''Nous partons, en vérité, ö mon âme, vers la pensée originelle,
 Non point seulement vers des terres et des mers, vers ta propre claire fraîcheur,
Vers la jeune maturité de la couvée et de la fleur,
Vers les royaumes où bourgeonnent les bibles.

O mon âme, sans réserve, moi avec toi et toi avec moi,
Commence la circumnavigation du monde,
La circumnavigation de l'homme, le voyage de retour de son esprit,
En route pour le premier paradis de la raison,
Retournons, retournons, au berceau de la sagesse, aux intuitions innocentes,
Revenons à la belle création.

Oh! nous ne pouvons attendre davantage,
Nous aussi nous nous embarquons, ô mon âme,
Joyeux nous aussi nous nous élançons sur les mers sans routes,
Intrépides , pour voguer vers des rivages inconnus sur des vagues d'extase,
Parmi les vents qui nous portent (tu te presses contre moi et je me presse contre toi, ö mon âme),
Chantant à pleine voix, chantant notre cantique à Dieu,
Entonnant le chant de notre exploration heureuse. '' Walt Whitman Passage to India

Les souffles s'élèvent avec la chaleur et la sécheresse prolongée... Ils peuvent nous emporter comme notre poète vers la fraîcheur de notre coeur et de notre inspiration enfin libérée. Si notre activité nous empêche de suivre l'appel de la lumière, on peut avoir besoin de se huiler la tête un peu chaque jour pour redescendre, ce qui donne force et vigueur à la chevelure, et apaise le tiraillement entre l'ici et l'ailleurs. On peut aussi huiler abondamment sa tête un dimanche, et garder l'huile toute la journée sur la tête.
Si le ventre est tout gonflé de ces souffles retenus, de cette immensité contenue, on peut consommer des graines d'ombellifères avec un peu de sucre ou de poudre de réglisse, après le repas: fenouil et anis font merveille par exemple.