles respiratoires, l'hypertension... sont bien traités par l'Ayurveda. La mélasse (tome 1), une version locale du Chyavanprash, peut être un excellent préventif tant qu'il fait froid, mais aussi le jus d'agrumes chaud coupé d'eau et sucré au miel, avec éventuellement un peu de poivre s'il pleut, ou la prise à jeûn d'une cuillère quotidienne de vinaigre de miel ou de cidre éventuellement dilué dans une tasse d'eau chaude. La peur panique de la foule, qui conduit déjà à empêcher ma professeure japonaise de tousser en public, est pour l'instant plus dangereuse, pour tout ce qu'elle réveille de négatif, d'affligeant et d'affaiblissant avec elle. Pour l'instant...

Car l'enseignement de cette épidémie est fort: elle va faire bouger ce monde et contribuer à faire "collapser" le système mais, avec le changement climatique, P1000020.JPGil est probable qu'elle ne soit pas la dernière ni la plus virulente et il est donc urgent de réveiller le Rohirrim en nous, de sortir de notre confort englué et de notre incrédulité, et de nous laisser habiter par la Lumière pour prendre notre place dans le chaos qui s'annonce.

mercredi 19 février 2020

Les vents du changements

Papillon Monarque en train d'écloreJe l'avais annoncé dans la newsletter: nous sommes en route pour un changement très important, déjà bien entamé en 2019, et que le passage de Jupiter sur la conjonction Saturne-Pluton va consacrer. Le monde est en train de muer, de muter, d'accoucher d'un nouveau monde, de la pérennité duquel nous pouvons même douter. La stabilité est profondément atteinte, comme lors de tout changement, de tout accouchement. En astrologie, le changement qui se produit en ce moment ne s'est pas produit depuis 500 ans: à l'époque, avènement du protestantisme, massacre et pillage des civilisations amérindiennes (Incas, Mayas...), changement d'équilibre du monde avec l'émergence du Nouveau Monde dans la réalité occidentale, une période de pouvoir brutal, d'émergence des banques et de leur système, de répression accrue du féminin avec l'Age classique après les folles envolées mystiques et amoureuses des XIIIème et XIVème siècles, de toute-puissance de la raison au vilain visage, et de la "science".

Descartes Nombre d'entre nous se sentent fatigués, au bout de leurs forces, au bout de leur patience... tandis que les vents du changements ne cessent de souffler. Mais aucune mutation ne se fait sans perte, sans fatigue, sans transformation nécessaire. Ce qui nous fatigue, ce sont nos résistances, tout ce qui en nous ne veut pas lâcher prise et suivre le flot qui coule: nos accumulations non digérées dans le corps et le coeur, nos surplus encombrants dans la maison et sur le compte en banque, nos peurs de l'avenir, tout ce qui est brusquement devenu vieux et inutile en nous dans un monde en mutation rapide comme son climat. Et ce n'est pas une question d'âge...
Ce qui nous tient en retrait, c'est aussi ce processus de dormition de la chenille dans son cocon, moins fatiguée que protégée, attendant le chaud soleil sous lequel elle pourra éclore papillon. Encore quelques semaines...
Pâquerettes et pissenlitsEt, quels que soient les changements à venir, la révolte qu'annonce l'arrivée de Jupiter sur Pluton, pile au moment des municipales, est pour le meilleur, même s'il se peut qu'elle rencontre, comme en nous, des résistances désespérées.

Mars en trigone avec Uranus pour encore quelques jours, sextiles tous deux au Soleil, font de ces jours des moments de révélation, de transfiguration, d'héroïsme... et parfois aussi de tensions, de raideurs, de cassures, de colère, tandis que la rétrogradation de Mercure nous incite à plonger en nous-mêmes. Un peu de bulles pour assouplir les tensions, un peu de ghee ou d'huile pour faire tomber les raideurs, par exemple une cuillère à soupe d'huile fruitée au réveil, de la cannelle pour réchauffer les souffles froids et les crampes du ventre, les 4 semences chaudes (cumin, carvi, anis, fenouil) pour déboucher les ouvertures et chasser les vents inopportuns, du citron confit pour purifier et amollir, mais surtout les merveilleuses pâquerettes qui fleurissent déjà, en vin ou en huile ou en salade, pour retrouver le contact avec la terre, le petit, l'humble, le doux et le tendre.

samedi 15 février 2020

Petits délices pour apprécier la montée de chaleur

Fragon- contempler le bleu du ciel, la beauté des visages, la nature qui s'étire et fleurit... et surtout pas un écran.
- prendre des boissons toniques au réveil: oui, un café, si on se sent lourd et que les reins font mal et sont engorgés; une boisson au gingembre et au citron, chaude ou froide, si on est écoeuré; un verre d'eau chaude si on a froid; une limonade, ou une bière de chatons de saule, ou de noisetiers, avant le yoga ou le sport; un thé à la menthe bien astringent avec le petit-déjeûner. Si la montée de chaleur ne s'accompagne d'aucune transpiration mais de perte de l'appétit, un vin chaud aux épices.
- surgir, se déployer, pousser... comme les herbes et les bourgeons de fleurs et de feuilles, ou dévorer les kilomètres pour humer l'éphémère printemps de 48h qui nous attend.
- la nouvelle lune du 25 approche, Mardi Gras et nouvel an tibétain: c'est le moment du grand nettoyage de printemps! Ranger, trier, frotter, nettoyer, recycler, prendre conscience de notre sac constitué par tous ces objets qui nous accompagnent et le corps de cette maison que nous habitons, chasser les noiraudes de tous les recoins, contempler notre joli passé dans les objets qui en témoignent et le laisser partir...
- choisir ce moment parfait pour faire un masque à l'huile sur les cheveux pour la journée ou la nuit, qui fera retomber les souffles, ou un henné, ou simplement une douche tiède du haut de la tête.
- manger des verdures, des pousses, et des crackers ou du pain... tout ce qui est levé et sec.
biere_de_noisetier.jpg - le soir, prendre ce qui apaise et fluidifie: une panna cotta parfumée à l'amande amère avec éventuellement une compote de pruneaux, un lait à la guimauve, une crème au lait, une purée de céleri et salade...
- le soir, si on pratique le pranayama: la respiration yogique, jalandhara bandha seul ou allié à d'autres pratiques, brahmari ou respiration de l'abeille, comme celles qui se réveillent déjà.
- se faire (faire) un massage des pieds, pour garder les pieds sur terre, et/ou prendre un bain de pied chaud le matin uniquement si on a les pieds froids, mal aux reins, froid...

Bière de chatons de noisetier
Ingrédients : chatons de noisetier, miel de l'année ou sucre, eau
Préparation : cueillir les chatons quand ils sont ouverts et libèrent du pollen. En remplir la moitié d'une bouteille ou d'un bocal, et ajouter de l'eau ainsi qu'une c. à soupe de miel ou de sucre. Couvrir le goulot non bouché de la bouteille ou du bocal avec un linge fixé avec un élastique. Patienter quelques jours... Boire quand le mélange devient gazeux.
Idem avec les chatons de saule si jolis et poussinants, mais avec modération.
On peut également laisser fermenter la sève de bouleau qui surgit ici et là en régions avant de la mettre en bouteilles à limonade.

vendredi 14 février 2020

Les montagnes russes des températures

Floraison précoce de prunusC'est joli, ce dérèglement du climat! A peine installés dans la fraîcheur nouvelle, hop on repart dans une chaleur inusitée, avant de redescendre... et de remonter sans fin! Obligés de prendre conscience de ce corps, qui vit sur cette terre, obligés de voir que nous ne sommes pas des individus indépendants poursuivant leur propre destin (peu importe les autres), mais aussi les cellules d'un grand corps bien chamboulé, obligés de quitter le virtuel pour s'occuper du concret, d'abandonner les objectifs trop rigides de société productiviste, de s'en remettre à notre intuition!
Bière de chatons de noisetier Certains courent encore dans leur petite roue, de plus en plus vite, pour éviter de voir et surtout de sentir que bientôt plus rien ne tiendra la roue: devant l'ordi, dans les salles de sport, dans le travail, pendant les vacances au bout du monde où on oublie tout...
Chaque jour nous déséquilibre comme des enfants qui apprennent à marcher et trouvent le bonheur de faire un pas puis un autre, avant de tomber à nouveau, et de rire ou de pleurer, pleins de candeur et d'innocence. Parfois nous croyons encore savoir: c'est la faute à ci ou ça, et en appliquant un programme bien rigide on va maîtriser la situation, et passer le temps. Mais non, le programme s'écroule avec notre pouvoir sur les choses, comme le château d'empilements de jouets patiemment bâti par notre petit.
On croyait l'avoir bien rangée, cette nature consommable, quasi éradiquée, prêts que nous étions de maîtriser le climat à grands coups de fusées dans les nuages... Pulmonaire en fleursmais il se cachait encore au fond de nous une part du sauvage qui nous lie entre nous, aux étoiles, à la terre et à tous les êtres vivants.
Nous nous projetons sans cesse dans le futur et pourtant il ne nous reste plus que la joie exaltée de floraisons éphémères qui ne donneront sans doute pas de fruits, de cieux gracieusement colorés avant la grêle, d'un moment de détente à la tiédeur où il nous monte aux lèvres un baiser avant la saturation d'un jour de pluie trop chaud, de la faim de sucre avant le froid, de la tendresse qui nous emplit avec la pluie qui coule... Des instants d'harmonie fugaces et précieux, instants d'éternité, dans notre mer d'impermanence. L'univers nous apprend à méditer, à être là, à chaque instant, dans l'énergie que donne la douleur, si nécessaire, dans la joie si nous y plongeons...
Quelle folie!

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