buisson de romarin étoilé de bourgeonsbuis roussi mais portant déjà ses bourgeons de fleurs Les bourgeons de fleurs de buis sont déjà là, les amandiers, les pêchers et les arbres de Judée préparent leurs éclosions précoces, les mimosas sont en fleurs, les cyprès ont achevé de mûrir leurs galbules, les genévriers resplendissent... la nature semble croire à un re-doux durable, voire à la fin de l'hiver.
Pour certains, c'est un peu abrupt. Et la lune, pleine, rousse et éclipsée ce matin, ajoute à la confusion.
On peut être constipé, déprimé, sans appétit, nauséeux, avoir maux de tête, rhumes, saignements de nez, angines, irritations cutanées...Mais la pluie aujourd'hui porte la douceur et le soulagement du repos des souffles, et tout s'apaise naturellement.
Le feu allumé par l'hiver doit s'éteindre doucement, tandis que la présence est préservée: pommes en abondance le matin à jeûn, ou 1 heure après une cuillerée d'huile d'olive qui achève d'amener les souffles au repos (et permet de fluidifier un transit difficile ou un excès d'acidité), fenugrec rôti saupoudré sur la nourriture, tisanes de fleurs dans la journée, poêlée d'épinards, topinambours un peu, plats de carottes, nourritures doucement parfumées, subtiles, sèches...On mange humide comme le temps: soupes, bouillons, tisanes...mais en utilisant les astringents de l'hiver: légumineuses, riz complet, fruits secs, viande séchée (si on en mange)...Le menu des fêtes semblera plus délicieux encore s'il est plus léger, et achevé par une boule de glace.
Pour qu'un feu subtil continue de nous éclairer, on peut se confier au safran, au romarin, et au genévrier. Pas trop d'épices qui chauffent: cannelle, poivre, gingembre sec, piment...