Le paradis c'est ici ! - le blog

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samedi 22 juin 2019

Rappel de conseils pour la canicule

Rainette au soleil levant - le matin au lever, après éventuellement une tisane astringente qui nous donnera de la fermeté (reine-des-prés, thé vert...), s'étirer sans faire d'effort, pour rétablir la circulation des souffles qui a tendance à se figer avec la chaleur, et puiser dans la lumière et la chaleur l'inspiration qui nourrira les prochains mois, tandis que nous sommes trop cuits pour conserver nos fixations habituelles: laisser notre ciel s'ouvrir à l'inconnu dans la lumière.

- après les étirements à la fraîche, c'est le meilleur moment pour se régaler des fruits du jardin ou de la saison. Et quel bonheur de cueillir les cerises à l'ombre des feuilles, ou les figues, les fraises des bois, les framboises, le cassis, les groseilles...

- si on est sédentaire, manger et boire chaud, et tant mieux si cela fait transpirer, parce que la transpiration est un bon signe de circulation des souffles, et qu'elle est rafraîchissante. En cas de sensation de lourdeur, on peut ajouter des épices et des herbes piquantes ou pénétrantes.
Reine-des-prés
- si on ne peut pas faire trempette:
Le matin, rincer doucement le haut de la tête à l'eau fraîche, plusieurs fois d'affilée, tête penchée en arrière comme chez le coiffeur, éventuellement avec une infusion de fleurs adoucissantes (mauve, guimauve, rose trémière, sureau, camomille, bleuet, hamamélis...) dans de l'eau minérale et les yeux ouverts. Ca apaise les maux de têtes, la sensation de chaleur, redonne de la clarté aux yeux et à l'esprit et ramène à la joie d'habiter ce corps sous le soleil.
Le soir, presser doucement une éponge trempée dans une bassine d'eau fraîche alternativement sur chaque cheville entre les deux malléoles, les pieds posés sur les bords de la bassine ou au-dessus, aussi longtemps que nécessaire (au moins 10mn). Cela fait redescendre les souffles, fait descendre les fièvres, soutient les reins, apaise des excès de soleil et de chaleur et permet de dormir!
Vesce commune et gaillet odorant
- tirer les volets, les persiennes, les stores... du côté où tape le soleil, pour maintenir notre lieu de séjour dans l'ombre comme le terrier protecteur. Mais laisser les fenêtres ouvertes pour permettre la circulation de l'air et humecter régulièrement les rideaux avec des eaux parfumées: l'air en circulant au travers des rideaux humides fera baisser la température intérieure de plusieurs degrés, tout en apportant une douce humidité. Les odeurs de fleurs ou d'herbe apaiseront les souffles et renforceront le sens de l'odorat, nous reliant à la terre. On peut aussi placer des pots de terre cuite non vernissés (genre pot de fleur dont on a bouché le trou) sur le rebord des fenêtres, modeste équivalent de la climatisation des plus anciennes civilisations, et bien plus agréable que la clim'.
Pesse d'eau au jardin des Plantes
- si on peut, se lever et se coucher avec le soleil, et faire la sieste à l'ombre quand "il fait trop chaud pour travailler". Le soleil est particulièrement doux et agréable à son lever, et le seul auquel on puisse vraiment s'exposer lors des canicules.

- en Espagne, il y a la sangria, en Touraine la chicolle ou le miot qu'on apportait aux moissonneurs lors des grandes chaleurs: boire un peu de vin sucré dilué à l'eau, avec des fruits frais éventuellement, comme nous le servait ma grand-mère bordelaise quand nous étions petits lors des canicules de 1975 et 1976 (accompagné de tartines grillées frottées à l'ail), comme le vrai pastis de Provence. Cela rétablit une circulation, une transpiration...Ici, d'autres boissons pour la chaleur, comme le erk sous.

- si la chaleur est montée au coeur avec la lourdeur qui domine, et même si ce fruit n'est pas tout à fait de saison, la tomate, particulièrement crue, comme dans un gaspacho, peut amener sa fraîcheur juteuse aux coeurs fatigués. Les alliacées peuvent être nécessaires pour empêcher les souffles de s'envoler. Les pranayamas suivants, à pratiquer tôt le matin ou le soir tard, sont particulièrements indiqués en cas d'hypertension, aggravée par la forte chaleur et la sécheresse, mais aussi simplement pour se rafraîchir: shitali (avec la langue en U), shitkali (pareil, mais à travers les dents), brahmari (abeille) et ujjayi (respiration du sommeil).

-on peut aussi être irrité: gelée à base d'agar-agar, panna cota, orge, orgeat (à base de farine d'orge grillée par cette chaleur, recette ici),Cueillir les cerises dans l'arbre purée d'amandes, lin, mauve, guimauve, voire aloe si on est dans un pays de cactus... peuvent procurer une sensation délicieuse de fraîcheur intérieure. On peut même se nourrir d'orgeat. Pour les transits qui s'accélère, les lassis font merveille.

- pour rafraîchir les yeux, contempler le lointain: levers et couchers de lune ou de soleil, horizon... et le laisser nous sortir de nos sentiers re-battus. Evacuer complètement le travail intellectuel et les écrans sous peine d'aggraver notre colère et notre chaleur interne.

- en cas de manque d'appétit ou d'entrain, trempette dans la piscine, la rivière, la baignoire... d'eau froide de temps en temps, ou douche fraîche. On peut aussi prendre une tisane astringente avant l'heure des repas: thé vert à la menthe pas trop sucré, tisane de myrte, d'absinthe, de reine des prés, d'achillée, de feuilles de noyer, de 4 semences chaudes selon l'endroit où l'on est, et ce qui éveille nos papilles, ou tartines de chutney de fenugrec (recette ici).
Bouquet spontané
- manger peu à la fois, liquide, parfumé. Préférer les jus (de fruits frais, de légumes, au gingembre frais en l'absence d'angélique fraîche), les bouillons (de céréales, de légumineuses, de légumes...), voire les tisanes d'aliments rôtis, grillés, puis réhydratés par l'eau (orge, riz...), comme nous. Des jus pour remplacer les nôtres qui s'étiolent. Boire peu à la fois, pour ne pas diluer les sucs digestifs. Consommer du lassi, ou yaourt battu avec de l'eau, ou du lait ribot, surtout en fin de repas, parce que c'est délicieux bien sûr, que ça fait le ventre plat et évite l'émaciation et les problèmes de transits, avec un peu de cumin ou du mélange "4 semences chaudes" et un peu de sel.
Fraises des bois - pour les gourmands qui ne manquent pas d'appétit, quand le corps aura évacué l'excès de chaleur impromptu, après le soleil, ce sera le moment des pâtisseries! Des vraies, nourrissantes, onctueuses, à base d'oléagineux, comme on les fait au Moyen-Orient ou au Maghreb, ou encore en Inde, en Grèce, en Géorgie..., qui nourrissent la plénitude et stimulent le feu digestif. Comme aussi ma fameuse tarte aux figues (recette ici). Ce sera aussi le temps des potées de viandes, poissons ou légumes, longuement cuites à petit feu, riches en graisse légères, accompagnées de céréales blanches et onctueuses: couscous, orge grillée, riz grillé... Avant, yaourt battu, pain sec, olives, fruits cuits ou au vin, et un peu de pastis bien dilué, peuvent suffire à réjouir le coeur et l'appétit.

samedi 15 juin 2019

La séance de yoga pour l'été, de Florence Ponceau

A la saison d'été, on préfèrera pratiquer aux heures fraîches: le matin au réveil et/ou à la fin de l'après-midi, après les grosses chaleurs, pour ne pas puiser trop loin dans nos tissus - dhatus.
Dans la pratique, on accompagne la force d'élévation, udâna vayu, celle-là même qui anime la nature et nos esprits au moins jusqu'au solstice - udâna vâyu est, entre-autres, à l'origine de nos aspirations et de l'accession à plus grand, plus haut, plus lumineux (du point de vue spirituel) - par de grands étirements, une généreuse ouverture des poumons. Ceci sans pour autant perdre son ancrage ni s'épuiser dans des pratiques trop intenses. La pratique doit au contraire permettre de générer la fraîcheur, l'ouverture, l'expansion. Elle tend à rafraîchir les organes des sens pour échapper à la saturation, à l'aveuglement, afin de se laisser éblouir par la nature profonde de toute chose.

Comme l'évoque Florence Pomana, ce début d'été ne ressemble pas à la belle image que nous nous en faisons. Avec les pluies, on peut se relier dans la pratique à la tonicité de maintien de la colonne vertébrale, comme pour se retenir à quelque chose en Soi, alors que les souffles tendent à se relâcher, et qu'il faut absolument laisser faire. Avec la conscience de cet axe intérieur, on peut contempler l'action du Souffle en Soi, accompagner le mouvement d'expansion, jusqu'à ce que les fleurs de lotus viennent à fleurir de l'intérieur. C'est ainsi que l'on accède le plus simplement du monde à l'expérience des différents centres d'énergie ou chakras, et que l'on se libère encore - kaivalya.
Pour sitali pranayama, voir cette vidéo. ete1_1_.jpg
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Le temps de tenue des postures et le nombre de répétitions des séquences sont adaptable selon votre pratique et vos ressentis, ils ne sont volontairement pas toujours indiqués d'ailleurs. Certaines pratiques proposées sont exigeantes, voyez avec votre professeur ou référent.e en la matière quelle adaptation vous pouvez en faire, ou comment cheminer, pas à pas, comme un enfant apprenant à marcher, vers la posture proposée. Aussi, si vous avez un quelconque doute entre la compatibilité de votre état de santé et la pratique, n'hésitez pas à laisser un commentaire afin que nous puissions vous conseiller.

samedi 1 juin 2019

Quelques boissons pour la chaleur qui monte vite

Auprès de mon arbre... dans le jardin alpin du jardin des PlantesSi on danse, chante, travaille physiquement..., plutôt du frais, mais pas d'eau pure, trop déminéralisante:
- la boisson rhubarbe et rose, recette de "Un goût de paradis".
- le thandaï, en deux versions ici à la guimauve, très pectoral, et dans "Un goût de paradis", plus subtil et enfantin.
- l'orgeat, qui peut aussi être la nourriture de la journée, ou le dîner apaisant: ici.
- le kéfir ou le yaourt battu avec de l'eau gazeuse, un peu d'écorces de citron, de la menthe fraîche et du sel, très désaltérant, particulièrement en climat aride.
- le miot, la chicolle... si on a une activité physique épuisante, notre équivalent local de la sangria: des cerises ou des fraises, du vin sucré et beaucoup d'eau. Le pastis, mais dilué comme il faut, marche aussi. La très faible proportion d'alcool aide à digérer les fruits et l'eau, permettant le rafraîchissement.
- une menthe à l'eau ou, plus complexe, une infusion fraîche de mon mélange "allégresse", très rafraîchissant, variation sur une recette d'origine arabo-andalouse: un tout petit peu d'aloe, de la réglisse, de la menthe poivrée, de l'écorce de mandarine, des feuilles de mandarinier ou de cédrat, des fleurs de bourrache, une pointe de cannelle et de clou de girofle.
- une infusion de camomille matricaire, d'écorce de citron et de mandarine avec de l'écorce de chêne et de la réglisse, très apaisante.
- de l'eau dans laquelle a trempé pendant la nuit une branche de mélisse fraîche, et/ou une de menthe.
- une cuillerée de mélasse de grenade avec de l'eau de rose.

J'adore les grenouilles Si on préfère contempler les explosions de fleurs, ses souvenirs qui montent, la beauté du monde en train de se déployer, la joie des humains dans la chaleur estivale, le visage des personnes aimées:
- un thé vert à la menthe avec des pâtisseries!
- une infusion de fleurs pour fleurir et transpirer: sureau, jasmin, rose... avec un peu d'anis éventuellement.
- un tchaï léger en lait, juste assez pour faire transpirer.
- un orgeat chaud, très agréable aussi.
- un "café blanc": de la vraie bonne eau de fleur d'oranger (1 c. à soupe pour une tasse) avec du miel et de l'eau chaude, éventuellement coupée d'un peu de lait.
Les fruits ou les jus de fruits frais sont à prendre le matin à jeûn de préférence, quand le feu digestif est encore fort. Après, ils ne sont pas forcément si agréables.

P1010294.JPGEt voici la dernière de mes trouvailles de lecture, le erk sous, une boisson du Liban, de l'Egypte et, j'imagine, de tout le Moyen-Orient, pour le Ramadan et les étés brûlants:
Remplir à moitié une assiette creuse de racine de réglisse quasi en poudre.
Saupoudrer d'une grosse cuillerée à soupe de bicarbonate de soude. Arroser d'eau petit à petit tout en malaxant pour l'obtention d'une pâte qui va foncer. Laisser reposer la nuit.
Le lendemain, mettre cette pâte dans une mousseline et la placer dans une grande cruche d'eau (3-4l). Quand l'eau est devenue marron foncé, retirer la mousseline, fouetter vigoureusement et servir. Pas pour les hypertendus...

Si, malgré tout, nous nous sentons fiévreux, colériques, ou épuisés, la douche des chevilles nous rendra au repos: le bout des pieds posé sur le rebord d'une bassine de façon à ce que les chevilles soient au-dessus de l'eau, installé confortablement, on se laisse baigner chaque cheville d'eau fraîche alternativement, à l'aide d'une éponge. Tout concourt à l'apaisement: l'ami(e) ou l'être cher qui le fait, nous témoignant sa tendresse, la lenteur, le bruit de l'eau qui coule entre les deux malléoles, l'odeur de fleur d'oranger si on en a mis dans l'eau...

mardi 14 mai 2019

La séance de yoga pour le printemps, de Florence Ponceau

Fleurs de plantain à la couronne de féeCette nouvelle saison, ce "temps premier", peut se vivre comme une renaissance. Peut-être pouvons-nous en faire l'expérience simplement en contemplant ce qui se produit au dehors: la montée des températures, la nature florissante, la lumière montante, éblouissante...
Et ce regard porté autour de nous amène à prendre conscience de ce qui se reflète en nous.
Il est bon pour ouvrir la voie de revenir à des pratiques purificatrices - afin de nettoyer les agnis et de libérer l'espace qui mène de la sphère mentale à la voix de l'intuition (hridaya); et d'aller vers d'autres pratiques intenses accompagnant la mise en branle de l'énergie interne - celle qui pourrait rester endormie tout en bas du tronc, ou encore stagner au centre - pour, au moment venu, jaillir (udâna vayu), et vivre sa pleine expansion: fleurir enfin.
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dimanche 5 mai 2019

Changements dans le programme!

Juin
Cascade dans le Queyras - cure de la Pentecôte du 8 au 15 juin: pour laisser la grâce nous inspirer, avec un travail particulier sur la tête et la fraîcheur intérieure. Programme individuel pour les curistes. Egalement des cueillettes sauvages.
- WE de pratique des recettes et remèdes du tome 5, les 22 et 23 juin. Yoga, pranayama, cuisine, cueillette de plantes sauvages, pratiques de saison ensemble.

Juillet
- stage du 6 au 13 juillet: pour accepter la lourdeur qui vient et la transformer. Pratique intensive de pranayama, yoga nidra et yoga. Mais aussi balades, cuisine, cueillette de plantes sauvages, petits remèdes de saison, et shanka prakshalana si le temps le permet: une pratique puissante de nettoyage complet du système digestif avec eau salée et postures de yoga, mais qui ne peut être effectuée lors de périodes de sécheresse.

Coeur de coquelicot de jardinier Août
- jeûne alterné ou "pratique de la générosité" du 1er au 10 août. Pour se purifier des souffles accumulés sous la chaleur et regarder les Perséides tomber avec des yeux tout neufs. Plus qu'un stage ou une cure, il s'agit d'une retraite. Cela demande de sortir de sa "zone de confort", mais les effets sont à la hauteur des efforts. Plus nombreux nous sommes, plus la pratique est facile. Nous aurons la chance de bénéficier de conjonctions très favorables de planètes pour l'ouverture du coeur.
- WE de pratique des recettes et remèdes du tome 5, les 24 et 25 août. Yoga, pranayama, cuisine, cueillette de plantes sauvages, pratiques de saison ensemble.

Toute participation à un stage, une cure ou au jeûne nécessite une consultation préalable, sauf si nous nous connaissons déjà.

Je n'effectue de location de lieu qu'une fois les arrhes de tout le monde versées, ce qui retarde d'autant la communication du lieu de cure. Mais cela me permet de choisir un lieu facile d'accès pour les participants, puisque je dispose maintenant d'une liste de jolies propriétés à louer en plusieurs régions de France.

vendredi 3 mai 2019

Le Parlement britannique devient le premier à voter l'urgence climatique et écologique!!!

Et pourtant c'est peu relayé dans les journaux!
A l'origine, Extinction Rebellion , un mouvement pacifique fondé en Angleterre en octobre 2018.
Pour voir l'article qu'y a consacré Positiv.fr, c'est ici.

mardi 30 avril 2019

Saturne et Pluton rétrogrades en Capricorne, la forme formante

Dessin TaraLa "forme formante". Cette expression, je ne l'ai entendue que dans la bouche de Philippe, mon professeur pendant de longues années, une notion centrale de son enseignement et de l'embryologie tibétaine et indienne: comment le dessin de chaque chose pré-existe à la forme concrète, à la matérialisation. Il l'illustrait de multiples anecdotes.

Lorsqu'il vivait dans les camps de réfugiés tibétains, partageant leur quotidien sous les tôles ondulées de Dharamsala, par exemple, il avait un jour donné de sa main une partie de son repas à un chien affamé et galeux qui passait par là, ému pour les chiens du coin en général, auxquels les tibétains jetaient des pierres, les sachant souvent porteurs de maladies. Puis, s'étant rassis, il reprit son repas (avec les mains) quand la pensée le traversa qu'il ne s'était pas lavé les mains, que le chien avait léchées. Aussitôt, avec la crainte de s'être sans doute rendu malade, il vit une masse sombre s'abattre vers lui. Il repoussa vigoureusement la masse en pensée et se leva quand même pour se laver les mains. Fin de l'incident.

C'est une notion que l'on trouve aussi chez les Dogons par exemple, où le niveau d'incarnation se mesure à la densité du dessin, jusqu'à ce qu'il prenne forme sensible. D'où le respect pour toute forme de dessin. Les tibétains, comme les Dogons, y accordent tant de pouvoir que les futurs peintres de thangkas ou de dessins sacrés ne s'exercent longtemps que sur des tableaux effaçables ou du sable. Et les Dogons lisent dans les traces laissées par le "renard pâle" pendant la nuit dans l'espace sacré.

Runes De même que l'écriture fut longtemps un acte magique, le dessin/dessein d'une réalité à venir, en germe dans les étoiles dans la pratique de l'astrologie et des runes, comme dans le conte de la vieille à la broderie: une vieille femme brode un paradis depuis sa misérable masure, qui finit, après de nombreuses péripéties, par s'étendre et devenir son monde.

Peut-être certains parents parmi nous se sentent-ils comme la maman lapin du conte du Père Castor, qui rêvait ses petits "un comme moi, un comme lui, un comme lui et moi, un comme moi et lui...", ou comme la mère des enfants d'or et d'argent du conte russe, qui prédisit à son amoureux des enfants extraordinaires: peut-être ont-ils rêvé tel ou tel détail de leurs enfants, espéré telle ou telle particularité, sans aucune tentative de contrôle, et l'ont-ils vue arriver. Le dessin était dans leur tête...

Dans ma pratique, il m'est arrivé de nombreuses fois de compter sur un organe, des ligaments, de la peau... qui n'avaient plus d'existence matérielle. Même si je croyais mon professeur, l'expérience que m'a poussée à faire un premier consultant un jour fut un véritable émerveillement, et l'ouverture d'un champ de possibles.

Dans une société tamasique, où les champs de perception sont fermés, on est réduit à la réalité matérielle, où cette forme formante n'est même pas perceptible, et on décide de moyens de lutte concrets pour contrevenir à quelque chose dont le dessin continue d'exister même si sa concrétisation présente disparaît, ou pour obtenir ce qu'il suffit peut-être de rêver ou de laisser émerger au-dedans de nous. C'est la partie irréconciliable entre une médecine symptomatique et une pratique holistique, entre une société technique/technologique et une culture de la transcendance, même si parfois, au gré d'un moment magique, les deux mondes se mèlent aussi. Entre la croyance en un super-héros, une super machine, un vaccin, un médicament, une innovation... qui sauvera le monde et la responsabilité de nos rêves, de nos désirs, de notre destin. Entre la poésie et la délicatesse du champ des possibles et la brutalité destructrice de la tentation du contrôle. Et le sens de cette expression souvent citée: sarva annam, "je suis ce que je mange" ou plutôt "ce dont je me nourris".

En massant un corps, on rappelle avant tout une âme à sa forme formante, son moule d'origine, le dessin qui lui a donné vie. Il ne s'agit pas de corriger, mais de rappeler à soi-même. Parce que dans ce dessin il y a aussi le dessein de l'âme sur cette Terre et dans cette vie, quel qu'il soit, ce qui lui donne sa force et sa beauté. En laissant le temps à nos rêves pour émerger malgré les multiples conditionnements et distractions que nous offre la société de consommation et les nombreux dessins qu'elle génère, nous sommes la porte vers un monde différent. Toute la difficulté est d'accepter ou de croire à l'infini des possibles. "Don't hope, just do".


La Voie Lactée, océan de lait baratté par les dieuxSaturne est entré en rétrogradation le 30 avril, jusqu'au 18 septembre, en même temps que Pluton du 24 avril au 4 octobre. Une conjonction de planètes dont j'expliquais ici les implications. La rétrogradation va faire émerger le changement de paradigme annoncé, en soulignant l'effondrement de ce qui n'a plus lieu d'être, et qui a été ébranlé depuis ce début d'année. A titre individuel, cela peut donner de la mélancolie, une tendance à la misanthropie, au découragement, un long hiver intérieur en plein été. Saturne rétrograde incite ici à la solitude, au dépouillement, à la sagesse, au recul, à l'introspection, à la lenteur, à l'examen de ce qui était considéré comme sûr, acquis, fondamental. De cet hiver intérieur sortiront les rêves qui éclaireront notre automne et concrétiseront nos changements. D'ici là, les grands projets (attention au chantier de Notre-Dame), les conduites superficielles, les solutions faciles, rapides... n'auront pas de place. A nous de rêver un nouveau monde sans frein rationnel ou raisonnable!

Ici, une nouvelle très inspirante pour l'association et notre désir de sauver les forêts! Et, tant que vous y êtes, restez sur positiv.fr.

dimanche 28 avril 2019

Bain des yeux dans les prairies enchantées de Provence après la pluie

Pour voir la légende, laisser la souris sur l'image. Photos prises au sud des Alpilles.
Salade de coquelicots, roquette, mauve, églantine, fenouil, sauge de sprés, pissenlit... Buisson de marrube blanc et épis d'orge des ratsorge de srats, ,coquelicots et fleurs de chardon MarieGaillet blancMuscaris à toupetIris des maraisEuphorbe réveille-matinCalament népétaBuisson de silène enfléCynoglosseCiste à feuille de saugeDorychnie à 5 feuillesPrairie à cistes, euphorbes et chêne vertCiste cotonneuxPrairie à sauge de sprésEpis d'orge des rats et d'aegylops
Sans oublier les acacias, les sureaux, les roses, les jasmins, les pivoines... qui embaument les jardins.

samedi 20 avril 2019

Boisson à la rthubarbe

 Une première recette a été publiée dans " Un goût de paradis" (ex- "Cuisine ayurvédique").
Voici une autre version, sans grenade, publiée sur ce blog en 2016:
Boisson à la rhubarbe et à la rose
Ca fait quoi? Ca rafraichit le brasier de la passion, ça purge des excès, ça emmène ce qu'on n'a pas "digéré" et ouvre à la tendresse.
Couper 5 belles tiges de rhubarbe bien nettoyées en petit tronçons. Les placer dans une casserole avec 1,5l d'eau. Amener à ébullition et laisser bouillir à petits feux environ 5mn avec éventuellement quelques graines d'angélique ou de cardamome. Eteindre le feu et laisser tiédir.
Filtrer ensuite. Ajouter 2 cuillerées à soupe de miel d'acacia, et une cuillerée à soupe d'eau de rose.
Petit souvenir de Nostradamus...
Boire à température sous un arbre, en écoutant "Les roses roses" de Vanessa Paradis et Benjamin Biolay, ou en regardant les nuages.

vendredi 19 avril 2019

Le coeur ouvert à l'inconnu

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La Lune est pleine, tandis que le Soleil conjoint à Uranus est en Trigone à Jupiter. Grand moment d'ouverture, comme les floraisons qui exlosent de couleur partout ces jours-ci... La montée très rapide des températures y contribue.

Ce qui nous a frappé en premier, ce furent la tristesse de l'incendie, la colère peut-être devant les moyens déployés pour sauver un monument mais pas les SdF ou les autres "pauvres" de notre pays et d'ailleurs, les querelles qui suivirent, mais surtout, un gros amas d'humeurs noires que la chaleur trop rapide n'a pas permis de dissiper, le pressentiment d'un changement de paradigme latent cette année, les hargnes tenaces résistant au tendre pétillement du printemps... Toute cette chaleur de l'hiver qui n'a tout d'un coup plus de nuit froide à réchauffer, et qui va chasser les remugles de nos tréfonds pour le grand ménage de printemps. On peut avoir de brusques accès de désespoir, avoir froid comme tous ceux que je vois porter des manteaux par 25°, des douleurs ORL, les yeux qui gonflent, une forme d'épuisement, l'envie de se terrer chez soi... ou pas.
Mais aujourd'hui, c'est le temps du coeur ouvert, de l'inspiration, du partage, des horizons sans limites, de la douceur de vivre qui explose comme un bouquet de magicien sous notre nez, précisément juste avant Pâques, ou Pessah, selon.

 Pour nous garder des envolées désincarnées ou des humeurs noires qui colorent le monde en noir malgré la fête, il est possible que nous soyons attirés par les saveurs piquantes de printemps, de ces piquants qui dissolvent sans chauffer et ébranlent joyeusement les réserves de l'hiver et les réticences de la graine à germer: la roquette (surtout sauvage), le radis noir et les autres radis, le raifort, la cardamine, les bières, l'hydromel (pétillant de miel et d'eau), le cresson, l'eau gazeuse... Ils redonneront de la couleur à nos habits fânés de printemps sec.
Les salades du moment, sauvages ou non, avec graines germées ou pas (en hoummous de graines germées, en pain essénien...), donneront du cru et du vivant à moudre à notre feu encore fort, et l'apaiseront un peu, tout en évacuant la colère et l'impatience qui peuvent monter avec la chaleur, chères salades bienfaisantes et délicieuses offertes par les prairies et les jardins. Les pestos également.

Le grillé, le sec, le craquant... ces saveurs nous tonifient sous la chaleur, comme tout ce qui est astringent, et nous rassemblent: la teinture de benjoin versée dans le thandai (billet plus bas), la bsissa et la tsampa (farine d'orge grillée), l'infusion ou le vin de fleurs de lilas (et la plupart des fleurs), les bourgeons de peuplier, les pâtes d'oléagineux, le thé, plusieurs salades sauvages (l'achillée, les jeunes feuilles d'arbres, la consoude, le plantain...), les légumineuses, les crackers, les pains grillés, les légumes juste rôtis...
Le matin, pour secouer la chaleur qui a tendance à stagner, dès le réveil, on peut courir voir les fleurs qui s'ouvrent, dans les prairies, dans les jardins, dans les parcs, courir seulement, sortir regarder le soleil qui se lève... mais surtout, bouger immédiatement. Ou alors, si notre chaleur nous engourdit, on peut se plonger au hammam, l'allié des temps secs et des chaleurs qui montent vite: on y retrouve la transpiration et, avec l'alternance du chaud et du froid, notre chaleur se pose au bon endroit.
Quelques alliacées de saison nous garderont dans la présence et purifieront nos jus: ail des ours, ou à défaut petits oignons de printemps, poireaux nouveaux, aillet même. En confit, cuit dans leur peau, en salade, en pesto...
Les saveurs fortes et stimulantes, comme celles du lierre terrestre, de l'angélique, de la berce, et du gingembre à défaut, achèveront de réveiller nos envies.
Buis rayonnant et bourgeonnant Enfin, pour ceux qui sont suffisamment raides et roides, en plus des alliacées, il y a toutes les douceurs miellées d'avril: la pâquerette, le buis de Pâques qui guérissait tout, le gaillet jaune...
Et, en dehors du repas de Pâques ou à moins d'avoir jeûné, on peut continuer à manger peu gras et peu sucré jusqu'à la mi-mai, après les saints de glace.
L'Ayurveda recommande à cette saison de contempler la beauté du printemps à l'oeuvre chez les humains et dans la nature. C'est aussi ce que fait le cueilleur, aplati dans les prés à chercher les pousses, à courir de beauté en beauté, d'abondance en abondance, dans le jardin du Paradis renouvelé encore...
Joyeuses Pâques/Pessah à tous ceux qui le fêtent!

jeudi 18 avril 2019

Prochains stages et cures

Loin de l'irritation... Mai
- Petit stage de pratique pour les yeux: du 31 avril au soir au 4 mai, pour améliorer sa vue, ou récupérer des longues heures devant l'ordi, par le yoga, l'alimentation, les postures et les soins ayurvédiques spéciaux. Cueillettes de plantes sauvages aussi. A réserver rapidement en raison de la probable saturation des transports et des locations de gîte à ces dates.
- cure des saints de glace du 8 au 15 mai: remèdes à base de fleurs, très nombreuses en ce mois, pour entrer dans l'été, avec aussi des yeux tout neufs comme les fleurs qui s'ouvrent. Programme individuel pour les curistes. Egalement des cueillettes sauvages.
- WE de pratique des recettes et remèdes du tome 4, les 18 et 19 mai. Yoga, pranayama, cuisine, cueillette de plantes sauvages, pratiques de saison ensemble.

Juin
Cascade dans le Queyras - cure de la Pentecôte du 8 au 15 juin: pour laisser la grâce nous inspirer, avec un travail particulier sur la tête et la fraîcheur intérieure. Programme individuel pour les curistes. Egalement des cueillettes sauvages.
- WE de pratique des recettes et remèdes du tome 5, les 22 et 23 juin. Yoga, pranayama, cuisine, cueillette de plantes sauvages, pratiques de saison ensemble.

Juillet
- cure de régénération du 6 au 13 juillet: pour accepter la lourdeur qui vient et la transformer. Cure personnalisée comme d'habitude, mais axée sur le nettoyage des souffles accumulés avec la sécheresse qui dure depuis l'année dernière. Cueillettes encore s'il reste du temps et de l'énergie entre les soins.
- WE de pratique des recettes et remèdes du tome 5, les 20 et 21 juillet. Yoga, pranayama, cuisine, cueillette de plantes sauvages, pratiques de saison ensemble.

Août
- jeûne alterné du 1er au 10 août. Pour se purifier des souffles accumulés sous la chaleur et regarder les Perséides tomber avec des yeux tout neufs. Coeur de coquelicot de jardinierPlus qu'un stage ou une cure, il s'agit d'une retraite. Cela demande de sortir de sa "zone de confort", mais les effets sont à la hauteur des efforts. Plus nombreux nous sommes, plus la pratique est facile.
- WE de pratique des recettes et remèdes du tome 5, les 24 et 25 août. Yoga, pranayama, cuisine, cueillette de plantes sauvages, pratiques de saison ensemble.

Toute participation à une cure ou au jeûne nécessite une consultation préalable, sauf si nous nous connaissons déjà.

Je n'effectue de location de lieu qu'une fois les arrhes de tout le monde versées, ce qui retarde d'autant la communication du lieu de cure. Mais cela me permet de choisir un lieu facile d'accès pour les participants, puisque je dispose maintenant d'une liste de jolies propriétés à louer en plusieurs régions de France.

A suivre: la séance de yoga de Florence Ponceau pour le printemps, et des conseils et menus pour la montée de chaleur.

mardi 16 avril 2019

Le coeur enflammé

phenix.jpgLa newsletter en parlait déjà mais, oui, la progression des planètes nous annonçait une fête de Pâques flamboyante, un embrasement, une puissante régénération du coeur, qui demande beaucoup d'ancrage pour ne pas être emporté. Et c'est le coeur de Paris qui s'est embrasé, ce coeur chéri tout près de chez moi.

Les musulmans se tournent vers la Mecque, moi, spontanément, si près d'elle, je ne peux que me tourner vers elle pour faire mes prières, même si elle est au nord-ouest de mon appartement. De ce haut-lieu de prière depuis des millénaires, il émane une attraction douce, puissante et paisible. Je me suis parfois inquiétée de le voir "rincé" par le passage de tant d'admirateurs, peut-être insensibles à sa délicatesse et à sa profondeur.
femme_flamme.jpg Aussi, sans me réjouir pour autant, mais sans plus me laisser emporter dans les torrents de tristesse et d'abattement, je ne peux m'empêcher de penser que cet embrasement est un réveil, la montée de fièvre nécessaire à la purification de pesanteurs de plusieurs siècles et que peut-être le monument mettra un certain temps à retrouver une intégrité, et manquera cruellement à ses pèlerins et visiteurs, mais que la puissance qui l'habite est en train de renaître plus grande, plus forte, plus pure, comme la féminité qui se libère de ses chaînes en ce moment, dont elle a toujours été un haut-lieu.
Peut-être nos coeurs brûlent-ils d'ailleurs aussi à l'unisson...

dimanche 24 mars 2019

Une douceur sans sucre ni graisse du Nouvel An iranien

Pousses de blé pour le samanuNorouz, le Nouvel An iranien, vient de passer, le 20 mars à 23h. Toutes les traditions qui s'y rapportent sont pleines de sens -je suis toujours émerveillée de la cohérence et de la préservation de cette culture-, mais en voici une délicieuse qui convient au moment et que vous pouvez encore préparer: le Samanu, ou crème du miracle.
Ingrédients pour 1/2l de préparation: 1 kg de blé à germer; 3 c. à soupe de farine, eau de rose et pistaches (facultatif).
Temps de préparation traditionnelle: 5-8 jours pour les germes de blé (selon le temps et le climat), 8 à 20h pour la réduction selon le feu
Préparation: placer les grains de blé dans un plat et couvrir d'eau. Laisser tremper 24h, changer l'eau et recommencer.
Egoutter et placer dans un contenant plat, couvrir d'un linge mouillé. Asperger d'eau tous les jours.
Samanu.jpg Quand les grains ont germé et développé des racines, retirer le linge et continuer d'arroser d'eau tous les jours jusqu'à l'obtention de belles pousses vertes de plusieurs centimètres de hauteur.
Passer les pousses avec grains et racines au mixeur avec 1l d'eau bouillante, puis à la centrifugeuse pour en recueillir le lait.
Verser ce lait dans une casserole et cuire à feu doux en tournant de temps en temps à la cuillère de bois, jusqu'à ce que le lait ait épaissi en crème et soit devenu d'une couleur qui rappelle la crème de châtaignes. Epaissir encore la préparation en ajoutant 3 c. à soupe de farine puis laisser tiédir. On peut alors ajouter l'eau de rose et les pistaches coupées en lamelles, et laisser encore mijoter 10mn.
L'enzyme contenue par les germes aura rendu la préparation sucrée, sans sucre, avec un arrière-goût d'herbe très particulier qui me semble la quintessence du printemps. Inutile d'ajouter qu'autant de germes pour si peu de préparation finale, cela donne beaucoup beaucoup d'énergie!

Pendant la retraite, n'ayant pas d'extracteur de jus ni même de mixer à notre disposition, nous avons fait cuire les pousses dans l'eau. A éviter absolument!

mercredi 20 mars 2019

C'est HOOOOOOLI aujourd'hui!

Tu es venue le feu s'est alors ranimé
L'ombre a cédé le froid d'en bas s'est étoilé
Et la terre s'est recouverte
De ta chair claire et je me suis senti léger
Tu es venue la solitude était vaincue
J'avais un guide sur la terre je savais
Me diriger je me savais démesuré
J'avançais je gagnais de l'espace et du temps
J'allais vers toi j'allais sans fin vers la lumière
La vie avait un corps l'espoir tendait sa voile
Le sommeil ruisselait de rêves et la nuit
Promettait à l'aurore des regards confiants
Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard
Ta bouche était mouillée des premières rosées
Le repos ébloui remplaçait la fatigue
Et j'adorais l'amour comme à mes premiers jours ... Paul Eluard "La mort, l'amour, la vie"

photo trouvée sur http://www.backtothegeek.com/L'esprit de Holi, c'est ça ou ça: la pleine lune de printemps célébrée par des danses effrénées et des jets de poudres colorées et de liquides. Une sorte de St Valentin débridée, joyeuse et très colorée... qui tombe cette année le jour de l'équinoxe de printemps. Dédié à Kâma, le dieu du désir amoureux dans le Sud de l'Inde, le festival est, dans le Nord, dédié à Krishna, autre figure de l'amour, divin cette fois.
Et avec la montée rapide des températures, on peut effectivement sentir cette fébrilité, cette envie de courir partout en jubilant, cette tentation de réveiller les passants dans le rire, ce frisson de croiser peut-être au détour d'une rue... l'ami(e) que notre coeur désire, dans les yeux duquel brillent soudain les mêmes papillons, comme les gouttes de rosée deviennent pierres précieuses avec l'aurore, comme les pousses jaillissent de terre, comme les fleurs ouvrent leur yeux colorés au matin du monde, comme l'invisible encore il y a peu s'affaire à la manifestation.
Happy Holi!

Voici re-publiée une recette pour se rafraîchir des courses effrénées dans les rues, ou de la chaleur qui nous envahit:
Thandaï pectoral
Quand ? Après une course effrénée dans les premières chaleurs et les premiers soleils, quand les fleurs s'épanouissent: celles des amoureux, des jeunes filles de 16 ans, des femmes enceintes, des cycles féminins, des femmes qui ont cessé de concevoir, de la lune haute... et celles des prairies colorées après les gris de l'hiver et le frémissement des frimas.
Ca fait quoi : ça donne vigueur aux élans, ça nourrit le feu qui brûle, ça redonne la douceur de la respiration...
Ingrédients : 1l d’eau, 1l de lait cru ou de lait d'orge, ½ tasse de miel ou de dattes, ½ c. à café de graines de cardamome grossièrement pilées, ½ c. à soupe de graines de fenouil, 1 pincée de filaments de safran, 1 c. à soupe d’eau de rose véritable, 1 c. à soupe de purée d’amandes blanches, 1 c. à café de grains de poivre, quelques tronçons de racine de guimauve.
Préparation : Amener l’eau à ébullition. Laisser dissoudre le miel, ou tremper les dattes dénoyautées et coupées en rondelles, dans la moitié de l'eau. Si on a utilisé les dattes, au bout de 20 mn, passer l'ensemble au mixeur puis filtrer.
Dans le reste de l’eau, faire tremper le fenouil, la cardamome, le poivre, le safran, la guimauve et la purée d'amandes, pendant 20 minutes.
Egoutter et réserver le liquide.
Ajouter le lait et l’eau de rose, ainsi que l’eau miellée ou sucrée aux dattes.
Servir frais avec des pétales de rose.

vendredi 15 mars 2019

Jours de tempête

P1000780.JPGLa pluie, le vent, le froid, le chaud... les éléments tourbillonnent et nous emportent. Il est possible que nos pensées s'envolent sous les bourrasques, avec peut-être nos émotions, que les tourbillons des souffles dans notre corps rencontrant les pluies des humeurs forment de douloureuses contractions, que les humeurs saturant le système digestif nous coupent l'appétit, que la fièvre nous gagne...
On peut aussi avoir envie de s'offrir aux éléments en nous et au dehors, ou au souffle purificateur même si ce vent d'ouest est lourd et capricieux, de le chevaucher en gambadant partout, de le rencontrer dans l'immobilité ou le pranayama, de le laisser murmurer en nous ses songes agités de Carnaval et dépasser nos limites ordinaires, de le laisser nous saturer entièrement et se sentir plus vivant tandis que le printemps s'élève...

Le hammam aux vapeurs d'eucalyptus peut sembler un douillet refuge où abandonner toute tension,P1000801.JPG ou les postures de yoga dans lesquelles on se repose lentement, le massage auquel on s'abandonne tandis que les mains du masseur lissent les souffles ébouriffés...
Les saveurs piquantes dissoudront les lourdeurs; les boissons légèrement fermentées les transformeront (bière, sève de bouleau, limonade, kombucha...); le céleri, le citron, le radis noir, les carottes... chasseront les sombres relents; manger un peu moins ou jeûner de Carême éclaircira la vision, défera les tensions et ouvrira le coeur; et, comme toujours, la fraîcheur pulpeuse de la tendresse partagée apaisera nos tempêtes. Point de sieste, de travail intellectuel acharné devant l'écran, d'immobilité, de gras et de sucre... Tout est en train de jaillir au-dehors, jaillissons à l'unisson sous les bourrasques.
Quand elles seront apaisées, si on ne jeûne pas, si on n'est pas amoureux, si on ne parcourt pas les délicieuses prairies printanières, la pratique de shanka prakshalana fera descendre les lourdeurs accumulées, libèrera les muscles contractés, nettoiera la tête enflammée...

Ici, un site anglais de bière médiévale et médicinale, produite par les propriétaires de la jolie maison au jardin poétique, au bord d'un ruisseau, en Haute-Loire, qui hébergea plusieurs cures! On peut commander...

Salade sauvage sur chapati Propositions de menus:
Petits-déjeuners: un verre à liqueur de bière avec un peu de mélasse de grenade, hilbeh poivré, naans, salade sauvage; jus de gingembre-pomme-carotte-céleri, pains vapeur, pesto d'herbes de saison; kombucha, bsissa aux écorces d'orange, compote de pomme au citron.
Déjeuners: salade de pousses et de graines germées, poêlée d'épinards, galettes non levées; salade de céleri cru et pommes râpées à l'huile de noisette, patates douces, épinards et pois chiches au garam masala, pesto de persil ou d'ail des ours; poêlée de turions sauvages, semoule de blé grillée, salade sauvage; salade sauvage et de graines germées, citron confit, galettes esséniennes.

Mercure est rétrograde, depuis le 6 mars, et encore jusqu'au 29. Et en conjonction avec Neptune en ce moment. Ce n'est ni le temps des contrats ni celui des décisions importantes, mais plutôt celui de revenir sur des souvenirs, des nouvelles, des accords à réviser, des mémoires du passé... et d'en éprouver la profondeur, la vérité, la face cachée. Tout ce qui circule peut être impacté, selon le thème de chacun: les objets, les déplacements, notre propre coordination...
Dans le même esprit, la prochaine pleine lune, jeudi, est "la pleine lune des vers", un moment de l'année privilégié pour prendre un vermifuge, puisque notre alimentation n'en contient généralement plus. Mon professeur, qui traitait aussi certaines arthrites ou pneumopathies au vermifuge, recommandait le sirop de la Grande Chartreuse, à prendre 3 jours avant la pleine lune, puis 3 jours avant la nouvelle lune suivante et encore après: c'est délicieux. On peut lui préférer shanka prakshalana, ou un vermifuge de pharmacie, ou l'infusion de 2 gousses d'ail cuites dans un verre de lait 3 jours d'affilée (on peut aussi les frotter sur la plante de ses pieds avant de dormir:)), ou une cuillerée à soupe d'aloe vera avec du gingembre râpé et du poivre le matin à jeûn, ou un jus de carottes-gingembre à jeûn... ou la contemplation, l'amour partagé, la tendresse, la compassion...

mercredi 6 mars 2019

Pratique de yoga pour les frimas

Voici le fruit d'une réflexion commune entre Florence Pomana et Florence Ponceau, sur la saison traversée, et comment la vivre pleinement et sans résistance dans une pratique de Yoga, et dans le quotidien, soutenu.e.s par cette pratique.

Les frimas s'inscrivent dans la continuité de l'hiver. La pratique est censée entretenir la chaleur interne, pour aller jusqu'au "point de rosée" comme le dit Florence Pomana. Vous pouvez accompagner le mouvement de la respiration (sensation interne d'un espace qui s'emplit et se vide: puraka-recaka) jusqu'à fleur de peau, dans toute posture tenue.
La pratique proposée stimule encore fortement le souffle du bas - apâna vâyu - vous empêchant de partir dans des envolées précoces avec les variations de température et le vent extérieur si puissant; et celui du centre du tronc - samâna vâyu - relié aux activités de transformation, digestion, assimilation de toute chose. Il est encore temps de tourner le regard intérieur vers nos profondeurs, pour enfin, maintenant ou bientôt, laisser jaillir ce qui est arrivé à maturité.

Vous pouvez avant la pratique 2 ou pour la remplacer, vous engager dans des pratiques de katak si le temps est sec.
Dans la pratique 2, gardez les deux pieds bien collés au sol.

Le temps de tenue des postures proposé est adaptable selon votre pratique et vos ressentis.
Pratiquez sirsâsana si vous y avez été initié correctement, et vérifiez de ne pas être concerné par les contre-indications dont (liste non-exhaustive) hypertension (artérielle/oculaire), décollement de la rétine, glaucome, migraines, inflammation de la zone cervicale, insuffisance cardiaque, thrombose veineuse, phlébite, durant la période des règles et en début de grossesse.

Aussi, si vous avez un quelconque doute entre la compatibilité de votre état de santé et la pratique n'hésitez pas à laisser un commentaire avant de pratiquer afin que nous puissions vous conseiller.

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mardi 19 février 2019

Précisions pratiques

grumph.jpgEn raison des changements d'avis de dernière minute de personnes inscrites aux stages, il sera maintenant demandé de payer 50% d'arrhes un mois avant, non remboursables, et les 50% restants 15 jours avant. Ceci afin de ne pas pénaliser, décourager, attrister... ceux dont la parole seule et l'engagement a encore une valeur, et moi ou tout autre animateur, qui ai bloqué des dates et/ou éventuellement loué un lieu.

J'ai également du désactiver les commentaires, en raison du temps perdu à filtrer les spams.

vendredi 1 février 2019

Chandeleur et février

_1000782.JPGDès la Chandeleur, fête de la purification de la Vierge, de son manteau de terre encore matinale, frémissant de vie contenue, des étoiles et des mondes se déploient soudain, dans les montées de sève, de rosée et de sueur, baignées de lumière argentée encore rase, irisée et pastel... quand l'automne doré des mousses anisées laisse place aux pousses et aux rosaces surgissant du sol s'ouvrant comme mille yeux.
Les rubans de nos perceptions se déroulent vers l'extérieur, poussant la gangue de l'hiver, parfois avec rage ou impatience, parfois dans l'effort, pour éclore à nouveau, s'étirer vers le lointain, et la sève monte, bouillonne, porte notre coeur vers les hauteurs. L'appétit peut être en berne, ou on peut avoir grand faim de ce qui est offert: des pousses, des rosaces, des bourgeons, le reste des baies cuites par le gel (la mélasse aussi).
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C'est un temps privilégié pour pousser son corps, comme il le réclame: faim de balades sous le soleil encore bas, de travaux du jardin et des champs, ménage de printemps, sport sous la couette chassant le froid de l'hiver... jusqu'à notre point de rosée. Si la vie est encore endormie au fond de nous, si quelques lourdeurs résistent, on peut consommer ce qui est fermenté, léger, aérien, mousseux: crêpes, bière, cidre ou poiré, babas gorgés de jus comme les terres inondées, brioche légère, pains, mousses de légumes, fermentations légères de plantes ou "limonades"... Fruits secs, oléagineux, céréales et légumineuses, et de la verdure, sauvage ou non. Les saveurs qui s'offrent: le doux des céréales et de légumineuses, plus délectable encore qu'en hiver, cuites en pâte, à la vapeur, au bouillon, pour nourrir l'effort et nettoyer les canaux ; l'acide des fermentations, des fruits secs ; un peu de salé.
Aurouze, en Haute-Loire
Et de l'eau, de cette eau qui court, qui frémit dans les humus digérés par le gel, qui suinte en rosée au matin, gorge les prairies qui se réveillent, gonflera les bourgeons après le halo annonciateur. Finis les massages gras et le ghee dans les ouvertures du corps, on peut avoir besoin de la tendresse du ghee lavé ou des laits corporels, des frictions à l'eau de Cologne (ou une fabrication maison) en cas de fièvre, voire de la rugosité de la farine qui liquéfie et rassemble, si la chaleur monte vite.
Et puisque tout monte, nourrir les yeux peut-être enflammés aux paisibles tapis d'étoiles des sous-bois, aux lueurs dorées des mousses finissantes, aux embrassements des cygnes, aux nuages qui passent, au lent étirement des chatons de noisetier ou de saule (remède aux fièvres de février), à l'émergence des glaives des liliacées...
A la Chandeleur, l'hiver cesse apparemment cette année, puisque le ciel était couvert de nuages samedi. Mais les dictons anciens ont perdu de leur fiabilité... Avec la chaleur monte la joie! Pour danser de joie.

Crocus à Aurouze, photo d'Estelle C. Proposition de menus:
Petit-déjeuners: brioche aux fruits confits ou panettone, compote de pruneaux aux écorces de citron bergamote, infusion de sureau; pain au lait aux raisins secs et à la fleur d'oranger, tranches de citron confites au beurre et au miel, infusion d'angélique fraîche; pancakes, sirop de bourgeons de pins, beurre fondu, noix concassées, citron chaud au miel; tartines au beurre et à la compote de cédrat, jus de carottes et mandarine ; pains de farine de pois chiches cuits à la vapeur, gelée de pommes, tisane de fleurs pectorales.

 Déjeuners: pesto d'avocat et feuilles de violettes sur pain grillé, pounti et son coulis acidulé, tarte au citron bergamote; pesto de cardamine des prés ou de cresson, pains vapeur de blé tendre, soupe de pois cassés aux carottes et coriandre; pesto de persil, galettes d'épeautre, chouée, compote de fruits secs et panna cotta au lait d'amandes ; riz grillé au safran, amandes et baies d'épine-vinette, poêlée de légumes, gougères au poivre de Jamaïque, soupe de pois cassés au citron; vadai, cake de légumes, pesto sauvage, sablés à la rose.

Goûters et snacks: crêpes, crêpes suzette, cheesecake, sabayon, baba au rhum, thandai de février (à la guimauve), bavaroise, tourtière, guimauve, soupe de tapioca au lait, gâteau de carottes, citrons givrés, compote de figues sèches et croquants, crumpets, nonnettes, bugnes, oreillettes, beignets aux pommes.

Dîners: soupe à l'oignon et croutons, salade verte; aspic de légumes, porridge; coquillettes au beurre et 5 poivres, salade verte; pain de tilleul, fondue de poireaux et laitue, tapioca au lait; patates douces au four, pesto, compote de figues.

Liste des médicaments à éviter publiée par la revue "Prescrire"

Le lien de téléchargement du pdf est sur cette page.

jeudi 24 janvier 2019

Un petit billet pour nos amis provençaux

Champ d'oliviersLa Provence a un climat bien particulier, comparé au reste de la France, même si on parle d'une vaste Provence qui s'étend partout où l'aridité fait parfois rage avec le Mistral. Comme j'ai eu la chance d'y vivre et d'y retourner souvent, voici une réponse plus complète à une question posée hier: "quels conseils pour vivre avec le climat provençal?"

Nous sommes dans un climat sec, aride même, où domine Vata*, bien présent à travers le Mistral, qui souffle enthousiasme, inspiration, ouverture, légèreté... mais aussi dessèche et augmente tamas*. La chaleur des étés, parfois même des printemps, voire des automnes et hivers, rayonne dans les floraisons, les parfums et la lumière très particulière, omniprésente, qui teinte tout de brillance, de couleurs, de netteté. Une sorte de pureté nimbe chaque plante, même les plus retorses, comme la rue que j'aime tant. Cet éclat, cette chaleur, sont la marque de Pitta*. En hiver, la Provence n'est pas grise, comme ailleurs, elle est vert-bleutée, avec une touche d'anis, si élégante et adorable.
Les anciens que j'ai interrogés quand j'y habitais et parcourais dans le bonheur les chemins sauvages des Alpilles, m'ont raconté une autre Provence, quand le vent du Sud y amenait la pluie, en non pas le souffle lourd du désert, quand les canaux pouvaient déborder plusieurs fois par an à cause de grosses pluies, quand les forêts étaient plus présentes.
La sécheresse qui gagne, qui m'a serré le coeur depuis les fenêtres du TGV, est donc nouvelle. Ce qui veut dire que même les traditions locales sont à adapter. Sans parler de celles que seuls les anciens connaissent encore, comme la crème de genévrier cade (recette dans le tome 1), ou de celles qui paraissent évidentes, comme l'usage de la tomate ou du café, et sont pourtant récentes et plutôt toxiques.
Filaire, janvier, parc des Calanques
- là où le souffle est abondant, là où souffle le pur Mistral, on utilise le souffle: marcher, chanter, respirer (pranayama sans bandhas), masser et être masser.

- s'étirer, doucement, sur le souffle, tous les jours. Adopter les gestes des terres arides qui soignent les articulations comme balayer la maison accroupi au ras du sol.

- pour ne pas être emporté, comme le compagnon du baron de Munchaüsen qui avait des boulets aux pieds parce qu'il courait trop vite en leur absence, on peut adopter les tatkaar et les pesantes clochettes des danseuses de kathak, ce qui est aussi une méthode traditionnelle de contraception et d'équilibre pour la féminité. Idéale pour retrouver son socle au moment des envolées de températures aussi, ou des grosses émotions, même sans clochettes. Autant sans doute qu'une danse traditionnelle locale. Pas pendant les fleurs et pas pour les hommes.

- consommer des bouillons et des jus, avec des nourritures plus sèches, comme l'alliance du couscous et de la semoule, ou la bouillabaisse, ou la soupe au pistou. L'orge, en l'absence d'hypertension ou d'excès de chair, est la céréale qui était consommée abondamment jusqu'à une époque récente. Toujours grillée, sous toutes les formes: farine ou tsampa, semoule, pain, gâteau de farine au miel, risotto... Elle est la céréale des terres arides, de la Mongolie au Maroc. Au contraire du riz qui réduit l'eau dans le corps, et à moins que vous n'habitiez la Camargue, elle donne ce qu'on appelait "la force" en médecine ancienne. Idéale pour les pratiquants de yoga... Elle pousse partout en Provence sous sa forme sauvage.

- se réjouir des plantes locales et les apprivoiser en saison, les connues et les moins connues: olives, baies de genévrier cade, arbouses, oranges amères, calament népétha, rue (une branchette de quelques feuilles pour un plat), grenades, figues, moutarde noire, roquette, germandrée, pistachier, armoise, absinthe... (comme elles me manquent!).Vue depuis la calanque de Samena Quand elles fleurissent ou qu'elles sont "en majesté", c'est le moment de les utiliser. L'amertume des balsamiques purifie le feu qui monte, leur astringence referme et rassemble.

- consommer des aphrodisiaques, au sens ayurvédique du terme, c'est-à-dire "régénérant" de la fécondité: figue, réglisse (le sucre local), les merveilleuses asperges sauvages, ail pour ceux qui ne pratiquent ni yoga ni autre sadhana, rose, jasmin, lait... Certains sont adaptés aux femmes, d'autres aux hommes.

- jouer avec toutes les ombellifères locales, comme le fenouil: elles replacent les souffles dans les canaux appropriés ou les évacuent et promeuvent les jus du corps. Et le laurier...

- privilégier les saveurs acides, douces et salées, puis amères au début de l'été et de l'été indien. L'épine-vinette acide est une grande oubliée de la région, arrachée dans les années 50, et perdue de vue. Pourtant elle est parfaite pour de nombreuses conditions dues à l'aridité, et une composante essentielle de ma version locale (recette dans le tome 1) du chyavanprash indien, mélasse régénérante aux nombreuses vertus (vieillissement, asthme, excès de chaleur dans le haut du corps...).

- plus encore qu'ailleurs, éviter les excitants, hors locaux, qui ont toujours un effet desséchant. Les liqueurs locales, en revanche, permettent, comme le vrai pastis (au moins 13 plantes et de la réglisse comme sucrant), de rendre l'eau froide "digeste" en plein été, à très petite dose bien sûr, mais pas mieux qu'un peu de teinture de benjoin dans un orgeat véritable... ou de gomme de cerisier.
Genévrier sabine dans les Calanques
- les activités qui demandent de l'endurance (les cyclistes acharnés du plein été m'ont toujours interloquée), la station longue devant un écran, de la concentration... sont à éviter. Préférer la contemplation de l'horizon pour relâcher la chaleur interne, et l'inspiration à la concentration.

Si des questions vous viennent, laisser un commentaire sur lequel je rebondirai. Parce que bien sûr, tout cela est un peu court...

  • termes expliqués dans le glossaire de chacun de mes livres

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