Une forêt de buis

En pleine tempête de joie fraîche et revigorante, éphémère puisque la remontée des températures est imminente, je prends connaissance des conséquences écologiques de la loi de finances 2018 encore en discussion au Sénat et pour lequel le Conseil Constitutionnel a été saisi. Si cette loi était appliquée, l'objet de l'association deviendrait prioritairement, et en dehors de l'affectation au tome 4 des sommes collectées pour cela, l'achat de parcelles de forêts et de prairies sauvages pour les préserver de la construction ou de la mise en exploitation, volonté désormais officiellement affichée, et la promotion d'une "agriculture sauvage". La photo d'en-tête du blog en ce moment est vraiment représentative de ce qu'est une forêt quasi sauvage, et de la magie qui s'y déploie: Elle a été prise en décembre 2013 en forêt de Courçay, une petite forêt privée, chaos de verdure fertile et enchanté, que les propriétaires (merci à eux!) laissent ouverte aux promeneurs, dans la vallée de l'Indre, et la seule à laquelle je trouve encore de la magie en Touraine, autour du moulin désaffecté de la Doué. J'en ai vu des morceaux en Ardêche aussi, dans les Landes, le Béarn, la Corrèze... mais les très vieux arbres se font rares et je me souviens encore de ma découverte de la "forêt" d'Orléans, plus grande "forêt" d'Europe, lors d'un stage: l'impression horrible d'une dévastation totale, d'un camp de concentration, submergée par une tristesse proche du désespoir devant tant de gâchis, comme je le suis quand je passe à proximité de l'odeur de mort des élevages en batterie. D'autant que, comme nous, la forêt, les animaux et la terre produisent plus et mieux sans contrainte, avec pour seule motivation la joie de l'échange, autre nom de l'Amour!

Gui en forêt de Courçay Il est possible que vous vous sentiez un peu de langueur en ce moment, sans que les températures rebondissantes n'en soient complètement responsables, ni peut-être les gros repas des fêtes. Le 26 décembre ont commencé les "12 jours", ceux qui permettaient de faire la jonction entre calendrier lunaire et solaire, jours traditionnels de latence ou "trêve des confiseurs" pendant lesquels on se gardait de rien commencer. Jours d'observation aussi, du retour incertain de la lumière, mais aussi du temps des 12 mois à venir, essentiel pour les récoltes (pour l' année dernière, c'était assez juste). Suspendus à l'orée de l'année, entre Noël et l'Epiphanie, quand il deviendra certain que la Lumière reviendra ainsi que les printemps, c'est le temps pour puiser dans notre lumière intérieure, d'autant que, le 3 janvier, s'est achevée également la rétrogradation d'Uranus entamée à la mi-novembre, en trigone à Saturne: un retour très constructif sur les oeuvres de transformation, de métamorphose, et d'héroïsme, particulièrement chez ceux que le transit d'Uranus en Bélier avait submergé de trop d'énergie pour qu'éclosent les changements annoncés.

Branchette de fragon en forêt de Courçay Les astres et le temps de décembre nous promettent un hiver froid, peut-être à partir de la Chandeleur, quand les relents boueux de la conjonction entre le Soleil et Pluton, autour du 8 janvier, mais qu'on peut ressentir maintenant déjà, se seront dissipés pour révéler l'alchimie plutonienne et sa pureté, après aussi tempêtes et trombes d'eau jusqu'à la troisième semaine de janvier. Pour apaiser les souffles et les esprits tempétueux, hammam, jeûne d'écrans, frictions à l'eau de Cologne ou au gant, sorbet (de mandarine, ou de citron bergamote, de saison), vin ...
Je nous souhaite à tous une magnifique année 2018, qui nous garde dans la présence! Puissent les changements amorcés se généraliser, particulièrement en ce qui concerne les droits des femmes! Qu'elles contribuent à étendre la nature féminine à la société, pour des sociétés plus maternelles, où chacun a une place, même les vilains petits canards (vieux, migrant, pauvre, chômeur, fou, pas dans le moule...) que la société de consommation productiviste tend à généraliser, et le sauvage, berceau de la Vie, dont le domaine se rétrécit comme peau de chagrin au moment où on prend conscience de son "utilité". Cette année de droit des femmes, qui a vu commencer un tsunami que j'espère voir aller jusqu'au bout, est aussi une année où j'ai encore constaté que presque toutes les femmes qui venaient en cure ou en entretien avaient subi des violences liées à leur sexe, souvent déchirantes, insoutenables, intolérables... auxquelles elles ont survécu, seules, avec leur courage, leur détermination et leur amour.

Cresson de fontaine et son écheveau de racines, à Courçay Le deuxième lundi soir de chaque mois, dans le cadre de l'association (dont le dossier est en préfecture depuis 4 mois maintenant! délai moyen de traitement: 33 semaines...), je donnerai une causerie à 19h en accès libre, pour les membres, sur les thèmes suivants: comment réagir à l'impact des écrans sur notre vie le 8 janvier, la saison des frimas le 12 février, le jeûne le 12 mars, la saison des plantes sauvages le 8 avril... Vous pouvez aussi faire des suggestions de thème, bien sûr. Pour s'inscrire à l'association, la cotisation est de 1€ pour la journée, et de 10€ à l'année. Les stages, conférences, causeries... à venir se feront tous dans le cadre de l'association et de son assurance. Pour s'inscrire, il suffit de contacter le 06 62 38 09 85.
Dans la colonne de droite, deux nouveaux liens vers des chaînes youtube bien documentées en terme d'écologie et autres sujets polémiques (sans fake news!).

Je ne sais si c'est un proverbe tibétain, mais c'est un bon conseil pour la nouvelle année!