The voice of the rain

And who art thou? said I to the soft-falling shower,
Which, strange to tell, gave me an answer, as here translated:
I am the Poem of Earth, said the voice of the rain,
Eternal I rise impalpable out of the land and the bottomless sea,
Upward to heaven, whence, vaguely form'd, altogether changed,
and yet the same,
I descend to lave the drouths, atomies, dust-layers of the globe,
And all that in them without me were seeds only, latent, unborn;
And forever, by day and night, I give back life to my own
origin, and make pure and beautify it;
(For song, issuing from its birth-place, after fulfilment, wander- ing,
Reck'd or unreck'd, duly with love returns.)
Walt Whitman

Pluie.png On nous l'annonce, et elle laisse traîner ses voiles dans l'air, une caresse, un parfum léger, un matin embrumé, déjà lourd de nostalgie... elle est partie!
Pluie, viens, tu nous manques... viens nous gonfler de vigueur et de tendre tristesse, viens couler sur nos certitudes droites et desséchées, viens effacer notre singularité en nous mêlant à nos semblables, viens colorer et parfumer l'automne, viens ruisseler et chanter ton chant semeur de silence et d'intériorité, viens nous montrer la direction de la terre, de nos pieds, du tout-petit, très-humble et très-bas...
J'irai pleurer quelques larmes d'offrande en espérant ta venue, transpirer mes gouttes, frapper le sol des pieds pour te faire apparaître, chanter la comptine magique de la pluie qui tombe... et te chercher dans chaque courbe, chaque ondoiement de fille, chaque tendresse de grands yeux... jusqu'à ce que tu viennes nous envelopper.