Le paradis c'est ici ! - le blog

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samedi 20 avril 2019

Boisson à la rthubarbe

 Une première recette a été publiée dans " Un goût de paradis" (ex- "Cuisine ayurvédique").
Voici une autre version, sans grenade, publiée sur ce blog en 2016:
Boisson à la rhubarbe et à la rose
Ca fait quoi? Ca rafraichit le brasier de la passion, ça purge des excès, ça emmène ce qu'on n'a pas "digéré" et ouvre à la tendresse.
Couper 5 belles tiges de rhubarbe bien nettoyées en petit tronçons. Les placer dans une casserole avec 1,5l d'eau. Amener à ébullition et laisser bouillir à petits feux environ 5mn avec éventuellement quelques graines d'angélique ou de cardamome. Eteindre le feu et laisser tiédir.
Filtrer ensuite. Ajouter 2 cuillerées à soupe de miel d'acacia, et une cuillerée à soupe d'eau de rose.
Petit souvenir de Nostradamus...
Boire à température sous un arbre, en écoutant "Les roses roses" de Vanessa Paradis et Benjamin Biolay, ou en regardant les nuages.

vendredi 19 avril 2019

Le coeur ouvert à l'inconnu

018.JPG
La Lune est pleine, tandis que le Soleil conjoint à Uranus est en Trigone à Jupiter. Grand moment d'ouverture, comme les floraisons qui exlosent de couleur partout ces jours-ci... La montée très rapide des températures y contribue.

Ce qui nous a frappé en premier, ce furent la tristesse de l'incendie, la colère peut-être devant les moyens déployés pour sauver un monument mais pas les SdF ou les autres "pauvres" de notre pays et d'ailleurs, les querelles qui suivirent, mais surtout, un gros amas d'humeurs noires que la chaleur trop rapide n'a pas permis de dissiper, le pressentiment d'un changement de paradigme latent cette année, les hargnes tenaces résistant au tendre pétillement du printemps... Toute cette chaleur de l'hiver qui n'a tout d'un coup plus de nuit froide à réchauffer, et qui va chasser les remugles de nos tréfonds pour le grand ménage de printemps. On peut avoir de brusques accès de désespoir, avoir froid comme tous ceux que je vois porter des manteaux par 25°, des douleurs ORL, les yeux qui gonflent, une forme d'épuisement, l'envie de se terrer chez soi... ou pas.
Mais aujourd'hui, c'est le temps du coeur ouvert, de l'inspiration, du partage, des horizons sans limites, de la douceur de vivre qui explose comme un bouquet de magicien sous notre nez, précisément juste avant Pâques, ou Pessah, selon.

 Pour nous garder des envolées désincarnées ou des humeurs noires qui colorent le monde en noir malgré la fête, il est possible que nous soyons attirés par les saveurs piquantes de printemps, de ces piquants qui dissolvent sans chauffer et ébranlent joyeusement les réserves de l'hiver et les réticences de la graine à germer: le radis noir et les autres radis, le raifort, la cardamine, les bières, l'hydromel (pétillant de miel et d'eau), le cresson, l'eau gazeuse... Ils redonneront de la couleur à nos habits fânés de printemps sec.
Les salades du moment, sauvages ou non, avec graines germées ou pas (en hoummous de graines germées, en pain essénien...), donneront du cru et du vivant à moudre à notre feu encore fort, et l'apaiseront un peu, tout en évacuant la colère et l'impatience qui peuvent monter avec la chaleur, chères salades bienfaisantes et délicieuses offertes par les prairies et les jardins. Les pestos également.

Le grillé, le sec, le craquant... ces saveurs nous tonifient sous la chaleur, comme tout ce qui est astringent, et nous rassemblent: la teinture de benjoin versée dans le thandai (billet plus bas), la bsissa et la tsampa (farine d'orge grillée), l'infusion ou le vin de fleurs de lilas (et la plupart des fleurs), les bourgeons de peuplier, les pâtes d'oléagineux, le thé, plusieurs salades sauvages (l'achillée, les jeunes feuilles d'arbres, la consoude, le plantain...), les légumineuses, les crackers, les pains grillés, les légumes juste rôtis...
Le matin, pour secouer la chaleur qui a tendance à stagner, dès le réveil, on peut courir voir les fleurs qui s'ouvrent, dans les prairies, dans les jardins, dans les parcs, courir seulement, sortir regarder le soleil qui se lève... mais surtout, bouger immédiatement. Ou alors, si notre chaleur nous engourdit, on peut se plonger au hammam, l'allié des temps secs et des chaleurs qui montent vite: on y retrouve la transpiration et, avec l'alternance du chaud et du froid, notre chaleur se pose au bon endroit.
Quelques alliacées de saison nous garderont dans la présence et purifieront nos jus: ail des ours, ou à défaut petits oignons de printemps, poireaux nouveaux, aillet même. En confit, cuit dans leur peau, en salade, en pesto...
Les saveurs fortes et stimulantes, comme celles du lierre terrestre, de l'angélique, de la berce, et du gingembre à défaut, achèveront de réveiller nos envies.
Buis rayonnant et bourgeonnant Enfin, pour ceux qui sont suffisamment raides et roides, en plus des alliacées, il y a toutes les douceurs miellées d'avril: la pâquerette, le buis de Pâques qui guérissait tout, le gaillet jaune...
Et, en dehors du repas de Pâques ou à moins d'avoir jeûné, on peut continuer à manger peu gras et peu sucré jusqu'à la mi-mai, après les saints de glace.
L'Ayurveda recommande à cette saison de contempler la beauté du printemps à l'oeuvre chez les humains et dans la nature. C'est aussi ce que fait le cueilleur, aplati dans les prés à chercher les pousses, à courir de beauté en beauté, d'abondance en abondance, dans le jardin du Paradis renouvelé encore...
Joyeuses Pâques/Pessah à tous ceux qui le fêtent!

jeudi 18 avril 2019

Prochains stages et cures

Loin de l'irritation... Mai
- Petit stage de pratique pour les yeux: du 31 avril au soir au 4 mai, pour améliorer sa vue, ou récupérer des longues heures devant l'ordi, par le yoga, l'alimentation, les postures et les soins ayurvédiques spéciaux. Cueillettes de plantes sauvages aussi. A réserver rapidement en raison de la probable saturation des transports et des locations de gîte à ces dates.
- cure des saints de glace du 8 au 15 mai: remèdes à base de fleurs, très nombreuses en ce mois, pour entrer dans l'été, avec aussi des yeux tout neufs comme les fleurs qui s'ouvrent. Programme individuel pour les curistes. Egalement des cueillettes sauvages.
- WE de pratique des recettes et remèdes du tome 4, les 18 et 19 mai. Yoga, pranayama, cuisine, cueillette de plantes sauvages, pratiques de saison ensemble.

Juin
Cascade dans le Queyras - cure de la Pentecôte du 8 au 15 juin: pour laisser la grâce nous inspirer, avec un travail particulier sur la tête et la fraîcheur intérieure. Programme individuel pour les curistes. Egalement des cueillettes sauvages.
- WE de pratique des recettes et remèdes du tome 5, les 22 et 23 juin. Yoga, pranayama, cuisine, cueillette de plantes sauvages, pratiques de saison ensemble.

Juillet
- cure de régénération du 6 au 13 juillet: pour accepter la lourdeur qui vient et la transformer. Cure personnalisée comme d'habitude, mais axée sur le nettoyage des souffles accumulés avec la sécheresse qui dure depuis l'année dernière. Cueillettes encore s'il reste du temps et de l'énergie entre les soins.
- WE de pratique des recettes et remèdes du tome 5, les 20 et 21 juillet. Yoga, pranayama, cuisine, cueillette de plantes sauvages, pratiques de saison ensemble.

Août
- jeûne alterné du 1er au 10 août. Pour se purifier des souffles accumulés sous la chaleur et regarder les Perséides tomber avec des yeux tout neufs. Coeur de coquelicot de jardinierPlus qu'un stage ou une cure, il s'agit d'une retraite. Cela demande de sortir de sa "zone de confort", mais les effets sont à la hauteur des efforts. Plus nombreux nous sommes, plus la pratique est facile.
- WE de pratique des recettes et remèdes du tome 5, les 24 et 25 août. Yoga, pranayama, cuisine, cueillette de plantes sauvages, pratiques de saison ensemble.

Toute participation à une cure ou au jeûne nécessite une consultation préalable, sauf si nous nous connaissons déjà.

Je n'effectue de location de lieu qu'une fois les arrhes de tout le monde versées, ce qui retarde d'autant la communication du lieu de cure. Mais cela me permet de choisir un lieu facile d'accès pour les participants, puisque je dispose maintenant d'une liste de jolies propriétés à louer en plusieurs régions de France.

A suivre: la séance de yoga de Florence Ponceau pour le printemps, et des conseils et menus pour la montée de chaleur.

mardi 16 avril 2019

Le coeur enflammé

phenix.jpgLa newsletter en parlait déjà mais, oui, la progression des planètes nous annonçait une fête de Pâques flamboyante, un embrasement, une puissante régénération du coeur, qui demande beaucoup d'ancrage pour ne pas être emporté. Et c'est le coeur de Paris qui s'est embrasé, ce coeur chéri tout près de chez moi.

Les musulmans se tournent vers la Mecque, moi, spontanément, si près d'elle, je ne peux que me tourner vers elle pour faire mes prières, même si elle est au nord-ouest de mon appartement. De ce haut-lieu de prière depuis des millénaires, il émane une attraction douce, puissante et paisible. Je me suis parfois inquiétée de le voir "rincé" par le passage de tant d'admirateurs, peut-être insensibles à sa délicatesse et à sa profondeur.
femme_flamme.jpg Aussi, sans me réjouir pour autant, mais sans plus me laisser emporter dans les torrents de tristesse et d'abattement, je ne peux m'empêcher de penser que cet embrasement est un réveil, la montée de fièvre nécessaire à la purification de pesanteurs de plusieurs siècles et que peut-être le monument mettra un certain temps à retrouver une intégrité, et manquera cruellement à ses pèlerins et visiteurs, mais que la puissance qui l'habite est en train de renaître plus grande, plus forte, plus pure, comme la féminité qui se libère de ses chaînes en ce moment, dont elle a toujours été un haut-lieu.
Peut-être nos coeurs brûlent-ils d'ailleurs aussi à l'unisson...

dimanche 24 mars 2019

Une douceur sans sucre ni graisse du Nouvel An iranien

Pousses de blé pour le samanuNorouz, le Nouvel An iranien, vient de passer, le 20 mars à 23h. Toutes les traditions qui s'y rapportent sont pleines de sens -je suis toujours émerveillée de la cohérence et de la préservation de cette culture-, mais en voici une délicieuse qui convient au moment et que vous pouvez encore préparer: le Samanu, ou crème du miracle.
Ingrédients pour 1/2l de préparation: 1 kg de blé à germer; 3 c. à soupe de farine, eau de rose et pistaches (facultatif).
Temps de préparation traditionnelle: 5-8 jours pour les germes de blé (selon le temps et le climat), 8 à 20h pour la réduction selon le feu
Préparation: placer les grains de blé dans un plat et couvrir d'eau. Laisser tremper 24h, changer l'eau et recommencer.
Egoutter et placer dans un contenant plat, couvrir d'un linge mouillé. Asperger d'eau tous les jours.
Samanu.jpg Quand les grains ont germé et développé des racines, retirer le linge et continuer d'arroser d'eau tous les jours jusqu'à l'obtention de belles pousses vertes de plusieurs centimètres de hauteur.
Passer les pousses avec grains et racines au mixeur avec 1l d'eau bouillante, puis à la centrifugeuse pour en recueillir le lait.
Verser ce lait dans une casserole et cuire à feu doux en tournant de temps en temps à la cuillère de bois, jusqu'à ce que le lait ait épaissi en crème et soit devenu d'une couleur qui rappelle la crème de châtaignes. Epaissir encore la préparation en ajoutant 3 c. à soupe de farine puis laisser tiédir. On peut alors ajouter l'eau de rose et les pistaches coupées en lamelles, et laisser encore mijoter 10mn.
L'enzyme contenue par les germes aura rendu la préparation sucrée, sans sucre, avec un arrière-goût d'herbe très particulier qui me semble la quintessence du printemps. Inutile d'ajouter qu'autant de germes pour si peu de préparation finale, cela donne beaucoup beaucoup d'énergie!

Pendant la retraite, n'ayant pas d'extracteur de jus ni même de mixer à notre disposition, nous avons fait cuire les pousses dans l'eau. A éviter absolument!

mercredi 20 mars 2019

C'est HOOOOOOLI aujourd'hui!

Tu es venue le feu s'est alors ranimé
L'ombre a cédé le froid d'en bas s'est étoilé
Et la terre s'est recouverte
De ta chair claire et je me suis senti léger
Tu es venue la solitude était vaincue
J'avais un guide sur la terre je savais
Me diriger je me savais démesuré
J'avançais je gagnais de l'espace et du temps
J'allais vers toi j'allais sans fin vers la lumière
La vie avait un corps l'espoir tendait sa voile
Le sommeil ruisselait de rêves et la nuit
Promettait à l'aurore des regards confiants
Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard
Ta bouche était mouillée des premières rosées
Le repos ébloui remplaçait la fatigue
Et j'adorais l'amour comme à mes premiers jours ... Paul Eluard "La mort, l'amour, la vie"

photo trouvée sur http://www.backtothegeek.com/L'esprit de Holi, c'est ça ou ça: la pleine lune de printemps célébrée par des danses effrénées et des jets de poudres colorées et de liquides. Une sorte de St Valentin débridée, joyeuse et très colorée... qui tombe cette année le jour de l'équinoxe de printemps. Dédié à Kâma, le dieu du désir amoureux dans le Sud de l'Inde, le festival est, dans le Nord, dédié à Krishna, autre figure de l'amour, divin cette fois.
Et avec la montée rapide des températures, on peut effectivement sentir cette fébrilité, cette envie de courir partout en jubilant, cette tentation de réveiller les passants dans le rire, ce frisson de croiser peut-être au détour d'une rue... l'ami(e) que notre coeur désire, dans les yeux duquel brillent soudain les mêmes papillons, comme les gouttes de rosée deviennent pierres précieuses avec l'aurore, comme les pousses jaillissent de terre, comme les fleurs ouvrent leur yeux colorés au matin du monde, comme l'invisible encore il y a peu s'affaire à la manifestation.
Happy Holi!

Voici re-publiée une recette pour se rafraîchir des courses effrénées dans les rues, ou de la chaleur qui nous envahit:
Thandaï pectoral
Quand ? Après une course effrénée dans les premières chaleurs et les premiers soleils, quand les fleurs s'épanouissent: celles des amoureux, des jeunes filles de 16 ans, des femmes enceintes, des cycles féminins, des femmes qui ont cessé de concevoir, de la lune haute... et celles des prairies colorées après les gris de l'hiver et le frémissement des frimas.
Ca fait quoi : ça donne vigueur aux élans, ça nourrit le feu qui brûle, ça redonne la douceur de la respiration...
Ingrédients : 1l d’eau, 1l de lait cru ou de lait d'orge, ½ tasse de miel ou de dattes, ½ c. à café de graines de cardamome grossièrement pilées, ½ c. à soupe de graines de fenouil, 1 pincée de filaments de safran, 1 c. à soupe d’eau de rose véritable, 1 c. à soupe de purée d’amandes blanches, 1 c. à café de grains de poivre, quelques tronçons de racine de guimauve.
Préparation : Amener l’eau à ébullition. Laisser dissoudre le miel, ou tremper les dattes dénoyautées et coupées en rondelles, dans la moitié de l'eau. Si on a utilisé les dattes, au bout de 20 mn, passer l'ensemble au mixeur puis filtrer.
Dans le reste de l’eau, faire tremper le fenouil, la cardamome, le poivre, le safran, la guimauve et la purée d'amandes, pendant 20 minutes.
Egoutter et réserver le liquide.
Ajouter le lait et l’eau de rose, ainsi que l’eau miellée ou sucrée aux dattes.
Servir frais avec des pétales de rose.

vendredi 15 mars 2019

Jours de tempête

P1000780.JPGLa pluie, le vent, le froid, le chaud... les éléments tourbillonnent et nous emportent. Il est possible que nos pensées s'envolent sous les bourrasques, avec peut-être nos émotions, que les tourbillons des souffles dans notre corps rencontrant les pluies des humeurs forment de douloureuses contractions, que les humeurs saturant le système digestif nous coupent l'appétit, que la fièvre nous gagne...
On peut aussi avoir envie de s'offrir aux éléments en nous et au dehors, ou au souffle purificateur même si ce vent d'ouest est lourd et capricieux, de le chevaucher en gambadant partout, de le rencontrer dans l'immobilité ou le pranayama, de le laisser murmurer en nous ses songes agités de Carnaval et dépasser nos limites ordinaires, de le laisser nous saturer entièrement et se sentir plus vivant tandis que le printemps s'élève...

Le hammam aux vapeurs d'eucalyptus peut sembler un douillet refuge où abandonner toute tension,P1000801.JPG ou les postures de yoga dans lesquelles on se repose lentement, le massage auquel on s'abandonne tandis que les mains du masseur lissent les souffles ébouriffés...
Les saveurs piquantes dissoudront les lourdeurs; les boissons légèrement fermentées les transformeront (bière, sève de bouleau, limonade, kombucha...); le céleri, le citron, le radis noir, les carottes... chasseront les sombres relents; manger un peu moins ou jeûner de Carême éclaircira la vision, défera les tensions et ouvrira le coeur; et, comme toujours, la fraîcheur pulpeuse de la tendresse partagée apaisera nos tempêtes. Point de sieste, de travail intellectuel acharné devant l'écran, d'immobilité, de gras et de sucre... Tout est en train de jaillir au-dehors, jaillissons à l'unisson sous les bourrasques.
Quand elles seront apaisées, si on ne jeûne pas, si on n'est pas amoureux, si on ne parcourt pas les délicieuses prairies printanières, la pratique de shanka prakshalana fera descendre les lourdeurs accumulées, libèrera les muscles contractés, nettoiera la tête enflammée...

Ici, un site anglais de bière médiévale et médicinale, produite par les propriétaires de la jolie maison au jardin poétique, au bord d'un ruisseau, en Haute-Loire, qui hébergea plusieurs cures! On peut commander...

Salade sauvage sur chapati Propositions de menus:
Petits-déjeuners: un verre à liqueur de bière avec un peu de mélasse de grenade, hilbeh poivré, naans, salade sauvage; jus de gingembre-pomme-carotte-céleri, pains vapeur, pesto d'herbes de saison; kombucha, bsissa aux écorces d'orange, compote de pomme au citron.
Déjeuners: salade de pousses et de graines germées, poêlée d'épinards, galettes non levées; salade de céleri cru et pommes râpées à l'huile de noisette, patates douces, épinards et pois chiches au garam masala, pesto de persil ou d'ail des ours; poêlée de turions sauvages, semoule de blé grillée, salade sauvage; salade sauvage et de graines germées, citron confit, galettes esséniennes.

Mercure est rétrograde, depuis le 6 mars, et encore jusqu'au 29. Et en conjonction avec Neptune en ce moment. Ce n'est ni le temps des contrats ni celui des décisions importantes, mais plutôt celui de revenir sur des souvenirs, des nouvelles, des accords à réviser, des mémoires du passé... et d'en éprouver la profondeur, la vérité, la face cachée. Tout ce qui circule peut être impacté, selon le thème de chacun: les objets, les déplacements, notre propre coordination...
Dans le même esprit, la prochaine pleine lune, jeudi, est "la pleine lune des vers", un moment de l'année privilégié pour prendre un vermifuge, puisque notre alimentation n'en contient généralement plus. Mon professeur, qui traitait aussi certaines arthrites ou pneumopathies au vermifuge, recommandait le sirop de la Grande Chartreuse, à prendre 3 jours avant la pleine lune, puis 3 jours avant la nouvelle lune suivante et encore après: c'est délicieux. On peut lui préférer shanka prakshalana, ou un vermifuge de pharmacie, ou l'infusion de 2 gousses d'ail cuites dans un verre de lait 3 jours d'affilée (on peut aussi les frotter sur la plante de ses pieds avant de dormir:)), ou une cuillerée à soupe d'aloe vera avec du gingembre râpé et du poivre le matin à jeûn, ou un jus de carottes-gingembre à jeûn... ou la contemplation, l'amour partagé, la tendresse, la compassion...

mercredi 6 mars 2019

Pratique de yoga pour les frimas

Voici le fruit d'une réflexion commune entre Florence Pomana et Florence Ponceau, sur la saison traversée, et comment la vivre pleinement et sans résistance dans une pratique de Yoga, et dans le quotidien, soutenu.e.s par cette pratique.

Les frimas s'inscrivent dans la continuité de l'hiver. La pratique est censée entretenir la chaleur interne, pour aller jusqu'au "point de rosée" comme le dit Florence Pomana. Vous pouvez accompagner le mouvement de la respiration (sensation interne d'un espace qui s'emplit et se vide: puraka-recaka) jusqu'à fleur de peau, dans toute posture tenue.
La pratique proposée stimule encore fortement le souffle du bas - apâna vâyu - vous empêchant de partir dans des envolées précoces avec les variations de température et le vent extérieur si puissant; et celui du centre du tronc - samâna vâyu - relié aux activités de transformation, digestion, assimilation de toute chose. Il est encore temps de tourner le regard intérieur vers nos profondeurs, pour enfin, maintenant ou bientôt, laisser jaillir ce qui est arrivé à maturité.

Vous pouvez avant la pratique 2 ou pour la remplacer, vous engager dans des pratiques de katak si le temps est sec.
Dans la pratique 2, gardez les deux pieds bien collés au sol.

Le temps de tenue des postures proposé est adaptable selon votre pratique et vos ressentis.
Pratiquez sirsâsana si vous y avez été initié correctement, et vérifiez de ne pas être concerné par les contre-indications dont (liste non-exhaustive) hypertension (artérielle/oculaire), décollement de la rétine, glaucome, migraines, inflammation de la zone cervicale, insuffisance cardiaque, thrombose veineuse, phlébite, durant la période des règles et en début de grossesse.

Aussi, si vous avez un quelconque doute entre la compatibilité de votre état de santé et la pratique n'hésitez pas à laisser un commentaire avant de pratiquer afin que nous puissions vous conseiller.

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mardi 19 février 2019

Précisions pratiques

grumph.jpgEn raison des changements d'avis de dernière minute de personnes inscrites aux stages, il sera maintenant demandé de payer 50% d'arrhes un mois avant, non remboursables, et les 50% restants 15 jours avant. Ceci afin de ne pas pénaliser, décourager, attrister... ceux dont la parole seule et l'engagement a encore une valeur, et moi ou tout autre animateur, qui ai bloqué des dates et/ou éventuellement loué un lieu.

J'ai également du désactiver les commentaires, en raison du temps perdu à filtrer les spams.

vendredi 1 février 2019

Chandeleur et février

_1000782.JPGDès la Chandeleur, fête de la purification de la Vierge, de son manteau de terre encore matinale, frémissant de vie contenue, des étoiles et des mondes se déploient soudain, dans les montées de sève, de rosée et de sueur, baignées de lumière argentée encore rase, irisée et pastel... quand l'automne doré des mousses anisées laisse place aux pousses et aux rosaces surgissant du sol s'ouvrant comme mille yeux.
Les rubans de nos perceptions se déroulent vers l'extérieur, poussant la gangue de l'hiver, parfois avec rage ou impatience, parfois dans l'effort, pour éclore à nouveau, s'étirer vers le lointain, et la sève monte, bouillonne, porte notre coeur vers les hauteurs. L'appétit peut être en berne, ou on peut avoir grand faim de ce qui est offert: des pousses, des rosaces, des bourgeons, le reste des baies cuites par le gel (la mélasse aussi).
_1010779.JPG
C'est un temps privilégié pour pousser son corps, comme il le réclame: faim de balades sous le soleil encore bas, de travaux du jardin et des champs, ménage de printemps, sport sous la couette chassant le froid de l'hiver... jusqu'à notre point de rosée. Si la vie est encore endormie au fond de nous, si quelques lourdeurs résistent, on peut consommer ce qui est fermenté, léger, aérien, mousseux: crêpes, bière, cidre ou poiré, babas gorgés de jus comme les terres inondées, brioche légère, pains, mousses de légumes, fermentations légères de plantes ou "limonades"... Fruits secs, oléagineux, céréales et légumineuses, et de la verdure, sauvage ou non. Les saveurs qui s'offrent: le doux des céréales et de légumineuses, plus délectable encore qu'en hiver, cuites en pâte, à la vapeur, au bouillon, pour nourrir l'effort et nettoyer les canaux ; l'acide des fermentations, des fruits secs ; un peu de salé.
Aurouze, en Haute-Loire
Et de l'eau, de cette eau qui court, qui frémit dans les humus digérés par le gel, qui suinte en rosée au matin, gorge les prairies qui se réveillent, gonflera les bourgeons après le halo annonciateur. Finis les massages gras et le ghee dans les ouvertures du corps, on peut avoir besoin de la tendresse du ghee lavé ou des laits corporels, des frictions à l'eau de Cologne (ou une fabrication maison) en cas de fièvre, voire de la rugosité de la farine qui liquéfie et rassemble, si la chaleur monte vite.
Et puisque tout monte, nourrir les yeux peut-être enflammés aux paisibles tapis d'étoiles des sous-bois, aux lueurs dorées des mousses finissantes, aux embrassements des cygnes, aux nuages qui passent, au lent étirement des chatons de noisetier ou de saule (remède aux fièvres de février), à l'émergence des glaives des liliacées...
A la Chandeleur, l'hiver cesse apparemment cette année, puisque le ciel était couvert de nuages samedi. Mais les dictons anciens ont perdu de leur fiabilité... Avec la chaleur monte la joie! Pour danser de joie.

Crocus à Aurouze, photo d'Estelle C. Proposition de menus:
Petit-déjeuners: brioche aux fruits confits ou panettone, compote de pruneaux aux écorces de citron bergamote, infusion de sureau; pain au lait aux raisins secs et à la fleur d'oranger, tranches de citron confites au beurre et au miel, infusion d'angélique fraîche; pancakes, sirop de bourgeons de pins, beurre fondu, noix concassées, citron chaud au miel; tartines au beurre et à la compote de cédrat, jus de carottes et mandarine ; pains de farine de pois chiches cuits à la vapeur, gelée de pommes, tisane de fleurs pectorales.

 Déjeuners: pesto d'avocat et feuilles de violettes sur pain grillé, pounti et son coulis acidulé, tarte au citron bergamote; pesto de cardamine des prés ou de cresson, pains vapeur de blé tendre, soupe de pois cassés aux carottes et coriandre; pesto de persil, galettes d'épeautre, chouée, compote de fruits secs et panna cotta au lait d'amandes ; riz grillé au safran, amandes et baies d'épine-vinette, poêlée de légumes, gougères au poivre de Jamaïque, soupe de pois cassés au citron; vadai, cake de légumes, pesto sauvage, sablés à la rose.

Goûters et snacks: crêpes, crêpes suzette, cheesecake, sabayon, baba au rhum, thandai de février (à la guimauve), bavaroise, tourtière, guimauve, soupe de tapioca au lait, gâteau de carottes, citrons givrés, compote de figues sèches et croquants, crumpets, nonnettes, bugnes, oreillettes, beignets aux pommes.

Dîners: soupe à l'oignon et croutons, salade verte; aspic de légumes, porridge; coquillettes au beurre et 5 poivres, salade verte; pain de tilleul, fondue de poireaux et laitue, tapioca au lait; patates douces au four, pesto, compote de figues.

Liste des médicaments à éviter publiée par la revue "Prescrire"

Le lien de téléchargement du pdf est sur cette page.

jeudi 24 janvier 2019

Un petit billet pour nos amis provençaux

Champ d'oliviersLa Provence a un climat bien particulier, comparé au reste de la France, même si on parle d'une vaste Provence qui s'étend partout où l'aridité fait parfois rage avec le Mistral. Comme j'ai eu la chance d'y vivre et d'y retourner souvent, voici une réponse plus complète à une question posée hier: "quels conseils pour vivre avec le climat provençal?"

Nous sommes dans un climat sec, aride même, où domine Vata*, bien présent à travers le Mistral, qui souffle enthousiasme, inspiration, ouverture, légèreté... mais aussi dessèche et augmente tamas*. La chaleur des étés, parfois même des printemps, voire des automnes et hivers, rayonne dans les floraisons, les parfums et la lumière très particulière, omniprésente, qui teinte tout de brillance, de couleurs, de netteté. Une sorte de pureté nimbe chaque plante, même les plus retorses, comme la rue que j'aime tant. Cet éclat, cette chaleur, sont la marque de Pitta*. En hiver, la Provence n'est pas grise, comme ailleurs, elle est vert-bleutée, avec une touche d'anis, si élégante et adorable.
Les anciens que j'ai interrogés quand j'y habitais et parcourais dans le bonheur les chemins sauvages des Alpilles, m'ont raconté une autre Provence, quand le vent du Sud y amenait la pluie, en non pas le souffle lourd du désert, quand les canaux pouvaient déborder plusieurs fois par an à cause de grosses pluies, quand les forêts étaient plus présentes.
La sécheresse qui gagne, qui m'a serré le coeur depuis les fenêtres du TGV, est donc nouvelle. Ce qui veut dire que même les traditions locales sont à adapter. Sans parler de celles que seuls les anciens connaissent encore, comme la crème de genévrier cade (recette dans le tome 1), ou de celles qui paraissent évidentes, comme l'usage de la tomate ou du café, et sont pourtant récentes et plutôt toxiques.
Filaire, janvier, parc des Calanques
- là où le souffle est abondant, là où souffle le pur Mistral, on utilise le souffle: marcher, chanter, respirer (pranayama sans bandhas), masser et être masser.

- s'étirer, doucement, sur le souffle, tous les jours. Adopter les gestes des terres arides qui soignent les articulations comme balayer la maison accroupi au ras du sol.

- pour ne pas être emporté, comme le compagnon du baron de Munchaüsen qui avait des boulets aux pieds parce qu'il courait trop vite en leur absence, on peut adopter les tatkaar et les pesantes clochettes des danseuses de kathak, ce qui est aussi une méthode traditionnelle de contraception et d'équilibre pour la féminité. Idéale pour retrouver son socle au moment des envolées de températures aussi, ou des grosses émotions, même sans clochettes. Autant sans doute qu'une danse traditionnelle locale. Pas pendant les fleurs et pas pour les hommes.

- consommer des bouillons et des jus, avec des nourritures plus sèches, comme l'alliance du couscous et de la semoule, ou la bouillabaisse, ou la soupe au pistou. L'orge, en l'absence d'hypertension ou d'excès de chair, est la céréale qui était consommée abondamment jusqu'à une époque récente. Toujours grillée, sous toutes les formes: farine ou tsampa, semoule, pain, gâteau de farine au miel, risotto... Elle est la céréale des terres arides, de la Mongolie au Maroc. Au contraire du riz qui réduit l'eau dans le corps, et à moins que vous n'habitiez la Camargue, elle donne ce qu'on appelait "la force" en médecine ancienne. Idéale pour les pratiquants de yoga... Elle pousse partout en Provence sous sa forme sauvage.

- se réjouir des plantes locales et les apprivoiser en saison, les connues et les moins connues: olives, baies de genévrier cade, arbouses, oranges amères, calament népétha, rue (une branchette de quelques feuilles pour un plat), grenades, figues, moutarde noire, roquette, germandrée, pistachier, armoise, absinthe... (comme elles me manquent!).Vue depuis la calanque de Samena Quand elles fleurissent ou qu'elles sont "en majesté", c'est le moment de les utiliser. L'amertume des balsamiques purifie le feu qui monte, leur astringence referme et rassemble.

- consommer des aphrodisiaques, au sens ayurvédique du terme, c'est-à-dire "régénérant" de la fécondité: figue, réglisse (le sucre local), les merveilleuses asperges sauvages, ail pour ceux qui ne pratiquent ni yoga ni autre sadhana, rose, jasmin, lait... Certains sont adaptés aux femmes, d'autres aux hommes.

- jouer avec toutes les ombellifères locales, comme le fenouil: elles replacent les souffles dans les canaux appropriés ou les évacuent et promeuvent les jus du corps. Et le laurier...

- privilégier les saveurs acides, douces et salées, puis amères au début de l'été et de l'été indien. L'épine-vinette acide est une grande oubliée de la région, arrachée dans les années 50, et perdue de vue. Pourtant elle est parfaite pour de nombreuses conditions dues à l'aridité, et une composante essentielle de ma version locale (recette dans le tome 1) du chyavanprash indien, mélasse régénérante aux nombreuses vertus (vieillissement, asthme, excès de chaleur dans le haut du corps...).

- plus encore qu'ailleurs, éviter les excitants, hors locaux, qui ont toujours un effet desséchant. Les liqueurs locales, en revanche, permettent, comme le vrai pastis (au moins 13 plantes et de la réglisse comme sucrant), de rendre l'eau froide "digeste" en plein été, à très petite dose bien sûr, mais pas mieux qu'un peu de teinture de benjoin dans un orgeat véritable... ou de gomme de cerisier.
Genévrier sabine dans les Calanques
- les activités qui demandent de l'endurance (les cyclistes acharnés du plein été m'ont toujours interloquée), la station longue devant un écran, de la concentration... sont à éviter. Préférer la contemplation de l'horizon pour relâcher la chaleur interne, et l'inspiration à la concentration.

Si des questions vous viennent, laisser un commentaire sur lequel je rebondirai. Parce que bien sûr, tout cela est un peu court...

  • termes expliqués dans le glossaire de chacun de mes livres

vendredi 18 janvier 2019

Agriculture, super lune de sang en Lion et éclipse, journée des câlins (corrigé)

Lune de sangLa pleine lune de janvier est appelée "lune des loups". Cette année, elle nous semblera exceptionnellement proche de nous, et sa couleur rouge la fera paraître "de sang", avant qu'elle ne soit éclipsée totalement par le Soleil vers 6h (5h41 à 6h43 exactement) du matin, lundi. Dernière d'une tétrade d'éclipses de lune qui se produisent tous les 6 mois, en conjonction au noeud nord (toujours) et sur le premier degré du Lion, elle est le point de renaissance de tout ce qui a démarré au début de 2017. La dernière tétrade en Lion s'est achevée il y a un "saros", c'est-à-dire en janvier 2001, et la prochaine éclipse totale de Lune visible en Europe aura lieu en mai 2022. Selon nos thèmes, cela peut avoir un impact fort ou moins fort, mais il est certain qu'elle clôt un cycle pour tout le monde. Il est intéressant de noter que les traditions font de l'éclipse lunaire en Lion le présage de mort ou de perte de pouvoir pour le "roi" en place, d'autant qu'elle se produit le jour anniversaire de la décapitation de Louis XVI, dans une période où nos sans-culottes à gilets jaunes font l'actualité. En 2001, ce sont les tours du World Trade Center qui étaient "décapitées". Un "saros" plus tôt, en janvier 1983, on était encore dans la conjonction Saturne-Pluton dont j'ai précédemment parlé, qui se débute de nouveau cette année.
calin_de_koala.jpg De même qu'il est d'usage de se plonger dans l'eau lors d'une éclipse solaire, on peut s'entourer de feu lors d'une éclipse lunaire, ou de bougies, voire sauter au-dessus d'un bon feu comme à la St Jean. C'est un moment particulièrement intense pour méditer, ne serait-ce que dans la contemplation de la beauté de l'éclipse et de la lune si proche, pour prendre conscience de ce qui a évolué en nous ces deux dernières années et, après deux années d'"éclipses" et de retrait, renaît dans la lumière, pour écouter le murmure du ciel ou la musique des sphères...
Deux musiques qui peuvent transporter si le silence n'est pas là, pour cause de bruit de la ville très présent par exemple: Daudalogn de Sigur Ros et une version de Hallelujah par Daniel Martin Moore.
Il est possible que cette éclipse coïncide pour certains d'entre nous avec un gros coup de mou en ce "blue monday". Contempler la flamme d 'une bougie, à défaut de l'avoir fait pendant l'éclipse, peut aider à rallumer la flamme vacillante du coeur. Ou un bon lait de poule, un petit remontant, de gros câlins vigoureux... C'est la journée mondiale des câlins!

Chou de Daubenton sur le site de la ferme de Ste MartheIl y a des violettes depuis décembre en Touraine, j'y ai trouvé hier de la stellaire, des orties et de l'oseille, sur la place de la République à Paris les platanes commencent à verdir... et les températures descendent à nouveau. Souhaitons que l'on songe bientôt à préserver les récoltes des aléas du changement climatique en cours en faisant évoluer notre alimentation vers les légumes sauvages et les "perpétuels": tout ce qui pousse sans soin et n'a pas la fragilité de nos légumes, fruits et céréales assistés, dont la dépendance aux soins nous a peu à peu incités à créer des serres, des engrais...
En plus, si "je suis ce que je mange", en me nourrissant de viande d'élevage abrutie par les mauvais traitements, ou de plantes issues de longues sélections mais aussi de soins intensifs, j'"incarne" au sens fort cette fragilité, cette colère et cette ignorance. Vive le si délicieux chou de Daubenton, le poireau perpétuel, l'ortie, la consoude, le coing, les merises, l'artichaut, le cardon, le chénopode... et toutes les "sauvages" qui me remplissaient de force et d'indépendance quand j'avais la chance d'en disposer. Aujourd'hui, tandis que je passe en coup de vent dans la nature, à la faveur d'une courte échappée de Paris, je regarde mes nourritures sauvages avec plus encore de tendresse et de reconnaissance, produits d'un jardin d'Eden que l'homme n'a pas fait croître "à la sueur de son front", traces de Paradis au pur élan, aux saveurs fortes et subtiles, palpitantes de vie.
On en trouve des semences ici, ici et bien sûr ici.

lundi 14 janvier 2019

L'Affaire du siècle: en route vers les 4 millions? Chiche! La bonne nouvelle de ce début d'année...

Quatre associations, Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France ont décidé, au nom de l’intérêt général, d’attaquer l’Etat français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques et protège nos vies, nos territoires et nos droits. C'est l'Affaire du Siècle.
Evidemment, l'association adhère complètement!
Ceci n'est pas une pétition comme les autres: elle est un recours en justice qui a une vraie chance d'aboutir! Avec une équipe de juristes qui s'y prépare depuis 2015! Elle ne vise pas à condamner tel ou tel gouvernement ou parti politique mais bien l'inaction de l'Etat. Et, en cela, chacun d'entre nous peut y adhérer s'il a conscience des bouleversements que nous vivons. C'est l'occasion pour que notre opinion aboutisse à des mesures concrètes malgré le pouvoir des lobbys et les résistances.
Plus de 1000 actions de ce genre sont en cours dans le monde et certaines ont déjà abouti, de manière étonnante!
Faites signer tous vos proches, si vous pensez que c'est important! Cela peut être le biais d'une vraie révolution, en France et dans le monde!

samedi 12 janvier 2019

Les procédés de filtration, réponse d'Arnauld

 Florence: l'Ayurveda a une longue expérience des procédés de filtration et de purification de l'eau: conservation en urnes de terre cuite, passage en carafes de cuivre, exposition à la lumière du soleil et de la lune... mais tout le monde ne possède pas d'urne de 50l dans son salon, les carafes en cuivre se salissent à vitesse anormale avec l'eau du robinet à Paris et nécessitent un entretien quotidien, et l'exposition à la lumière des astres n'empêche pas les polluants. Quels sont les procédés de filtrage modernes?

Arnauld: les plus classiques sont effectivement la filtration très lente sur lit de sable (procédé similaire à la terre cuite non vernissée, très utile contre les parasites et les oeufs mais aussi les matières en suspension, inefficace contre les matières solubles) mais qui nécessite plusieurs m3 de volume (pas commode dans son salon!), et l'ultrafiltration. Il existe de nombreuses solutions d'ultrafiltration, mais l'effet bénéfique n'est que de quelques mois. Les dispositifs se salissent ensuite par l'extérieur, au niveau du jet d'eau sortant, et les résultats bactériologiques sont moins bons que l'eau du robinet sans traitement.

La filtration sur cuivre est un bon moyen d'éliminer les bactéries, les virus et aussi les parasites de type amibe, mais n'a pas d'effet sur les polluants. Un décapage régulier est indispensable pour éliminer le vert de gris, signe de l'oxydation mais aussi de l'efficacité du procédé.

 Donc si vous voulez faire de la filtration, il faudrait cumuler charbon actif (polluants organiques), ultrafiltration (bactéries, virus, diminution de la charge minérale et aussi de la charge organique pour les macromolécules) et enfin filtration sur cuivre pour éliminer les bactéries et parasites qui re-contaminent l'eau en sortie de l'ultrafiltration... Et encore, il n'est pas garanti que le procédé soit efficace car il peut y avoir des relargages du filtre à charbon actif, des contaminations par la membrane de filtration (préférer les membranes minérales), voire par le filtre en cuivre...

mercredi 9 janvier 2019

Les eaux de boisson, par Arnauld

P1000473.JPGEntre les paladins de l’eau en bouteille et les aficionados de l’eau du robinet, la querelle fait rage depuis fort longtemps. En fait, le choix de l’eau est une préoccupation majeure depuis les débuts de l’histoire. Les romains étaient grands consommateurs d’eau potable et rédigèrent de nombreux traités sur le sujet : qualité, collecte et distribution, usages…

A Paris, sous le règne de Saint Louis, chaque habitant disposait d’environ 25 litres d’eau potable par jour. Sous Henri IV, les parisiens ne disposaient plus que d’un petit litre quotidien… De nombreux édits royaux tentèrent de réglementer l’approvisionnement en eau, cherchant à favoriser les eaux des sources proches. Mais les habitants préféraient l’eau des fleuves et rivières, pourtant moins salubres. Il fallut attendre les travaux du docteur Snow pour mettre en évidence la contamination par voie hydrique. En effet, John Snow mit en évidence le lien entre les décès et l’alimentation en eau à la pompe de Broad Street lors de l’épidémie de choléra de 1854 à Londres.
Aujourd’hui, l’eau du robinet est potable partout en France, même si certaines dérogations sont accordées quand les conditions des décrets n°2001-1220 et 2003-452 ne peuvent être respectées (température de l’eau trop élevée en cas de canicule, pics de nitrates…). Ces dérogations assouplissent les conditions mais ne permettent jamais de distribuer une eau malsaine.
WP_20150714_12_51_14_Pro_-_Copie.jpg Afin d’apporter un peu plus de raison et un peu moins de passion dans le choix des eaux de boisson, nous nous intéresserons dans un premier temps aux eaux distribuées au robinet et dans un deuxième temps aux eaux en bouteille.

1 ) Les eaux de distribution
L’eau qui arrive au robinet est obtenue principalement à partir de deux grandes catégories d’eaux : les eaux de source et les eaux de surface (rivières, fleuves, lacs et réservoirs aménagés).
Les eaux de source proviennent essentiellement du sous-sol et sont captées après une période plus ou moins longue de filtration naturelle à travers les couches géologiques. A titre d’exemple, certaines eaux injectées dans le réseau de la ville de Paris traversent les couches géologiques depuis Reims et mettent environ 100.000 ans à parvenir de Reims à Paris.
Ces eaux sont naturellement saines et exemptes de pollution. Au moment de la collecte, le seul traitement est l’ajout d’eau de javel à raison d’une goutte pour 200 litres d’eau. Si votre commune est alimentée exclusivement par de l’eau de source, profitez-en !
Malheureusement, les eaux de source sont très insuffisantes. Il est indispensable d’utiliser des eaux de surface : rivières et fleuves. Ces eaux sont moins propres en raison de rejets d’eaux usées après traitement en usines d’épuration, d’apports de matières indésirables comme les hydrocarbures qui ruissèlent depuis les routes et sites industriels ou encore de contamination par des activités agricoles (nitrates et pesticides pour ne citer que les polluants majeurs).
Les eaux de surfaces subissent des traitements plus ou moins poussés selon leur qualité initiale : filtration simple, filtration sur charbon actif pour fixer les polluants organiques et éliminer les goûts et odeurs désagréables, coagulation-floculation pour éliminer les matières en suspension (ce qui induit une charge minérale d’origine chimique), ultrafiltration ou osmose inverse (procédés de filtration avancée qui éliminent de nombreux polluants et même le chlorure de sodium, plus connu sous le nom de sel de table)…
photo_8.JPG Avant d’être injectées dans le réseau d’eau potable, toutes les eaux sont enrichies en eau de javel pour garantir leur stérilité. Les eaux qui sont agressives sont enrichies en calcaire afin d’éviter la corrosion des tuyaux. C’est ainsi que, de façon amusante, les tuyaux en plomb ne présentent aucun risque sanitaire car les canalisations sont culottées de calcaire et il n’y a pas de passage de plomb dans l’eau !
L’eau du robinet est donc un mélange d’eaux de source et d’eaux de surface. Il est indispensable de consulter les analyses en mairie afin d’en savoir un peu plus. Mais alors, sur quels paramètres baser son appréciation ?

En première approche, il est recommandé de regarder les quelques paramètres suivants :
Absence de plomb, métal dont les effets toxiques sont très documentés
Absence d’aluminium, métal dont la toxicité a été mise en évidence lors de l’apparition de démences lors des premières dialyses du sang
Très faibles taux de nitrates
Très faibles taux de pesticides, herbicides et autres insecticides, produits chimiques dont la toxicité est préoccupante

Le cas des nitrates mérite un développement un peu plus long. Les nitrates peuvent être naturellement présents à des niveaux très faibles, inférieurs à 1 ou 2 mg/L. C’est le cas lorsque les terrains agricoles sont riches en crucifères, plantes qui fixent naturellement l’azote. La réglementation fixe un seuil légal de 10 mg/L pour les nourrissons et de 50 mg/L pour les adultes. Le seuil est plus bas pour les très jeunes enfants car l’acidité insuffisante de leurs estomacs ne permet pas de lutter contre la transformation des nitrates en nitrites. Or les nitrites empêchent la fixation de l’oxygène dans le sang. On peut alors observer de phénomènes de cyanose (syndrome du bébé bleu).
 Les nitrates sont aussi un bon indicateur indirect de la contamination par des pesticides. En effet, la présence importante de nitrates (à partir de 10 mg/L pour fixer un seuil qui corresponde à la préoccupation de la toxicité pour les enfants) est révélatrice d’une activité agricole. Les activités agricoles, sauf cas de l’agriculture biologique, sont de grandes consommatrices de produits chimiques.
Des nombreux autres paramètres mériteraient d’être observés, mais les analyses ne sont pas toujours disponibles. Les analyses imposées dépendent de la population desservie. D’autre part, les spécialistes ne sont pas toujours d’accord sur les seuils et le débat dépasse notre propos.
Il existe également des ressources en eaux plus rares comme les eaux karstiques et les eaux de mer. Ces eaux ne sont pas abordées dans ce modeste billet de blog.

2 ) Les eaux en bouteille
Les eaux en bouteille sont classées en deux catégories : les eaux de source et les eaux minérales. Les eaux de source n’ont pas nécessairement une composition constante, contrairement aux eaux minérales. En outre, et c’est assez amusant, les eaux minérales ne sont pas potables au sens des annexes du décret n°2001-1220. En effet, la teneur anormale en un ou plusieurs éléments chimiques des eaux minérales est supposée garantir une efficacité thérapeutique.
Bien entendu, les eaux de source et les eaux minérales embouteillées sont potables. Le dernier épisode de la commercialisation d’eaux non potables, voire dangereuses, remonte aux années 1920 avec la vente en pharmacie d’eaux radioactives, parées de toutes les vertus thérapeutiques. Ne soyons pas trop durs avec les pharmaciens de l’époque en nous souvenant que la commercialisation en officine des cigarettes thérapeutiques à l’eucalyptus ne cessa que dans les années 1990.
 La vraie question est donc de savoir comment sélectionner une eau en bouteille. Le strict minimum est de vérifier la présence du logo d’eau adaptée aux nourrissons. Ensuite, le choix est assez difficile car certaines eaux peuvent convenir à la population en général mais ne pas convenir à une personne en particulier en raison d’une pathologie chronique. Par exemple, une eau fortement minéralisée est à déconseiller à un hypertendu. Inversement, une eau riche en magnésium pourrait être bénéfique à un diabétique… Voici néanmoins quelques conseils si vous n’avez aucune pathologie particulière.

Choisissez des eaux très peu minéralisées et légèrement acides (pH inférieur à 7). En effet, le mode de vie occidental apporte une charge minérale élevée et tend à élever le pH du sang. Les eaux les plus répandues sont la Mont Roucous (pH = 5,85), la Rosée de la Reine (pH = 5,8), la Montcalm (pH = 6,8) et la Volcania (pH = 6,3).
Mais comment reconnaitre ces eaux en dehors des marques déjà mentionnées ? Il suffit de choisir des eaux avec une charge minérale faible (résidu à sec inférieur à 100 mg/L, la Mont Roucous a un résidu à sec de 18,1 mg/L), une résistivité élevée (au strict minimum 8000Ω, de préférence une résistivité supérieure à 30000Ω, la Rosée de la Reine a une résistivité de 43500Ω) et pH inférieur à 7.
Vous êtes désespéré et ne trouvez aucune des eaux mentionnées ? L’eau du robinet a un goût désagréable ? Vous pouvez toujours trouver de la Volvic et alterner régulièrement avec les eaux embouteillées que vous aimez. Au-delà des critères physico-chimiques, ne boudez pas votre plaisir. S’il fait chaud et que vous avez envie d’une eau gazeuse très minéralisée, c’est un signal de votre corps qui manque de minéraux !
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Florence: moi, j'aimerais bien être plus écolo et ne boire que de l'eau du robinet mais j'y trouve parfois, en plus de l'astringence du calcaire, une saveur rédhibitoire de gras et un goût... qui me dégoûte! Et l'eau des trois fontaines de Paris a beau être délicieuse, c'est lourd de la rapporter!
Arnauld: il suffit de faire bouillir l'eau pour éliminer le calcaire par déplacement de l'équilibre calco-carbonique : le calcaire précipite en grande partie au moment de l’ébullition. Cela permet également d'éliminer les produits chimiques qui sont volatils en dessous de 100°C (comme le méthanol, l'éthanol et... des centaines de milliers de substances de synthèse!).
La sensation de "gras" peut être liée à de nombreuses causes : traces d'hydrocarbures, traces de produits chimiques (hormones de synthèse, antibiotiques...). Cette sensation est liée à une eau initialement sale et traitée par la suite. En fait, il y a deux problèmes : la dégradation des propriétés organoleptiques et la présence probable de micro-polluants qu'un palais habitué à une eau propre peut détecter.
Florence: oui, un troisième problème étant l'absence d'étude sur les répercussions sur la santé, en interne et en externe, d'une eau ainsi "salie", qui ne me donne pas l'impression de me désaltérer, un comble pour de l'eau!

Pour aller plus loin
L'Hygiène dans la République : La Santé publique en France ou l'utopie contrariée : 1870-1918, Lyon Murard et Patrick Zylberman, Fayard
Notre poison quotidien, Marie-Monique Robin, La Découverte
Un empoisonnement universel : Comment les produits chimiques ont envahi la planète Broché – 9 mars 2016 , Fabrice Nicolino, Babel
Le wikihow sur les filtres

jeudi 3 janvier 2019

Nouvelle lune et amas en Capricorne, manifestation de la lumière revenue, bain sacré et galette...

Thèe de la nouvelle lune à Paris, sur astrotheme.frLa nouvelle lune de la nuit de samedi à dimanche se produira en Capricorne, en conjonction avec le Soleil bien sûr, mais aussi Saturne et Pluton, en sextile à Neptune: c'est le coeur de l'hiver qui se manifeste le jour de l'Epiphanie! Autant de planètes froides, atoniques, pourtant potentiellement porteuses d'énergie, mais aussi de blocages (Saturne et Pluton).
Cette combinaison de planètes augure de changements drastiques dans le domaine de la finance, des institutions, du contrôle, de la rigueur, des structures, de la politique, de la science, du système osseux, et de la terre. Ces changements seront d'une ampleur comparable à la précédente conjonction entre Saturne et Pluton, en Balance, en 1981, signe du mariage, de la paix, de la tolérance et de l'harmonie: assassinat de Sadate, prise de pouvoir de Pinochet, attentat contre Jean-Paul II, instauration de l'état de siège en Pologne, élection du premier président socialiste depuis 1945 en France et abolition de la peine de mort, abolition de l'esclavage en Mauritanie, mariage mondialement suivi de Lady Di, assassinats par la CIA en Amérique du Sud ... En 1981, ces planètes contrevenaient en partie à l'expression du signe. En 2019, elles le renforcent, mais pour en atteindre la vérité ou les limites.
Le carré de la cruauté, Pluton-Uranus, est en train de se défaire, et avec lui devrait s'affadir le pouvoir de l'Etat islamique, ainsi que celui d'autres entités cruelles, comme peut-être également Duterte, Kim Jong-Un ou MBS, mais pas la tentation de la destruction, car Pluton est bientôt sur la queue du Dragon pour quelques mois. Cela signifie que la mise en lumière du caractère pourri des institutions, et temporairement la rigueur qui y sera associée, aboutissent à la reconstitution de la cellule (Cancer, également signe de Mère nature), au niveau individuel, familial et social, même si la tentation de mettre fin au désordre par la sévérité existe, et du coup la tentation du nationalisme. Uranus rentre en Taureau, ce qui devrait exalter nos aspirations à une vie douce, confortable et satisfaisante pour les sens. Les egos surdimensionnés n'ont plus leur place non plus avec la sortie d'Uranus du Bélier. Jupiter quant à lui sera plus ou moins carré à Neptune jusqu'en novembre, ce qui laisse penser que notre Jupiter national va continuer de rencontrer l'hostilité de la foule pour encore longtemps, surtout si la vie douce à laquelle tous aspirent semble toujours réservée aux privilégiés, d'autant que son propre thème l'incite à l'inflation du moi. Dans ce contexte, l'affaire du siècle (vidéo explicative additionnelle ici), et ses semblables à travers le monde (plus de 1000 actions en cours), semble très bien placée et porteuse d'espoir: la justice (Saturne) mise en branle par la foule (Neptune en sextile) mettant fin à l'inertie coupable (Pluton) des institutions (Capricorne).
Iemanja, ou Vénus sortant de l'eau?
Comme les nuages qui assombrissent constamment le ciel en ce moment sans pourtant donner ni neige pure ni pluie féconde et sans relâcher leurs humeurs, il se peut que notre humour soit en berne, avec notre enthousiasme et notre entrain, voire que nous ayons quelques désordres de santé, ou des inquiétudes mal définies, surtout si nous nous sommes chargés pendant les fêtes.

"Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits; (...)" Baudelaire, Spleen

On peut se réfugier sous sa couette avec du thé de Chevrilles (tilleul, anis, cannelle, miel et vin rouge) ou du vin de Jeanine, mais les tensions plutoniennes ne nous permettront pas d'y trouver du réconfort, à moins d'être deux. On peut avoir envie de ramener du mouvement dans cette asthénie pour en manifester toute l'énergie congestionnée: frictions à l'alcool, sorbets acidulés, alternance de douches froides et chaudes, activité physique motivante et pas excessive... ou simplement affronter intérieurement ce moment de très bas, en regardant d'où vient la lumière qui nous en tire, ou prolonger les fêtes.
On peut aussi pratiquer des pranayamas avec bandhas (jalandhara en particulier), du chi qong, boire du citron (ou orange) au gingembre pour se nettoyer, éviter le gras et le sucre pour désengorger le foie, s'étirer enfin pour achever de défaire les tensions, ou jeûner pour embrasser l'atonie. Quoi qu'il en soit, nous trouverons du réconfort dans le mouvement.

pongal.jpg Pourtant l'Epiphanie est la célébration de la manifestation de la lumière, quand après les 12 jours d'incertitude entre Noël et le 6 janvier, l'allongement des jours devient perceptible et, avec lui, le retour annoncé de la lumière et du printemps porteur de fécondité. Dans l'église des chrétiens d'Occident, l'Epiphanie célèbre la visite des Rois Mages, mais dans l'église byzantine, c'est la célébration du baptême du Christ-lumière dans le Jourdain, qui dit-on reflua à cette occasion, comme reflue en apparence la course du soleil dans le ciel, grande mer originelle. D'où les danses dans l'eau glacée et les plongeons audacieux pour récupérer les croix jetées dans le fleuve ou la mer. Outre les nombreuses traditions de bains dans l'eau de cette période de l'année, cela vient résonner avec un certain nombre de rituels à travers le monde.
En Inde, le 14 janvier, le jour où le soleil rentre dans la constellation du Capricorne (différente de l'astrologie occidentale en raison de la précession des équinoxes), c'est Makara Sankranti, et le premier jour, une fois tous les trois ans, de la Kumbh Mela, ancien rituel de fertilité, maintenant grand rituel de bain purificateur dans l'une des 4 villes saintes, auquel se pressent des dizaines de millions d'hindous. C'est aussi Pongal, qui veut dire "ébullition", fête des moissons antérieure à l'hindouïsme, pendant laquelle on offre aux visiteurs du riz au lait ayant débordé (ébullition) de la casserole et on remercie la nature et les animaux pour leurs bienfaits. Tandis qu'au Maharashtra et au Gujarat, les batailles de cerfs-volants font rage, avant le magique lâcher de lanternes de la nuit. Makara Sankranti marque le début de la période de 6 mois de la manifestation de l'énergie, propice aux évènements importants comme les mariages, et le début de la consommation des graines germées.
Kolam.jpg Dans les cultes afro-caribéens, le 31 décembre, on célèbre Yemanja, orixà de la mer, "la mère dont les enfants sont comme des poissons", protectrice des femmes, plus particulièrement si elles sont enceintes, mère de tous les orixàs (divinités de la Nature), devenue protectrice des marins avec sa christianisation. On dépose alors des offrandes pour elle dans des paniers sur le littoral, avec les souhaits qu'on désire voir se réaliser, ou vêtu de blanc on lance des roses blanches dans la mer (Rio).
Ebisu, divinité shinto des pêcheurs, des marins et de la prospérité, est célébré le 10 janvier. Tous les commerçants se rendent alors dans les temples shinto pour recevoir sa bénédiction. Et le deuxième lundi de janvier est également la fête de la majorité, qui voient les jeunes gens ayant 20 ans dans l'année, fêter l'accession à la majorité légale.
L'eau, le blanc et le pur, le nourrissement et la fécondité, le reflux ou l'ébullition...

La galette est tout cela: une représentation du soleil, d'où les dessins sur sa croûte en forme de rayons tournoyants, une promesse d'abondance tandis que l'"ébullition" commence, une manifestation de la lumière. Comme vous n'avez peut-être pas l'envie d'une vraie galette à la frangipane, voici une autre version pour cette année:
Galette des Rois légère
Ingrédients : 2 rouleaux de pâte feuilletée au beurre clarifié, 2 tasses d'amandes ou de poudre d'amandes, 1/2l de lait, 2 jaunes d'œufs, 1 gousse de vanille, 2 c. à soupe de farine, 2 c. à soupe d'eau de fleurs de géranium ou de fleur d'oranger, 2 c. à soupe de liqueur de cailloux ou un peu d'extrait d'amandes amères, 5 c. à soupe de sucre, 2 c. à soupe de beurre clarifié, jus d'orange ou lait safrané pour lustrer.
Préparation : Si vous utilisez des amandes entières, plongez-les dans l'eau bouillante quelques minutes puis émondez-les sous l'eau froide. Passer au mixeur ou au mortier pour réduire en pâte, délayée avec l'eau de géranium. Sinon, mélanger la poudre avec l'eau de géranium.
Faire chauffer le beurre dans une petite casserole. Y ajouter la farine et laisser blondir. Délayer petit à petit avec le lait comme pour une béchamel, en fouettant pour éviter les grumeaux. Parfumer avant l'épaississement avec la gousse de vanille fendue et raclée à la cuillère. Délayer avec 2 à 3 c. à soupe de sucre.
Dans une autre petite casserole, à feu très doux, fouetter les deux jaunes avec 2 c. de sucre. Ils vont blanchir comme pour un sabayon, et monter légèrement. Les verser alors petit à petit en fouettant dans la casserole de crème, remise sur feu doux.
Ajouter la purée d'amandes ou la poudre et l'eau de géranium. Laisser refroidir puis ajouter la liqueur de cailloux ou l'extrait d'amandes amères. A ce stade, la crème doit être assez épaisse et se tenir.
Etaler la crème froide sur le premier disque de pâte jusqu'à 3 cm du bord. Passer un doigt mouillé sur les bords. Poser le second disque par-dessus et sceller en pressant puis en soulevant les bords tous les centimètres à la pointe du couteau.
Foncer le dessus au jus d'orange, au lait safrané, ou à la crème fleurette. Dessiner éventuellement des motifs au couteau retourné.
Faire cuire à four moyen environ 1/2h.

mercredi 26 décembre 2018

L'affaire du siècle, et syndrôme grippal

Pour tous ceux qui n'ont pas encore signé le recours de presque 2 millions de citoyens maintenant contre l'Etat qui s'abstient malgré l'opinion publique de pratiquer une vraie politique de préservation de l'environnement voire, en ce qui concerne les forêts par exemple, aggrave l'exploitation des ressources qui sont notre bien commun. Partout dans le monde, des citoyens obtiennent justice face à l'inertie et la logique commerciale des états!
Mais aussi et toujours l'action de l'avocate Valérie Cabanes pour faire reconnaître des droits à la nature, et ainsi la protéger d'une exploitation démesurée, nous protégeant par là même, nous et nos enfants.

Les températures redescendent brutalement, ce qui aggrave les souffles de tous ceux que la chaleur avait cuit. La grippe menace sous le ciel bleu! Frictions, transpirations au hammam, tarte au citron, étirements (voir la petite séance proposée dans un précédent billet pour l'hiver), soupe à l'oignon... devraient aider à stopper les symptômes et vous permettre de profiter de l'élan du beau temps avant la remontée annoncée.

vendredi 21 décembre 2018

Menus de Noël ou Réveillon végétariens

Soir tombant sur l'Indre
Salade de céleri rave, noix et coings
Seitan à l'orange
Fondue d'épinards parfumée
Cocotte de légumes racines confits
Pesto de cresson et avocat
Panisse
Sorbet champagne et rose, pain d'épices

ou

 Salade de légumes d'hiver
Crème de céleri rave
Blanquette de seitan et poireaux
Riz vapeur en feuille de vigne
Topinambours confits aux pommes
Galettes de pois cassés
Pesto de cresson au safran
Gâteau de carottes aux noix, duo de sabayon au citron bergamote et panna cotta

ou
Boules de guiDips de haricots rouges, olives vertes, artichaut...
Coeurs de laitue, écorces confites et grenade
Ravioles de fromage caillé et chou dans leur bouillon d'épluchures au safran
Seitan rôti farci aux champignons et marrons
Fondue de verdures (daubenton, épinards, chou pointu...)
Chutney de poires et mandarines
Bûche épine-vinette, safran et rose

photos à suivre...

Jours de vent du Sud

Avec le vent chaud, la température est encore montée pendant la nuit, enlevant sa fraîcheur apaisante au petit matin. Il est possible que certains d'entre nous soient plein de "grognons", fassent de mauvais rêves, aient la goutte au nez et des douleurs au milieu du corps, voire des mucosités plus épaisses, la nausée, un manque total d'appétence, et très froid...
Le réflexe est de se couvrir et de rester caché mais c'est le contraire qui libère: la chaleur interne prise de court par la hausse des températures doit circuler. Etirements toniques, vigoureuses frictions, courses sautillantes dans le vent, enchaînements en appui sur les cuisses, bains de pied chauds... c'est cela qui soulagera de ce supplément d'énergie un peu indigeste... ou une bonne gastro!
Le jus chaud des premiers citrons bergamote aussi, avec une bonne dose de gingembre voire de poivre, une poêlée d'épinards au beurre clarifié, des coings cuits au four, du pesto de persil, des écorces d'orange amère confites de l'année dernière, du Picon avec de la bière, ou la version maison, des aliments qui tiennent au corps pour garder la présence, qui croustillent, qui sont compacts, et relevés, de la "cervoise tiède" et de la nourriture quand on a faim seulement, par petites quantités.
Considérant le périgée lunaire au solstice, on me dit que les conditions pour un passage tempétueux type 1999 sont bien réunies du 22 au 24 alors accrochez-vous peut-être. Tandis que la conjonction Jupiter-Mercure fait de cette période une excellente occasion pour les conversations difficiles. Avant la grande lourdeur annoncée de la nouvelle lune de janvier, celle de la neige j'espère, l'humeur est à l'héroïsme, à la liberté, à la joie, et toujours à l'amour! Et le vent gonfle notre enthousiasme... Menus de Noël dans le prochain billet aujourd'hui... Recettes dans la newsletter.

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