Pain d'épices
Par Florence le vendredi 4 décembre 2009, 08:57 - Lien permanent
Traditionnellement, le mélange se fait à la St Jean, triomphe de la
manifestation des forces de vie: miel d'acacia et farine de seigle, sans eau,
puis on surveille la fermentation très lente jusqu'à la St Nicolas (6
décembre). La pâte a gonflé, est alors devenue quasi liquide, gorgée d'énergie,
le miel s'est transformé en hydromel, et a digéré le seigle. On ajoute des
épices, éventuellement des écorces d'agrumes et des fruits confits, et on cuit,
toujours sans eau ni graisse, sauf sur le pourtour. Il marque la fin des
décompositions automnales, ensemençant avec les atours du plein été la nouvelle
vie qui se manifestera après la dormition de l'hiver.
C'est presque au même moment qu'en Provence, à la Sainte Barbe (4 décembre), on
sème la poignée de blé, une survivance du rite égyptien de l'Osiris végétant. A
la Noël, la façon dont il a poussé indique pour ceux qui savent le lire l'état
de santé pour l'année à venir de chaque membre de la famille...
La fin et le recommencement...