Stage à St Rémy de Provence "Se ressourcer autour de l'Ayurveda", du
dimanche 1er août au samedi 7 août
Prix global: 450 euros fournitures comprises
Possibilité de faire tout ou une partie du stage, ou de s'associer à nous
quotidiennement pour une pratique. Me contacter sur contact@pomana.net.
Voici le détail du programme:
- 6h30 à 8h30 yoga, yoga des yeux et pranayama au lever du soleil sur les
hauteurs de St Rémy
- 8h30 à 10h30 dégustation du petit-déjeûner emporté, redescente avec repérage
et/ou cueillette de plantes
-10h30 à 13h principes de diététique et d'hygiène de vie de saison, application
à la préparation du repas
-13h à 16h temps libre (sieste...)
-16h à 18h préparation du petit-déjeûner du lendemain, et/ou de produits
d'hygiène et de beauté, massage des pieds, beauté des cheveux...
-18h à l'ombre retrouvée, enchaînements de mouvements de penchak silat (art
martial) ou yoga nidra (yoga du sommeil)
Tag - ayurveda
mardi 20 juillet 2010
stage du 1er au 7 août: se ressourcer autour de l'Ayurveda
Par Florence le mardi 20 juillet 2010, 16:07
jeudi 8 juillet 2010
Merci de vos commentaires
Par Florence le jeudi 8 juillet 2010, 14:02
Je ne sais pas comment faire pour afficher vos commentaires....si quelqu'un
a une idée...
Moi, j'aimerais vraiment que sur ce blog, vous puissiez poser des questions,
demander des ajoûts, faire des observations...c'était le but de départ du blog
et de l'association: un échange.
Merci à Rose et Aleth donc, et voici un petit ajoût en réponse à Rose:
si on est écrasé par la chaleur, c'est que le corps manque de frais et d'humide
(ben tiens!) et on peut faire plusieurs choses pour le nourrir de fraîcheur et
d'humidité
-consommer à tous les repas des herbes de saison: pestos, taboulé libanais,
salade d'herbes...elles renouvellent et nourrissent le sang
-consommer des ombelllifères: cumin, carvi, fenouil, anis, et même du vrai
pastis (je ne dirai pas quelle marque) sucré à la réglisse et très allongé
d'eau (transparent)
-onction et massage du cuir chevelu avec de l'huile ou une décoction fraîche de
camomille, lavage des yeux avec de l'eau de camomille ou de bleuet, massage du
corps à l'huile avant la douche le matin
-les odeurs sont importantes: présence de fleurs dans la maison, ou de pétales
de fleurs sur le lit, ou aspersion d'eau florale sur les murs (pas sur le
placoplâtre) ou les voilages, ou quelques gouttes d'eucalyptus ou de menthe
dans l'eau de lavage du sol....aérer après la préparation des repas ou cuisiner
dans ces cuisines extérieures traditionnelles de Provence si évidemment
nécessaires.
-entre 11h et 18h, aux heures très chaudes, manger léger. On peut même ne
consommer que des lassis salés (yaourt battu à l'eau) avec éventuellement des
herbes du jardin ou de saison: menthe, absinthe, mélisse, origan, sarriette,
calament, santoline...
-éviter les salades (hors saison) genre laitue, et tout ce qui est cru aux
heures chaudes
-si on peut, se promener en début de matinée dans la forêt, le jardin, sur le
bord du canal...
-rester près du sol: petit jardinage, ramassage d'herbes, sieste sur la terre,
taî chi ou méditation dans le jardin...
-éviter le plus possible la télé, l'ordi, les jeux vidéos...
-si les pensées s'envolent, fixer une flamme ou le soleil à son lever (pas plus
tard, et avec les précautions d'usage)
-et la plus grande source de fraîcheur: la fontaine de Jouvence de la
tendresse, la présence de nos proches aimés, le murmure des paroles douces et
fleuries, et la poésie: relire Eluard, Kalidasa, Rimbaud, Whitman, St Jean de
la Croix, le Cantique des Cantiques...
vendredi 2 juillet 2010
C'est la canicule...
Par Florence le vendredi 2 juillet 2010, 15:21
La St Médard, ça ne marche plus?!! En tout cas, il ne pleut plus, comme vous
avez pu le constater...Il fait même très chaud et très sec. Ici, en Provence,
le vent souffle un peu, rafraîchissant l'air mais accentuant l'impression de
sécheresse.
J'y vais moi aussi de mes conseils pour supporter la chaleur:
-tirer les volets, les persiennes, les stores...pour maintenir votre lieu de
séjour dans l'ombre comme le terrier protecteur. Mais laisser les fenêtres
ouvertes pour permettre la circulation de l'air. Humecter régulièrement les
rideaux: l'air en circulant au travers des rideaux humides fera baisser la
température intérieure de plusieurs degrés, tout en apportant une douce
humidité. On peut aussi placer des pots de terre cuite non vernissés (genre pot
de fleur sans trou) sur le rebord des fenêtres.
-le matin au lever, s'étirer sans faire d'effort, pour rétablir la circulation
des souffles qui a tendance à se figer avec la chaleur. Plus tard dans la
journée, danser, chanter...et tout concourre à nous y encourager en été.
-si on peut, se lever et se coucher avec le soleil, quitte à faire la sieste.
Le soleil est particulièrement doux et agréable à son lever, et le seul auquel
on puisse vraiment s'exposer en été, à moins de séjourner à côté d'une rivière,
d'un lac, d'une piscine...
-en cas de manque d'appétit, trempette dans la piscine, la rivière, la
baignoire...d'eau froide de temps en temps, ou douche fraîche. On peut aussi
prendre une tisane astringente avant l'heure des repas: thé vert à la menthe
pas trop sucré, tisane de myrte, d'absinthe...
-sous climat chaud et sec, consommer du lassi, ou yaourt battu avec de l'eau,
surtout en fin de repas, parce que c'est délicieux bien sûr, que ça fait le
ventre plat et évite les problèmes de transits. Sous climat plus humide, des
boissons au lait en dehors des repas.
-manger et boire chaud, et tant mieux si cela fait transpirer, parce que la
transpiration est un bon signe de circulation des souffles, et qu'elle est
rafraîchissante.
-boissons de saison: orgeat véritable (eau de cuisson de l'orge, purée
d'amandes, extrait d'amande amère, fleur d'oranger, miel), vraie limonade (eau
miellée au zeste de citron très légèrement fermentée, puis allongée au jus de
citron), thé vert à la menthe, tchaï, autres thés au lait, infusion de mélisse,
de menthe, sucrée à la réglisse.
Les souffles s'apaisent avec le lait du soir avant le coucher, la tendresse
salvatrice des proches, la contemplation des joues rondes de la lune, les
nourritures fraîches en énergie.
Pour les gourmandes, c'est le moment des pâtisseries! Des vraies,
nourrissantes, onctueuses, à base d'oléagineux, comme on les fait au
Moyen-Orient ou au Maghreb, ou encore en Inde, en Grèce, en Géorgie..., qui
nourrissent la plénitude.
mardi 15 juin 2010
C'est l'été (suite)
Par Florence le mardi 15 juin 2010, 15:35
Il a bien plu à la St Médard (8 juin), il semblerait donc que nous ayons
encore de la pluie jusqu'à mi-juillet...Ici, en Provence, la mousson est bien
agréable, même si pas au goût de tout le monde. Une sorte de légèreté et de
joie flotte dans l'air....Les tensions montées avec la chaleur sèche se
relâchent dans la grâce.
Avec la pluie, et l'air qui se rafraîchit, on a envie de plus de liquides
-soupes de légumineuses, potée de légumes encore gorgés de jus, bouillons
apéritifs...-, de plus d'onctuosité, de boissons fraîches ou à température de
pluie, de miel, de beurre clarifié, de pains moelleux et onctueux. La saveur
acide prend le dessus, comme à la saison des pluies de fin d'été...En cas de
lourdeur, on peut se remettre à manger des céréales complètes -épeautre, riz,
blé, millet-, se frictionner vigoureusement, boire un peu d'alcool après les
repas...
Le matin au lever, on prend soin de nettoyer les ouvertures du corps, avec de
l'huile ou de l'eau salée: narines, oreilles, gorge...
L'exercie physique ou le yoga peuvent être plus toniques, profitant de la force
apportée par la pluie: enchaînements de postures après les étirements, katas,
chorégraphies....
Exemples de menus:
Petit-déjeûners: pain au lait et miel rosat, fromage frais, thé vert/ soupe de
lentilles et légumes, pesto de basilic, pain de riz vapeur/ blinis de farine de
pois chiches, compote de pruneaux, bouillon de légumes...
A suivre
mardi 8 juin 2010
C'est l'été depuis longtemps
Par Florence le mardi 8 juin 2010, 10:25
Après les Saints de Glace, l'été est arrivé. Il est temps de changer notre
alimentation et nos modes de vie en douceur pour épouser les forces de la
Nature. Le tapis vert a grimpé en hauteur jusqu'à concurrencer notre humaine
hauteur, nous sommes presque enfouis par cet élan vers le soleil du solstice.
"Un petit val qui mousse de rayons" 
Elan d'inspiration, de création, d'échanges: ceux de l'air dans les poumons,
ceux de l'amitié, ceux de l'esprit qui se partage, se diffuse, s'ouvre,
batifole comme le papillon, bourdonne d'activité incessante comme les insectes
qui se multiplient, chante comme les oiseaux...Nos corps traversés de cet élan
vers le très haut se tendent, perdant parfois leur moelleux, et le chemin vers
la lumière peut être entravé par un noeud dans la gorge, fait de chant retenu.
Il n'est plus temps pour les régimes et les efforts physiques, mais bien pour
la douceur, qui nourrit ces envols en protégeant notre humanité,
Libérer la parole et le chant, paroles d'amitié dans la fraîcheur des maisons
et des berceaux de fleurs, chant quotidien pendant les travaux domestiques
répondant au chant de l'oiseau. Le corps est bien accompagné par des postures
de yoga toutes en harmonie, tenues plus longtemps, sur plusieurs respirations,
sans effort...suspendu dans la fluidité des souffles d'air ambiants, mais aussi
par le taï chi, et la danse sous toutes ses formes.
On se rafraîchit les yeux et le foie, comme dans "Les Mille et Une Nuits", par
le spectacle de la beauté: fleurs, femmes, enfants, paysages, créations...et
contemplation de l'espace, où se dissolvent les excès de feu et les tensions
qui n'ont plus prise.
On mange chaud et cuit surtout, on boit chaud aussi, mais des nourritures et
des boissons fraîches en énergie: courge, concombre, courgette, laitues,
pourpier, cerises, melons, orge, amande, herbes de saison...Tandis que le corps
grille sous la chaleur, le palais apprécie particulièrement les mets doux,
liquides, onctueux, légers, aux vertus émollientes, adoucissantes,
subtiles.
Sirop de violette, thé à la menthe, sirop de coquelicot, orgeat véritable, eau
de source où on a laissé macéré une branche d'absinthe, ou de menthe, des
écorces de citron..., lait au safran et aux amandes fraîches....toutes boissons
fournies en abondance par les plantes de saison. Limonade maison avec ou sans
gingembre, sirops fermentés, vins très dilués à l'eau...
mardi 23 mars 2010
C'est le printemps!
Par Florence le mardi 23 mars 2010, 11:53
Ca frétille dans le jardin, sous les feuilles et dans l'humus, dans les
arbres aussi, et ça gazouille, ça miaule sur les murs et ça fleurit dans les
champs, en à-plat de couleurs fragiles comme des illusions.
Pas d'erreur, c'est le printemps, 40 jours après la Chandeleur qui annonçait
cette année un hiver à rallonge, et à la nouvelle lune de Carême, après les
frimas.




Ici, les floraisons angéliques de l'amandier, du prunier, de l'abricotier et du
pêcher se superposent dans la hâte aux odeurs de miel des buis fleuris et du
romarin dans les Alpilles. On sent aussi dans les prairies humides après la
pluie de ces derniers jours les oignons sauvages sortis de terre; une bouffée
de violettes ça et là, et des pousses vertes jaillissant partout, déployant peu
à peu leur secret, des rosettes de feuilles avec ou sans fleur, des odeurs
encore à peine perceptibles...
Pas d'étonnement donc si c'est le temps des graines germées: le matin avec un
peu de sel, de gingembre ou de chaat masala et de citron, de fenugrec, de pois
chiches, de mungo...après une tisane astringente qui nettoie l'estomac de ces
rejets de l'hiver qui coupent parfois l'appétit et rendent lourd: thé sans
sucre ou infusion de feuilles d'arbousier, par exemple.
C'est aussi le temps des sèves: de bouleau si vous pouvez vous en procurer de
la fraîche, d'érable diluée, de réglisse... sèves douces au temps où le sucre
semble trop acide. Et mâchonner son bâton de réglisse pourrait vous aider à
garder la niaque dans les éblouissements de printemps...
Si on regarde bien chez le maraîcher, il n'y a pas grand-chose à manger, de
saison: pommes, citrons, choux, carottes, panais, poireaux, et des pousses...et
vraiment, ce n'est pas le moment des bananes -sauf avec du citron, de la noix
de coco et du miel-, des tomates -sauf confites-, et autres acides.
Alors célébrons le printemps: mangons des pousses! Des tartines de pain maison
grillé au pesto de pissenlit, du hoummous, du caillé, et du miel de
pissenlit.
Pour porter le frétillement printanier dans nos estomacs, de l'eau miellée et
légèrement fermentée, un hydromel très léger qui attendrit et réveille les
énergies encore pleines de résistance à l'hiver.
A cette saison, les textes ayurvédiques déconseillent de consommer sucre,
graisse, viande grasse et alcools, ainsi que de faire la sieste.
Saveurs douces, subtiles, amères et astringentes; qualités sèches, craquantes,
croquantes, légères, rugueuses; énergie en fermentation, en création. Type de
cuisson: rôti, grillé, séché. Type d'aliments: boissons fermentées légèrement,
pains levés, fruits secs, vieil orge, vieux blé, légumes grillés, miel, viande
d'animaux de contrées désertes (si vous en mangez). Des exemples de menu du
matin:
Pain au lait au sirop de bourgeons de pin, graines germées au citron, jus de
carottes frais
Perles de caillé grillées (type gulab jamun) dans un peu de sève d'érable,
tartines grillées
Pains de farine de pois chiches cuits à la vapeur, poêlée d'orge germée, gelée
de pommes
Galettes d'épeautre levées, pesto de pissenlit et tahin, jus de citron au
miel
J'attends vos commentaires...
jeudi 26 novembre 2009
Plats du moment
Par Florence le jeudi 26 novembre 2009, 11:16
Tandis qu'à Paris, la pluie apporte sa subtilité et sa douceur, le soleil
est toujours présent en Provence. Nuits froides, journées tièdes, nous sommes
encore dans l'été indien, même si le froid gagne du terrain. Donc, retour à un
régime amer, doux et astringent, inspiré aussi par les décompositions
finissantes de l'automne et les belles moissons dorées qui recouvrent le
sol.
L'usage de gras reste à modérer tant que le froid de la nuit ne se prolonge pas
le jour, et tant que les dernières feuilles n'ont pas rejoint le sol. On peut
utiliser, de préférence à l'huile ou au beurre, les crèmes d'oléagineux
(amandes, sésame, noix de coco...), ou la crème fraîche.
Si la douceur vraiment printanière de ces derniers jours se traduit aussi par
de l'énervement, le besoin de tout changer, de nouvelles aspirations, prendre
des eaux de fleurs, des pestos (cresson en particulier), des fruits, et ne
manger que si on a faim. Si au contraire, en raison d'un fort feu digestif, le
transit est trop rapide, ou si on se sent dépourvu de volonté, fondu, une
tisane de myrte, écorce de chêne et mélisse, devrait aider à se rassembler,
ainsi que du coing, des poires et des pommes. Mais on peut aussi aimer être
fondu...
Voici des exemples de menus, pas tous végétariens:
-semoule d'orge grillée au beurre clarifié, poêlée d'épinards aux cubes de
fromage caillé, topinambours aux pommes, chutney de poires
-blancs de poulet en ragoût de cresson, pain d'épeautre, pesto de persil, coing
cuit au four et sucré au miel.
-poêlée de chou et carottes au carvi, semoule de blé à la fleur d'oranger,
soupette d'orties, tarte Bourdaloue (sans oeufs pour nous)
-patates douces au four dans leur peau, pesto de cresson, mâche aux noix et aux
écorces d'orange, glace au sésame
-soja vert à la crème et à la cardamome noire, tarte de potimarron, compote de
pommes aux épices.
Le matin, nous avons grand faim. Des fruits d'abord: clémentines, pommes,
premiers kakis, et toujours les grenades...puis quelques céréales rôties,
délayées avec un yaourt allongé d'eau; ou des tartines épaisses et légèrement
grillées de pain d'épeautre humide et moelleux avec du beurre clarifié et du
miel, ou du sirop de coing ou de grenade; ou de la brousse avec du sirop, et
des boulettes d'orge grillée; ou du vrai pain d'épices, fermenté longuement,
délicatesse extrême et remède à lui tout seul...
Voilà pour les exemples qu'on me demande souvent...
Prochain billet sur le pain d'épices de la St Nicolas justement.
dimanche 8 novembre 2009
C'est l'hiver?
Par Florence le dimanche 8 novembre 2009, 17:17
Ici, les feuilles entassent leur moisson dorée dans les chemins, le soleil
fort réserve encore quelques bouffées de salsepareille au promeneur, tandis que
des baies rougeoyantes à l'éclat infernal jettent leur capiteux éclat sur le
bord des champs, clin d'oeil des tréfonds dans lesquels la nature part se
nicher pour l'hiver et auquel répond la pure aurore des grenades et des
arbousiers...Il fait froid.




Le travail familier de la mort ensemençant la vie commence. Les vers attaquent
les derniers fruits, les dernières herbes, les tas de feuilles se décomposent
en exhalant leur odeur chère, humble et prometteuse. Richesse de la terre
porteuse des graines de l'année à venir sous la sauvegarde bienveillante des
décompositions de l'année passée.
Oui, début de l'hiver. Nouvel An en Inde. Fête des lumières, fête des morts.
Fin de l'année agricole.
Il est temps d'adapter encore son régime.
A en juger par les élans des roses épanouies de mon jardin malgré la fraîcheur,
la montée du feu de l'hiver est rapide. Il sera vite là, et froid...
Pour ceux qui ne l'auraient pas encore fait, il est grand temps de faire le
ménage. Du corps, de la maison, de l'âme...Le feu qui monte avec le froid porte
joie, amour et clarté, mais attention aux feux de cheminée, alors
ramonons.
Tandis que dehors les atours de l'été se défont dans la terre, on peut manger
de même des nourritures fermentées: viandes faisandées, vins vieux, hydromel,
véritable pain d'épices, vins de fleurs, eau-de-vie de fruits, yaourt. Peu
d'herbes, plutôt des épices, peu de fruits frais
Les saveurs sont acides, sucrées, salées. Les textures moelleuses, onctueuses,
grasses, liquides.
Le feu digestif est fort, empêché de se disperser hors du corps par le froid
extérieur, on peut donc manger ... ce que l'on souhaite.
Commencer la journée avec un massage à l'huile en profondeur, pour aller
réveiller l'énergie nichée dans les profondeurs des tissus, puis se laver et se
frictionner. Quelques gouttes d'huile de sésame dans le nez, les oreilles et la
gorge. Cela encourage les éliminations, détend la zone de la tête, donne une
belle voix, de beaux cheveux, un beau regard, un front sans ride...
L'exposition au feu, au soleil, et au chauffage est à faire avec précaution,
puisque cela disperse le feu intérieur. On peut dormir un peu plus. Pratiquer
des exercices d'énergie interne le matin, une acivité qui fasse un peu
transpirer, des échauffements de toutes sortes, avant de sortir. Et surtout,
aller visiter ses propres profondeurs, se retirer à l'intérieur de soi de temps
en temps, là où se retire le soleil.
mercredi 14 octobre 2009
Je suis ce que je mange
Par Florence le mercredi 14 octobre 2009, 10:21
Je suis ce que je mange
Tout est dit. C'est fini. Je peux remballer mon cours ou mon livre, tout est là
dans cette phrase étonnante et connue, à la portée de chacun.
Nous passons en cuisine.
Non?
On peut aussi écrire des volumes entiers sur cette phrase, des encyclopédies
même.
Je suis ce que je mange. Ou ce dont je me nourris, dans une traduction plus
vaste.
Tout parle autour de nous. La cerise de juin, pulpeuse, juteuse, ferme et
douce, exultant de sang festif, restaure la plénitude de cet organe rougeoyant
que l'on nomme vésicule biliaire et, dans la médecine populaire, absorber son
noyau broyé dans du vin chasse la pierre (calcul) formée dans l'organe. Soin
par la métaphore.
De même que la pariétaire qui casse la pierre pour infiltrer ses racines dans
les murs chasse les calculs du corps en les rompant. Le légume à la chair
pulpeuse que je grille envoie dans mon corps l'impulsion des éliminations de
printemps ou d'automne. De même que la nouille, avatar de pâte trop cuite et
dégoût des italiens, me change en... nouille! Le brocoli, avec sa tête de
bronchiole verte, apaise mes poumons enflammés, et l'amande fraîche,
« histoire » du vocabulaire érotique des Mille et Une Nuits*, nourrit
la matrice et la parole, si liées dans l'imaginaire. La crinière verte des
orties poilues nourrit la pousse des cheveux, tandis que le jus incarnat des
grenades régénère le sang et la chair. Le riz blanc et le lait nacré purifient
et rafraîchissent le corps; le ghee au bel éclat doré apporte abondance et
richesse, et rend aussi incorruptible que le beau métal en emportant les excès,
les rayons de la lune lui rendent fraîcheur et plénitude.
Les textures sèches, rugueuses, craquantes, sèchent mon corps de l'intérieur,
empêchent l'avachissement extérieur sous la chaleur, absorbent les trop-pleins,
augmentent les souffles. Et la farine d'orge grillée calme la formation de
mucosités. Tandis que la crème de riz et le yaourt infusent leur douceur dans
ma chair.
Les résines embaument, conservent, et restaurent la forme d'origine, sur une
fracture par exemple, comme elles le font pour l'arbre. La sève de bouleau
montant au jeune printemps porte le même élan de vie dans mon corps, comme la
graine juste germée y envoie l'empreinte du jaillissement, de la manifestation,
de la sortie de l'ombre. Les légumes et les fruits pleins de chair et de jus
gonflent la chair du corps, tandis que les fruits secs -amandes, noisettes,
raisins...- contribuent dans certaines conditions à la formation de
concrétions, tout comme les vieux fromages. Le fromage caillé, lui, nourrit la
formation des os.
En me nourrissant de saveurs subtiles, j'ouvre les champs de perception de mes
sens. Avec les saveurs primaires et couvrantes, surtout quand elles excluent
les autres, je recouvre les autres champs de la réalité, qui deviennent
imperceptibles jusqu'à paraître inexistants, ce qui peut parfois être
nécessaire. (Mais à consommer trop de saveurs totalitaires, on nourrit
peut-être le dictateur ou l'ignorant en soi, et la vraie solitude existentielle
dans un monde expurgé de sa beauté. )
C'est la théorie des signatures. Mentalité magique peut-être...mais moyen
mnémotechnique des médecines populaires du monde, un monde conçu comme une
suite de métaphores, un monde de poésie pure où fort heureusement, parce qu'il
échappe à la systématisation, parce que tout ne se voit pas à la surface ou au
microscope, la métaphore elle-même ne fonctionne pas toujours. Le médecin doit
se faire poète et voyant...
Mais le propos dépasse l'aliment ou le remède.
« Ce dont je me nourris » inclue tout ce qui nourrit mes sens et mon
intellect. La nourriture ici, ces sont les sons, les odeurs, les textures, les
goûts et ce qui se voit ou ne se voit pas, ainsi que les idées et les
histoires. Ce que je perçois de la réalité est ce qui me nourrit, et façonne ce
que je suis. C'est un « karma », c'est aussi un choix qui fonde ce
que je suis, ce que je vis. Ce que je cultive et rêve de ce monde merveilleux
est ce qui fonde mon expérience, comme la vieille du conte qui déroule son rêve
de bonheur dans la tapisserie brodée au fil des jours et au sang de ses yeux.
La tapisserie s'envole à la fin et s'étire pour fusionner avec son pauvre
village, devenant réalité. Mais la vieille du conte avait fait silence dans sa
solitude et l'ombre de sa maison pour broder et dérouler son rêve de
beauté.**
- l'amande est une métaphore de l'entrée du vagin, dans les Mille et une
Nuits et, dans , le héros est chargé de trouver une jeune fille vierge, dont
l ' « histoire » serait comme une amande, c'est-à-dire
qu'elle n'aurait rien à « dire ».
- conte raconté par Henri Gougaud
mardi 6 octobre 2009
Automne
Par Florence le mardi 6 octobre 2009, 12:14
En Provence, les feuilles commencent à jaunir et tomber, emportées par le
vent.
La fraîcheur incline au retrait dans l'intérieur, surtout la maison douillette
le matin. Les montagnettes proches résonnent de temps en temps de bruits de
chasse.
J'ai le sentiment que suivre le mouvement des saisons, c'est aussi en ce moment
se laisser habiter par le dépouillement de la nature. Laisser là les vieilles
feuilles, les réserves inutilisées, dans le corps comme dans la maison, vider
les placards trop pleins, tout ce qui a fleuri et fructifié ces derniers
mois...et se mettre en route dans la douceur et la profondeur mélancolique de
cette saison vers l'or de l'hiver intérieur, délesté de tout bagage. Pour que
le printemps soit nouveau...
Et, comme la nature qui offre ses plus beaux fruits en ce moment, offrir à tout
va. Ce qu'on a, ce qui ne sert pas, ce qui est précieux, ce qui est
beau...Jeûner de ses possessions en quelques sorte.
Diwalî, la fête des lumières, le noël indien, a lieu bientôt.
mardi 29 septembre 2009
Aux couleurs de l'été indien
Par Florence le mardi 29 septembre 2009, 16:54
Il y a des fraises dans mon jardin, des fleurs sur le chèvrefeuille, de
nouvelles pousses sur mon rosier, des oignons sauvages qui pointent leurs
tiges...Les pluies commencées avant la nouvelle lune se sont vite arrêtées,
nous sommes entrés directement dans l'été indien comme dans un nouveau
printemps.
Bam!
Ruissellements de lumière, pureté, ciel bleu marine, enthousiasme,
inspiration...joie
La grippe hahaha a du mouron à se faire jusqu'à la prochaine lune.
Le régime change à nouveau...
Devant l'éclat du soleil, l'intensité des contrastes, on se fait petit et
humble, nourri. Rien à dire. Les goûts restent simples, peu ou pas d'épices,
les saveurs amères, douces et astringentes sont à privilégier, un régime de
yogi qui accompagne les élans du coeur, donnant au feu qui monte l'espace pour
devenir subtil.
Des fruits, de l'eau purifiée par le soleil le jour sur votre fenêtre et par la
lune la nuit, des oléagineux (noisettes de saison, noix, amandes...), des
légumes verts, de l'orge de préférence aux autres céréales, peu de gras, du
lait cru (et bio uniquement, si vous le supportez), des fromages frais. On
profite des fruits de saison: coings, arbouses, pommes, poires...mais pas de
scoubidous.
Grenade aussi, en jus concentré comme on en trouve en magasin bio, ou à manger
délicatement. Particulièrement si on éprouve du dégoût, ou des symptômes de
gastro, à l'arrivée des "fleurs" pour les femmes. Belle grenade qui ancre les
élans dans la chair pour préserver le feu de l'hiver. Elle n'est pas encore
tout à fait mûre en Provence, mais bon.
Quelques boissons très légèrement parfumées: l'eau de cuisson d'une poignée
d'orge rôtie à sec, du thé vert à la menthe... on sucre avec de la réglisse, du
miel.
Peu ou pas de boissons alcoolisées, le vin coupé d'eau si on en prend (pas pour
ceux qui pensent que c'est un sacrilège), des viandes maigres (si vous en
consommez), du beurre clarifié.
Des textures sèches, rôties, comme celle des chapatis, du pain grillé ou du
miel, mais émollientes aussi. Des nourritures légères, subtiles, douces.
Des étirements mais pas trop d'effort physique, des pratiques douces, de la
danse..
Comme les pluies se sont interrompues très vite, on peut être un peu raide, du
corps, de l'esprit et du coeur. Chou, carotte, poireau, oignon, cannelle un
tout petit peu...
Jusqu'au 18 octobre.
samedi 19 septembre 2009
Suite des pluies de fin d'été: proposition de dinacharya, ou routine quotidienne
Par Florence le samedi 19 septembre 2009, 16:25
Voici comment on peut envisager les journées d'automne, inspiré par
l'Ayurveda (Ashtanga Hridaya chap.2), ou le bon sens, ou le plaisir. Comme
d'habitude, ce sont des propositions n'ayant aucune valeur coercitive. Surout
ne changez pas brusquement, si vous en aviez l'énergie, toute votre
routine.
-se lever dans les deux heures précédant le lever du soleil (entre 5h et 7h du
matin), particulièrement inspirantes et propices à la création
- contempler la condition de ce corps
-faire ses ablutions après l'élimination des excreta
-se brosser les dents avec des essences de bois astringentes, amères et
piquantes*
-appliquer du collyre dans les yeux *
-instiller dix gouttes d'anutailam, ou de ghee ou d'huile de sésame, dans
chaque narine
-faire des gargarismes avec une cuillère d'huile
-inhaler de la fumée, par exemple d'encens à base de bois: indien ou tibétain,
ou poudre de cade (en vente chez Nature et Découverte)
-mâcher quelques graines de cardamome
-se masser à l'huile*, en particulier la tête, les oreilles et les pieds, puis
prendre une douche tiède
-faire de l'exercice jusqu'à la moitié de sa force
-se masser le corps avec des poudres parfumées*
-repasser sous la douche et se frictionner en sortant
-prendre son premier repas et conduire sa journée en conformité avec ses
devoirs
Pour ceux et celles qui ont des problèmes de lourdeur, le nez qui coule, la
concentration vacillante, l'agacement ou le découragement qui monte, pour ceux
et celles qui sont déprimés, atones, émaciés, dégoûtés...parce que la cause
peut aussi simplement être... le changement de saison.
Suite au prochain billet
- produit bientôt disponible sur le site pour les membres de l'association uniquement, et à prix coûtant
jeudi 17 septembre 2009
Stages de l'association
Par Florence le jeudi 17 septembre 2009, 11:13
Voici les dates des possibilités pour les stages d'été 2010 qui se
dérouleront -je l'espère- au même endroit qu'en 2009:
-du 11 au 17 juillet 2010
-du 1er au 7 août 2010
Les détails sont sur www.pomana.net, en attendant l'ouverture du site de
l'association, ainsi que les dates de stage et les cours que je propose en mon
nom.
A vos plannings!
mercredi 16 septembre 2009
saison des pluies de fin d'été
Par Florence le mercredi 16 septembre 2009, 14:20
Ca y est!
2 jours avant la nouvelle lune, un brusque changement du temps en Provence,
attendu depuis la mi-août: il pleut à torrents et la température a
considérablement baissé. Pour les filles du Nord que nous sommes, c'est le
bonheur! Cela va-t-il durer?
C'est le moment de changer de régime alimentaire en tout cas.
Voici une traduction libre du passage de l'Ashtanga Hridaya Samhita (un des
trois textes fondamentaux de l'Ayurveda) consacré à l'apparition des pluies de
fin d'été:
"En automne, le feu digestif déjà faible chez certaines personnes, débilité par
l’été, devient plus faible encore et est vicié par les doshas. Les doshas sont
augmentés par les nuages lourds de pluie, le vent froid soufflant brutalement.
L’eau est polluée par la pluie, la chaleur de la terre et son acidité. Toutes
les méthodes pour diminuer les doshas et promouvoir le feu digestif doivent
être employées.
Thérapies purificatrices (vomissement, lavement, purgation astringente).
Se nourrir de grain vieux, jus de viande épicés, viande d’animaux de contrées
arides, soupes de légumineuses, vin vieux de raisin et décoctions
fermentées.
Boire de l’eau de pluie ou provenant de puits profonds, bouillie.
Les jours sans soleil, la nourriture doit être à prédominance acide, salée et
grasse, mélangée à du miel, et facilement digeste.
Ne pas se déplacer à pied, utiliser du parfum, exposer ses vêtements à des
fumées parfumées, séjourner dans les étages supérieurs de la maison, protégé du
froid, du vent et de la neige."
Cela demande à être commenté et adapté, bien sûr.
Dans la Charaka Samhitâ (un autre des trois textes fondamentaux), on vous
recommande les bains tièdes suivis de frictions du corps: cela chasse la
sensation de lourdeur qui peut s'installer, et rétablit la circulation. Pour
nos petits loulous en pleine rentrée, cela peut être spectaculaire. Un petit
souvenir de votre enfance et des frictions à l'eau de Cologne?
Se nettoyer le nez 3 fois par jour, pendant les premiers jours de pluie, en y
instillant de l'huile à l'aide d'un compte-goutte permet de pévenir les
affections ORL, les risques de douleurs des cervicales, les désordres des
souffles empêchant la concentration, et même...la perte des cheveux. Sans
parler de tous ces bienfaits, c'est très agréable et cela donne aussi un beau
regard, une belle voix, un beau teint. Bien sûr, cela va vous faire évacuer des
mucosités. Pas très glamour au début et à pratiquer dans sa salle de bains
porte fermée. Le résultat, lui, est glamour. Vous pouvez utiliser anutailam,
préparation traditionnelle sur une base d'huile de sésame destinée à cet usage
en vente facilement sur internet (de préférence fabriquée par Arya Vaidya
Sala), ou quelques gouttes de beurre clarifié, l'huile d'olive étant une
alternative plus tonique mais efficace.
Egalement de saison la consommation de vins au miel ou d'hydromel. Mmmm... La
suite dans le prochain billet...
mardi 8 septembre 2009
Beau temps en Provence
Par Florence le mardi 8 septembre 2009, 10:41
Toujours pas de pluie en Provence depuis le mois de juillet. Lumières splendides, pleine lune argentée dans une nuit toute marine et brillante, nuits fraîches et vivifiantes, enthousiasme et émerveillement pour la rentrée...Intensité. Cela veut aussi dire que pitta et vata sont aggravés dans le corps. Jusqu'à la nouvelle lune prochaine le 18 septembre, et le possible changement de temps, vous serez peut-être tentés de privilégier les nourritures douces, amères et astringentes, le miel, le lait, les herbes fraîches, les fruits frais, les viandes (si vous en consommez) maigres, l'orge... et de boire beaucoup. Un "truc" tout simple qui me plaît beaucoup en ce moment: les branches de menthe et de mélisse fraîche que je glisse dans ma bouteille d'eau minérale...et le thé vert à la menthe bien fort. Et la tisane de fleurs de sureau, et les jus de fruits frais du jardin de mes voisins, et ma gelée de pommes à la lavande avec le pesto de persil sur les tartines du matin... Mes amis plus âgés voient leurs problèmes d'arthrite et d'hypertension se réveiller. Tisane de fleurs de sureau encore, et diète progressive aux légumes et aux fruits sont d'excellents remèdes de saison.
vendredi 4 septembre 2009
photos du stage été 2009 organisé par l'association
Par Florence le vendredi 4 septembre 2009, 12:15
C'était cet été, Nous n'étions pas le nombre prévu, mais finalement tout le monde en était content. Nous avons pratiqué un peu de méditation, du pranayama, du yoga postural, 2h tous les matins au soleil levant dans le dojo de tir à l'arc. Nous avons eu le temps de voir quelques plantes, de fabriquer un dentifrice, une huile pour le corps adaptée à chacun, une poudre remplaçant le savon, une huile anti-rides... Nous avons passé en revue les saisons, les notions de base de l'Ayurveda, et vu quelques questions personnelles. Et tous les jours à tous les repas, nous avons cuisiné ensemble: boissons adaptées au temps, plats très techniques, création avec les moyens du bord... Le lieu était magnifique, aménagé avec une grande délicatesse d'esprit, japonisante, au bout d'une piste de 4km en forêt. Nous nous sommes baignés dans la rivière vivifiante (10°?!), dont la force nous tonifiait les muscles. La forêt alentour était très riche en plantes. Eric avait laissé à notre disposition les plantes aromatiques et médicinales cultivées dans le jardin. L'air embaumait le tilleul, la menthe, l'hysope...Un lieu très vert, touffu, fleuri, humide, maternel... L'inénarrable Marcel du hameau en haut de la montagne nous fournissait le lait cru. Et les lucioles perdues de nos enfances poétisaient nos nuits étoilées. Peut-être l'été prochain à nouveau...





jeudi 3 septembre 2009
Le premier billet! Jeûne, informatique, etc....
Par Florence le jeudi 3 septembre 2009, 14:10
Ce blog dédié à l'alimentation, prolongement de l'association du même nom,
commencera ,donc avec un jeûne. Plutôt logique, en fait, dans la mesure où je
constate qu'une grande partie de nos maux proviennent d'un "trop": de bruit, de
paroles, de nourritures, de sommeil, de léthargie...
A cette époque de l'année, avant les premières pluies d'automne, et alors
que l'été a épuisé le feu digestif et asséché le corps, nombreuses sont les
traditions qui recommandent d'une manière ou d'une autre de se purger. Jeûne
dans l'église orthodoxe, sans produits animaux autres que les fruits de mer,
sans graisse d'aucune sorte, et sans sucre, pour préparer la fête mariale du 15
août; jeûne rituel de 17 jours dans les monastères tibétains, en alternant les
jours sans rien et en silence, et les jours où deux repas sont autorisés, avec
beaucoup de textes chantés et de pratiques physiques; dans la pratique de
l'ayurveda, purge des excès de souffles dans le corps par diverses thérapies
d'élimination avant ou pendant les premières pluies.
Il se trouve que c'est aussi le moment où la Terre traverse le nuage des
Perséides, qui donnent les fameuses pluies d'étoiles filantes (du 11 au 15
août). L'un de mes professeurs, Philippe Cougnot, avait pointé la relation
entre les changements de l'atmosphère terrestre et les périodes traditionnelles
de jeûne.
Qouoiqu'il en soit, les effets sont .... désirables. Les émotions brûlantes
de l'été s'apaisent, la concentration s'aiguise, le corps s'affine et se
repulpe où il en a besoin, l'enthousiasme et la tendresse montent, la tonicité
aussi...pour démarrer la rentrée au mieux.
Bien sûr, il faut démarrer doucement quelle que soit la méthode, et il y a
quelques personnes pour lesquelles ce n'est pas indiqué: les jeunes avant la
puberté, les personnes âgées, les femmes enceintes...et il est important de
conserver une activité physique, pour la circulation et l'élimination.
Au tout début, et en fonction des excès accumulés dans le corps, les émotions
risquent de s'emballer, L'instinct de survie joue, et c'est pour cette raison
qu'il est important de démarrer progressivement, sous peine de devenir une
nuisance pour votre entourage...comme lors du sevrage d'alcool ou de
tabac.
Si on jeûne totalement, l'acuité des sens est complètement renouvelée. Une
promenade dans les odeurs de la forêt, le premier aliment au sortir du jeûne,
la vue d'un être cher...peuvent devenir si riches en émotions et en sensations
qu'ils comblent et apaisent à eux seuls.
Jeûner aussi pour retrouver la gratitude. Combien d'entre nous regardent leur
repas et leur vie comme une grâce renouvelée, une fête grandiose et fragile?
Peut-être pas une question de morale mais de satiété excessive, qui peut
devenir mépris ou dégoût de la vie.
Pardon à ceux qui attendent le site promis, avec les différents dossiers, et
les produits en ligne pour les membres de l'association. J'ai du mal à mettre
en route tout ce qui est purement informatique.En septembre, c'est
promis.
Du coup, voici quelques conseils demandés par Luc, à qui nous devons cette
adresse de blog et le futur site. Ils feront l'objet d'un dossier plus tard sur
le site. Merci, Luc.
Pour les copains/nes qui doivent passer du temps le regard fixe devant un
écran:
L'utilisation excessive de la fonction visuelle épuise le feu intérieur,
pouvant conduire à une perte de la concentration, des sensations de pression
dans la tête ou des migraines, des troubles du sommeil, une diminution de
l'acuité des sens et de la conscience du corps, des troubles de la digestion,
un manque d'engagement dans les tâches de la vie quotidienne, de la
dépression...ouhlala!
Et c'est valable aussi pour nos loulous trop souvent scotchés devant la télé ou
les jeux vidéos.
Il y a de nombreux remèdes évidemment.
Le premier: limiter le temps passé devant un écran au strict nécessaire,
particulièrement autour du midi solaire et du milieu de la nuit.
Ensuite:
- se masser périodiquement la plante des pieds, avec une brosse à cheveux de
bébé par exemple, ou un rouleau de bois (moi, je préfère la brosse à cheveux,
c'est plus rigolo).
- se masser le sommet du crâne avec un peu d'huile d'amande douce à laquelle on
aura ajouté de l'essence d'amande amère. A noter que cela stimule la pousse des
cheveux, et que cela marche aussi les jours de grand vent ou de trop de
paroles, ou de trop de bruit.
- faire des séances quotidiennes de pranayama, ou de chi gong, ou d'autres
pratiques d'énergie interne restaurant le feu intérieur et l'ancrage dans le
corps. Sinon, une activité sportive de nature tonique, qui fasse transpirer. Le
hammam, avec massage et gommage, est une bonne alternative pour les
voluptueuses ennemies du sport.
- manger des cerises en saison, du raisin noir en ce moment. Et, de manière
générale, privilégier les nourritures parfumées, légères, subtiles, en petites
quantités (sans grignotage), à la texture onctueuse, de saveurs douce, amère et
astringente.
-contempler le lointain. En marchant, en pratiquant chi gong ou exercices
d'arts martiaux, immobile devant l'horizon...
J'attends vos commentaires... et je travaille sur le site. A bientôt