phenix.jpgLa newsletter en parlait déjà mais, oui, la progression des planètes nous annonçait une fête de Pâques flamboyante, un embrasement, une puissante régénération du coeur, qui demande beaucoup d'ancrage pour ne pas être emporté. Et c'est le coeur de Paris qui s'est embrasé, ce coeur chéri tout près de chez moi.

Les musulmans se tournent vers la Mecque, moi, spontanément, si près d'elle, je ne peux que me tourner vers elle pour faire mes prières, même si elle est au nord-ouest de mon appartement. De ce haut-lieu de prière depuis des millénaires, il émane une attraction douce, puissante et paisible. Je me suis parfois inquiétée de le voir "rincé" par le passage de tant d'admirateurs, peut-être insensibles à sa délicatesse et à sa profondeur.
femme_flamme.jpg Aussi, sans me réjouir pour autant, mais sans plus me laisser emporter dans les torrents de tristesse et d'abattement, je ne peux m'empêcher de penser que cet embrasement est un réveil, la montée de fièvre nécessaire à la purification de pesanteurs de plusieurs siècles et que peut-être le monument mettra un certain temps à retrouver une intégrité, et manquera cruellement à ses pèlerins et visiteurs, mais que la puissance qui l'habite est en train de renaître plus grande, plus forte, plus pure, comme la féminité qui se libère de ses chaînes en ce moment, dont elle a toujours été un haut-lieu.
Peut-être nos coeurs brûlent-ils d'ailleurs aussi à l'unisson...