En Provence, les feuilles commencent à jaunir et tomber, emportées par le vent.
La fraîcheur incline au retrait dans l'intérieur, surtout la maison douillette le matin. Les montagnettes proches résonnent de temps en temps de bruits de chasse.
J'ai le sentiment que suivre le mouvement des saisons, c'est aussi en ce moment se laisser habiter par le dépouillement de la nature. Laisser là les vieilles feuilles, les réserves inutilisées, dans le corps comme dans la maison, vider les placards trop pleins, tout ce qui a fleuri et fructifié ces derniers mois...et se mettre en route dans la douceur et la profondeur mélancolique de cette saison vers l'or de l'hiver intérieur, délesté de tout bagage. Pour que le printemps soit nouveau...
Et, comme la nature qui offre ses plus beaux fruits en ce moment, offrir à tout va. Ce qu'on a, ce qui ne sert pas, ce qui est précieux, ce qui est beau...Jeûner de ses possessions en quelques sorte.
Diwalî, la fête des lumières, le noël indien, a lieu bientôt.