Petit-déjeûner: infusion de fenouil,genévrier et romarin, bradj, pomme au
four, nuage de chantilly; infusion d'aspérule odorante, muesli de chataîgnes,
poires.
Déjeûner: oignons confits aux épices, galette de semoule d'orge, carottes vichy
aux ombellifères, salade sauvage, kéfir; gruau de fenugrec à la grenade, pain
de semoule, salade de fromage frais, roquette et moutarde sauvages à l'huile de
noix.
Dîner: soupe de potiron beurrée, pain d'épeautre chaud; bouillon de légumes,
tarte sablée, salade de carottes au citron.
Samedi, nous préparerons pendant le cours: une tarte sablée aux poireaux à la
farine d'orge, une soupe de chou et carottes, une salade que j'espère sauvage,
un confit de poires, du pain d'épices, de la vraie guimauve.
Tag - été indien
dimanche 16 octobre 2011
Menus de matins frais et de soleil chaud, menu du cours de samedi 22
Par Florence le dimanche 16 octobre 2011, 13:13
vendredi 23 septembre 2011
Jour d'équinoxe
Par Florence le vendredi 23 septembre 2011, 12:02
Ce matin, nous avons atteint ce point où, l'espace de quelques heures, la
nuit et le jour sont d'égale durée, et puis, doucement, puisque c'est
l'automne, les forces de la nuit vont prendre le pas sur le jour, jusqu'au
triomphe du solstice d'hiver. Nous avons passé la frontière...Elle s'accompagne
parfois de mélancolie, mais aussi de profondeur, d'humanité, d'équanimité. Le
jugement se suspend dans l'équilibre, les opposés se fondent, la beauté de
toutes choses apparaît dans les clairs-obscurs rougeoyants, au moment de
quitter la manifestation pour le retrait vers l'intérieur...
D'une manière générale, les plats et les saveurs de l'été, ainsi que les
produits provenant de contrées arides sont les plus à même de tempérer le feu
du moment.
Les contrastes de températures sont toujours aussi forts, avec des yo-yos de
montagnes russes, qui peuvent épuiser chez beaucoup d'entre nous la stabilité
intérieure, la patience, la compassion...
Ceux qui ont encore quelques "surplus" non digérés dans le corps, peuvent avoir
des débuts d'angines avec le re-doux, des lourdeurs dans le corps, du dégoût au
matin...Et les purgatifs de saison seront particulièrement utiles, voire une
journée de mono-diète au raisin, ou quelques verres de cette "bernache" que je
découvre en Touraine grâce à Nicolas, un informateur local, première
fermentation du moût de raisin, qui digèrera les surplus, et amènera le
rafraîchissement. Du jus de grenade aussi, des infusions fraîches de plantes
astringentes, ou de thé vert, de mélisse, de menthe fraîches.
Chez ceux qui n'ont pas de surplus, les saignements de nez, des troubles de la
vision, le dessèchement de la chevelure, les sensations d'angoisse à
l'épigastre, un certain abattement, voire des troubles du rythme cardiaque...
peuvent temporairement se manifester. Il importe alors de se rafraîchir et de
s'ancrer. Danser, chanter, faire la fête, se dépenser physiquement... pour
expulser le trop-plein de feu. Contempler le lointain, investir tout le corps
de la conscience du mouvement, de la respiration... Boire de la grenade aussi,
du jus de raisin, de l'orgeat, mais surtout du petit-lait (recette dans un
billet précédent), précieux allié du moment. Pour garder au corps et au coeur
leur douceur, des bouillons de viande ou de poisson (bouillabaisse,
chaudrée...), ou de légumes au beurre si on est végétarien, ou des soupes au
lait le soir, à la fraîche, et de la crème fraîche légère. Et les autres
adoucissants et émollients: mauve si présente, guimauve, amandes et oléagineux
de saison, bourrache, pourpier, réglisse, compotes de pommes et de coings.., On
peut relâcher un peu la pression des souffles vers le haut avec des bains de
pieds "sinapisés": dans de l'eau bien chaude, une poignée de graines de
moutarde écrasées; ou avec la libération des paroles retenues, dans la douceur
de la réconciliation, ou la fureur joyeuse de la liberté qui abat les
faux-semblants.
Se lever au petit matin, avant le lever du soleil, pour profiter de la sérénité
infinie de l'aurore, quitte à démarrer la journée tout en lenteur; transpirer,
marcher, voir des amis, des amours, contempler la beauté à l'oeuvre autour de
nous...tout ce qui peut conforter, rassurer, attendrir, apaiser. Jeûne
d'ordinateur et de télé très recommandé. S'entourer de scintillement, d'eau, de
fleurs, de couleurs et de blancheur...
Toujours les saveurs douces, amères, et astringentes. De l'orge, du sarrasin,
du millet...Des textures sèches, craquantes, et liquides, peu d'épices ou de
parfum, sauf les fleurs. Pour les "têtes raides", du chou, de la carotte, du
radis noir, le blanc des poireaux et, si les champs de perception trop ouverts
sont sources de douleur, on peut refermer temporairement la fenêtre avec de
l'ail, des cacahuètes, du pavot, de la noix de muscade, de l'oignon...le temps
de se reposer.
Quelques idées de menus:
-petits-déjeûners: raisin, pain au lait, gelée de framboise; pain d'épices, jus
de grenade, crème chantilly; petit-lait, compote de pommes, galette de blé non
levée; oreiller de lait (recette dans un billet précédent), gelée de coings,
thé vert; gruau de soja vert au lait.
-déjeûners: poêlée de verdure aux cubes de fromage caillé (recette dans mon
livre), condiment de poires aux écorces d'orange confites, galettes de
sarrasin; pain d'épeautre moelleux, pesto de menthe crémeux, potée de potiron
au curcuma; galettes de blé non levées, pesto de persil, légumes grillés au
four, brousse; salade de pourpier, feuilles de mauve et violette aux noix,
tarte aux blancs de poireaux, bouillon de poule; bernache, chataîgnes rôties,
potée de chou et carottes; tourte de potiron à la crème et au persil, pesto de
cresson, radis au beurre salé...
Aromates du moment: graines de fenouil et de moutarde, baies de genévrier cade,
romarin, rue...
Herbes sauvages du moment: mauve, chélidoine, bardane, berce,
chénopode...
Une belle équinoxe à tous, que notre joie s'élève!
vendredi 5 novembre 2010
Diwalï 2010, la fête de la lumière
Par Florence le vendredi 5 novembre 2010, 13:00







Après la pluie de la Toussaint, après le Mistral et ses bourrasques, le soleil
est revenu dans les Alpilles. Elan, porté par la lumière omniprésente.
Sur les chemins enluminés, un esprit-phénix tordant ses ailes en s'échappant de
son arbre, le bruissement des sequins d'or des peupliers, l'odeur de la
salsepareille projetant encore ses envoûtements ça et là et ses boules de
cristal rouge, le flamboiement des sumacs, des pistachiers, de la vigne, l'or
des acacias, la délicatesse des pudiques arbouses près de leurs clochinettes,
le plaqueminier portant à bout de bras ses fruits lourds tandis que tombent ses
feuilles, des buissons de moutarde noire aux fleurs jaunes, les restes calcinés
des herbes d'été, tiges noires en train de se recroqueviller, les promesses de
richesse de l'odeur d'humus dans l'ombre des chemins où je foule et flotte dans
une abondante moisson de feuilles.
Célébration de la lumière. Lumière qui se dessine aussi dans les ouvertures, là
où les arbres n'ont plus de feuilles, où le regard porte au loin enfin. Le
soleil dans sa course vers le Sud nous éclaire d'une lumière nouvelle, en
transparence.
J'avais oublié. Aujourd'hui 5 novembre, dernier jour de la lune d'octobre,
c'est Diwalï, le jour de la fête de la lumière en Inde. A cette occasion, les
hindous rénovent et décorent leurs maisons. Des petites lampes en argiles
appelées diyas sont allumées dans les temples et les maisons, toute la nuit. On
dessine également des rangoli (nord de l’Inde) ou kolam (Sud de l’Inde) sur le
sol, à l’entrée des maisons avec de la poudre de riz et du safran pour colorer
les formes et ainsi réserver un accueil chaleureux aux visiteurs et à la
famille. Des traces de pieds peuvent aussi être dessinées à l’intérieur de la
maison pour indiquer le chemin à la déesse Lakshmi qui est supposée pénétrer
dans les maisons propres et belles et bénir ceux qui y vivent. Les puja sont
célébrées le soir. Les chants, prières et offrandes à la déesse rythment la
célébration. Au sud de l’Inde, la coutume veut qu’avant le lever du soleil, les
aînés enduisent d’huile le sommet de la tête de leurs cadets, en commençant par
le plus jeune. Après le bain, on s’habille de neuf, on visite la famille et les
amis, on échange des cartes, on offre des cadeaux et des sucreries. Cette fête
commémore le retour du héros Rama du royaume de Lanka, où il a vaincu, avec
l'aide d'Hanuman, le démon Ravana, et repris sa chère Sita, enlevée par le
démon: son effigie immense est brûlée dans la joie dans les villages au son des
feux d'artifices (on en trouve une scène dans le film d'Ashutosh Gowariker
"Swades", et la préparation de cette fête au Gujarat dans le film de Sanjay
Leela Bhansali "Hum Dil De Chuke Sanam").
Les pâtisseries traditionnelles incluent la crème de yaourt (recette dans un
billet précédent), les beignets de pâte d'amande au safran (recette dans mon
livre), mais aussi les gulab jamun (recette dans un billet précédent), les
jalebi, les burfi, les mysore pak...Couleur, richesse. Celle de l'année à
venir, puisque ce jour marque la fin de l'année dans le calendrier de l'Inde du
Nord.
Rafraîchissement aussi, pour que le feu qui monte dans la nature ne fasse pas
s'échapper notre vie. Il me faut répéter que les rhumes, gastros, irritations
oculaires...du moment ne sont pas dûs à un "virus", "microbe",
refroidissement... mais bien à un excès de feu, ce qui paraît évident quand on
regarde autour de soi. Il est temps de manger les herbes qui restent ou
repoussent, les merveilleux fruits de l'automne en dehors des repas, des
légumes verts ou oranges comme ceux de la famille des cucurbitacées, des
desserts au lait, des aliments "guru" dont la qualité est d'ancrer dans la
chair les élans flamboyants de l'automne, de l'orge, des épinards...Le yoga des
yeux peut être particulièrement important à pratiquer en ce moment, ou tout
simplement la contemplation de la base d'une flamme de bougie (trataka),
jusqu'au larmoiement rafraîchissant. Temps du coeur aussi, où les émotions
retenues se déploient avec la chaleur intérieure, libérant leur force de
réjuvénation, dans le partage des richesses de l'année passée. Pour allumer la
lampe intérieure qui permettra de traverser l'hiver aride jusqu'à la
résurrection du printemps.
Happy Diwalï!
dimanche 10 octobre 2010
En route vers la pleine lune d'octobre et les fêtes de Durga la majestueuse
Par Florence le dimanche 10 octobre 2010, 14:27
Rouge sang, partout: d'abord la vigne vierge et le sumac, les aiguillettes
modestes du souchet, le hièble finissant, les baies d'alisier et d'aubépine,
puis dans les ors commençant de mon jardin, ça et là dans la forêt le long des
guirlandes de salsepareille au capiteux parfum, au bord de l'eau même et déjà
sur l'arbousier -qui lui aussi donne fleurs blanches et fruits rouges à
l'automne- et les fruits du pistachier, puis dans les joues de rebond de la
pomme, et dans mes mains rouges du sang de la grenade...quelque chose flambe et
consumme dans la splendeur de l'automne les oeuvres patiemment écloses dans la
nature depuis le printemps, tandis que les bois résonnent du son de la chasse
et du sang versé. Le soleil, lui-même en chute, cède au froid, au
non-manifesté, à la nuit, à la pluie, à la lune, à l'ombre, son territoire
diminuant. Chant du phénix.
On célèbre en Inde le début de cette retraite par les fêtes de Durga, qui
durent du 2ème au 10ème jour de la nouvelle lune d'automne, pas très loin de la
fête de l'archange terrible, St Michel, le protecteur, chef des armées
célestes, et peu après l'équinoxe, au moment où le jour devient plus court que
la nuit. Durga, la magnifique, chevauchant tigre ou lion, victorieuse du démon
Mahîshâsura -terrorisant les dieux même- qui mettait l'équilibre de l'univers
en péril, de même que l'excès de la manifestation. Dans d'autres traditions,
c'est la célébration de la victoire du héros Rama, aidé par le dieu singe
Hanuman, sur le démon Ravana: son effigie immense est brûlée dans les villages
au son des feux d'artifices.
Le temps du "faire" est accompli, vient le temps du "ne-pas-faire", de
l'abandon nécessaire de soi au forces de l'univers, le temps des dieux et des
forces mystérieuses. A commencer par celles de la mort, ensemençant la
vie.
Perséphone est redescendue aux enfers, auprès de son époux Pluton le
riche.
C'est le temps de la splendeur intérieure, de la nuit, des forces féminines, du
foyer, de l'intérieur, de la confiance, de l'humilité. Le temps pour puiser en
soi, ensemencer et rêver la prochaine période de manifestation.
Ce jour particulier du 10 octobre 2010 a donné lieu à de nombreuses initiatives
dans le monde, projetant le rêve d'un monde nouveau, fraternel, généreux,
humain, plus respectueux de la Nature, concrétisation des promesses des astres
depuis 2008. Puisse le démon Mahîshâsura être vaincu encore et encore...
On peut se
confier à l'aiguille du pistil de safran rougeoyant sa chaleur dans la nuit, au
sang des grenades, pommes d'or du couchant (Hespérides), aux flamboiements du
couchant, aux pommes, à la lumière de la flamme, olives cassées encore... A
noter que les "rhumes" et les "gastro", inhabituellement nombreux , sont en
rapport avec cette montée de "feu" de l'automne, et les conjonctions
exceptionnelles des astres. Ils sont donc à traiter par des purgatifs légers,
des substances amères et astringentes, des diurétiques, des émollients. Orge,
grenade, bourrache, eaux de fleurs, réglisse, bains de pied aux graines de
moutarde...ou petite diète à la compote de pommes et au riz.
jeudi 26 novembre 2009
Plats du moment
Par Florence le jeudi 26 novembre 2009, 11:16
Tandis qu'à Paris, la pluie apporte sa subtilité et sa douceur, le soleil
est toujours présent en Provence. Nuits froides, journées tièdes, nous sommes
encore dans l'été indien, même si le froid gagne du terrain. Donc, retour à un
régime amer, doux et astringent, inspiré aussi par les décompositions
finissantes de l'automne et les belles moissons dorées qui recouvrent le
sol.
L'usage de gras reste à modérer tant que le froid de la nuit ne se prolonge pas
le jour, et tant que les dernières feuilles n'ont pas rejoint le sol. On peut
utiliser, de préférence à l'huile ou au beurre, les crèmes d'oléagineux
(amandes, sésame, noix de coco...), ou la crème fraîche.
Si la douceur vraiment printanière de ces derniers jours se traduit aussi par
de l'énervement, le besoin de tout changer, de nouvelles aspirations, prendre
des eaux de fleurs, des pestos (cresson en particulier), des fruits, et ne
manger que si on a faim. Si au contraire, en raison d'un fort feu digestif, le
transit est trop rapide, ou si on se sent dépourvu de volonté, fondu, une
tisane de myrte, écorce de chêne et mélisse, devrait aider à se rassembler,
ainsi que du coing, des poires et des pommes. Mais on peut aussi aimer être
fondu...
Voici des exemples de menus, pas tous végétariens:
-semoule d'orge grillée au beurre clarifié, poêlée d'épinards aux cubes de
fromage caillé, topinambours aux pommes, chutney de poires
-blancs de poulet en ragoût de cresson, pain d'épeautre, pesto de persil, coing
cuit au four et sucré au miel.
-poêlée de chou et carottes au carvi, semoule de blé à la fleur d'oranger,
soupette d'orties, tarte Bourdaloue (sans oeufs pour nous)
-patates douces au four dans leur peau, pesto de cresson, mâche aux noix et aux
écorces d'orange, glace au sésame
-soja vert à la crème et à la cardamome noire, tarte de potimarron, compote de
pommes aux épices.
Le matin, nous avons grand faim. Des fruits d'abord: clémentines, pommes,
premiers kakis, et toujours les grenades...puis quelques céréales rôties,
délayées avec un yaourt allongé d'eau; ou des tartines épaisses et légèrement
grillées de pain d'épeautre humide et moelleux avec du beurre clarifié et du
miel, ou du sirop de coing ou de grenade; ou de la brousse avec du sirop, et
des boulettes d'orge grillée; ou du vrai pain d'épices, fermenté longuement,
délicatesse extrême et remède à lui tout seul...
Voilà pour les exemples qu'on me demande souvent...
Prochain billet sur le pain d'épices de la St Nicolas justement.
mardi 29 septembre 2009
Aux couleurs de l'été indien
Par Florence le mardi 29 septembre 2009, 16:54
Il y a des fraises dans mon jardin, des fleurs sur le chèvrefeuille, de
nouvelles pousses sur mon rosier, des oignons sauvages qui pointent leurs
tiges...Les pluies commencées avant la nouvelle lune se sont vite arrêtées,
nous sommes entrés directement dans l'été indien comme dans un nouveau
printemps.
Bam!
Ruissellements de lumière, pureté, ciel bleu marine, enthousiasme,
inspiration...joie
La grippe hahaha a du mouron à se faire jusqu'à la prochaine lune.
Le régime change à nouveau...
Devant l'éclat du soleil, l'intensité des contrastes, on se fait petit et
humble, nourri. Rien à dire. Les goûts restent simples, peu ou pas d'épices,
les saveurs amères, douces et astringentes sont à privilégier, un régime de
yogi qui accompagne les élans du coeur, donnant au feu qui monte l'espace pour
devenir subtil.
Des fruits, de l'eau purifiée par le soleil le jour sur votre fenêtre et par la
lune la nuit, des oléagineux (noisettes de saison, noix, amandes...), des
légumes verts, de l'orge de préférence aux autres céréales, peu de gras, du
lait cru (et bio uniquement, si vous le supportez), des fromages frais. On
profite des fruits de saison: coings, arbouses, pommes, poires...mais pas de
scoubidous.
Grenade aussi, en jus concentré comme on en trouve en magasin bio, ou à manger
délicatement. Particulièrement si on éprouve du dégoût, ou des symptômes de
gastro, à l'arrivée des "fleurs" pour les femmes. Belle grenade qui ancre les
élans dans la chair pour préserver le feu de l'hiver. Elle n'est pas encore
tout à fait mûre en Provence, mais bon.
Quelques boissons très légèrement parfumées: l'eau de cuisson d'une poignée
d'orge rôtie à sec, du thé vert à la menthe... on sucre avec de la réglisse, du
miel.
Peu ou pas de boissons alcoolisées, le vin coupé d'eau si on en prend (pas pour
ceux qui pensent que c'est un sacrilège), des viandes maigres (si vous en
consommez), du beurre clarifié.
Des textures sèches, rôties, comme celle des chapatis, du pain grillé ou du
miel, mais émollientes aussi. Des nourritures légères, subtiles, douces.
Des étirements mais pas trop d'effort physique, des pratiques douces, de la
danse..
Comme les pluies se sont interrompues très vite, on peut être un peu raide, du
corps, de l'esprit et du coeur. Chou, carotte, poireau, oignon, cannelle un
tout petit peu...
Jusqu'au 18 octobre.