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vendredi 27 mars 2020

Nouvelles: le printemps est là, des gestes simples et des aliments utiles

DSCN7774__800x600_.jpgOui, le printemps est là, et il est d'autant plus précieux que nous sommes confinés derrière nos fenêtres. La gloire d'un rayon de soleil de fin d'après-midi sur la branche fleurie de cerisier s'échappant d'un parc bien clos fait battre le coeur de beauté comme un supplice amoureux de Tantale. Mais aussi le croissant de Lune flottant comme une barque dans le ciel bleu marine à côté de Vénus un peu avant les applaudissements de 20h l'autre soir, l'odeur de noyaux pour une fois victorieuse de la circulation qui flottait cet après-midi-là sur le boulevard, au matin le filet de chant d'oiseaux revenus qui précède avant le jour le croassement toujours sinistre des corneilles, le flot soudain de lumière en sortant faire les courses et cette sensation d'exultation intérieure avec la chaleur qui caresse les épaules... A Paris, il est d'autant plus là que nous n'y sommes pas. Comment accepter de revenir en arrière après le confinement d'ailleurs...

Mais quel tableau de Watteau? Sentez comme en nous "cela" gonfle comme les nuages avant la pluie aujourd'hui. La pluie permettrait de relâcher les tensions, de redescendre un peu des envolées qui ont pu nous saisir avec ce carré de Mars-Saturne à Uranus et, j'espère, de transformer les polémiques et la rage qui circulent sur ces fameux réseaux sociaux en joie bondissante, en un moment où l'union est si nécessaire pour accepter le grand chamboulement. Mais le confinement, ou l'ombre lorsqu'il fait si soleil et si tiède, favorise ces "humeurs noires".
Heureusement il y a aussi de jolies choses: les sans-abris que je croisais si nombreux et en manque de tout dans les rues vides refusent maintenant de la nourriture, les passants, et les commerçants ouverts, étant particulièrement nombreux à faire oeuvre de partage. Pour cela aussi, il sera difficile de revenir en arrière...

Fleurs de poirier Quelques gestes simples pour la chaleur qui est montée vite, tandis que nous sommes la plupart du temps à l'intérieur de nos maisons:
- Chandra bhedana pranayama, le pranayama de la Lune
Très rafraîchissant, à tel point qu'il était considéré comme ésotérique, pour toutes les conditions d'excès de chaleur, externe ou interne (hypertension, inflammations, eczémas, colère, ménopause, consomption...): à éviter en cas d'asthénie, de refroidissement, ou d'hypotension.
Mudra de la main droite: l'index et le majeur de la main sont repliés sur la paume, le pouce bloque alternativement la narine droite, l'annulaire et l'auriculaire la gauche
Méthode:
- inspir à gauche, expir à droite pour commencer, puis à nouveau inspir à gauche et expir à droite
- puis, quand on est à l'aise, on compte: 2 temps sur l'inspir, et 4 sur l'expir
Bourgeon rougeoyant de fleur de rhubarbe - puis, quand on est à l'aise, on ajoute une rétention de 4 temps entre l'inspir et l'expir
- puis, pour finir, on fait durer la rétention aussi longtemps que possible, avant d'expirer toujours à droite
Ne pas hésiter à nous contacter si besoin pour la pratique de ce pranayama puissant. A pratiquer avec précaution de toute façon.
- il est temps, vu les températures, de passer à la séance de yoga pour le printemps
- prendre une cuillerée de vinaigre, si possible de miel, le matin à jeûn, après le yoga ou le sport, ou un peu de bière
- pratiquer une activité physique de nature tonique, à jeûn le matin, au moins jusqu'à la transpiration
- si on se sent trop lourd au réveil, prendre un bain chaud de 20mn le matin à jeûn
- si la chaleur monte à la tête, ou si on a des insomnies dues à la chaleur du jour, baigner doucement le sommet de la tête à l'eau tiède pendant 10 à 15mn, vers 18h, quand la chaleur est à son maximum; ou profiter de ce temps libre pour faire un masque des cheveux à l'huile pour la journée, suivi d'un henné naturel

Goûter: tartine de pesto de consoude, salade sauvage, boisson à la rhubarbe Propositions de menus:
Petit-déjeuners: mozzarella et feuilles de menthe sur tartines grillées, compote de fraises au miel rosat, thé vert; porridge de bsissa aux fruits secs et fraises; 1 c. de liqueur amère maison, pesto de pissenlit sur tartines grillées, fraisier, limonade de rhubarbe; pois chiches juste germés avec gingembre, citron et menthe ciselée, tartines grillées, confit d'écorces d'oranges; chapatis au miel et fromage frais, compote de fraises; pain essénien grillé, infusion de fleurs de romarin et citron au miel, beurre d'amandes aux fleurs de violette; 2 c. à soupe de bière, pain au lait au sirop de bourgeons de pin, graines germées au citron, jus de carottes frais.
Déjeuners: salade mi-sauvage aux fleurs du moment, poêlée d'orties, tartines grillées de pesto de pissenlit et crème de noisettes; beignets de fleurs de rhubarbe, tartare de consoude, samanu; chapatis, salade sauvage et fleurie, beignets de racine de bardane, écorces confites, poêlée de lentilles germées; salade sauvage du chemin, tarte aux herbes, confit de carottes au citron et romarin; salade de pousses et racines râpées aux graines de fenouil, poischichade, fouées.
Dîners: crème d'orties, riz au lait; vermicelles au bouillon; flan de farine de châtaignes aux pruneaux et verdures, soupe de lentilles; potée d'orties, carottes et pommes de terre grillée, crackers.

Mesure de fleurs de lilas pour faire le vin, et récolte de soucis Vin de lilas
Ingrédients : 3,5 l de fleurs de lilas, 800g de miel, 2 citrons, 3,5 l d'eau, 1 cuillère à café de levure
Préparation : amener l'eau à ébullition tandis qu'on sélectionne et rince les fleurs. Verser l'eau sur les fleurs et laisser infuser dans un récipient fermé pendant 48h. Egoutter les fleurs et presser pour récupérer tout le jus. Ajouter le miel au jus récolté, ainsi que la levure et le jus des citrons et saupoudrer de levure sèche sur le dessus. Couvrir d'un linge et laisser fermenter 7 jours à l'abri des courants d'air, puis transférer le liquide dans un récipient hermétique. Laisser fermenter 30 jours, puis filtrer et remettre en bouteille.
Recommencer tous les 30 jours jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de dépôt sédimenteux et que le vin soit clair.
Mettre en bouteilles bouchées et couchées en cave, et laisser vieillir 3 à 6 mois.
On peut remplacer l'eau en partie par du jus de raisin blanc ou un mélange de blanc et de rouge, ce qui l'assouplit. C'est un vin très astringent, comme la fleur de lilas, et qui tourne assez vite la tête, d'où la chanson langoureuse interprétée par Nina Simone ou Jeff Buckley, entre autres: "Lilac Wine". J'en ai encore des bouteilles en réserve dans une cave de Touraine... d'un joli blond rosé.

De tous temps, et cela vaut pour cette maladie, le port du masque est et a été le meilleur moyen de protéger les AUTRES de nos miasmes. Je vous encourage vivement à fabriquer le(s) vôtre(s), sachant qu'il existe de nombreux tutos sur internet pour cela si vous n'avez pas d'idées. Si tout le monde garde ses miasmes, tout le monde est protégé.

lundi 23 mars 2020

La séance de yoga pour cette période de confinement

Voici le fruit d'une réflexion commune entre Florence Pomana et Florence Ponceau, sur la saison traversée, et comment la vivre pleinement et sans résistance dans une pratique de Yoga, et dans le quotidien, soutenu.e.s par cette pratique.

La saison que nous traversons est très particulière, toute en contrastes cette année; aussi, nous voilà des millions, dans le même temps, à devoir réadapter nos modes de vie, de penser, d'agir.
Une forme de stabilité, bien installée, s'écroule, et avec elle, si ça n'était pas déjà amorcé, vient la remise en question profonde - pour ne pas dire la destruction - d'un certain nombre de nos constructions mentales.

Dans ce temps où tout bascule, où les températures varient fortement, et avec elles nos humeurs, encore plus que d'habitude, soyez attentif.ve.s à vos besoins et ressentis, et adaptez la pratique en fonction.
Comme toujours, le temps de tenue des postures et le nombre de répétition des enchaînements ou des prânâyâmah sont adaptables.

Quelques précisions:
Dans la pratique 2* si vous choisissez de pratiquer kapalabhati, veillez à l'installer de façon subtile: la contraction du bas-ventre accompagnant l'expiration volontaire est très superficielle, le son produit au niveau du crâne n'est pas nasal, mais frontal.
Avant de le pratiquer, commencez par vous exercer à percevoir le flux du souffle au niveau frontal. Et pourquoi pas, la luminosité dans cet espace, alors que les yeux sont clos. Kapalabhati signifie "crâne qui brille".

Dans Mahamudra (pratique 15*) peut être à nouveau installée la suspension du souffle après l'inspiration - antar kumbhaka - accompagnée du jalandhara bandha.

Dans Surya Namaskar (pratique 7*), reliez-vous à la source lumineuse du soleil, à ses caractéristiques subtiles.

La pratique proposée tend à libérer toutes les tensions accumulées, à rééquilibrer tous les souffles.
Plus subtilement elle tend à dissoudre ce qui doit l'être pour laisser apparaître ce qui est arrivé à maturité.
C'est pourquoi il est recommandé de pratiquer sans créer de nouvelles tensions, bien au contraire: dans les postures tenues, faites l'expérience des tensions qui se dissolvent, soit par l'observation des sensations au niveau physique, soit relié.e.s intérieurement à une forme de manifestation du souffle - l'un finira de toute façon par vous amener à l'autre -,soit, si vous y avez été initié.e.s, absorbé.e.s dans la récitation d'un mantra...

Si vous avez un quelconque doute entre la compatibilité de votre état de santé et la pratique n'hésitez pas à laisser un commentaire avant de pratiquer afin que nous puissions vous conseiller.

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vendredi 20 mars 2020

Simple idée de temps de crise...

qui n'aurait aucune chance d'être entendue autrement...

Logo de la fondation SNCF SolidaritéJe m'inquiète pour les personnes fragiles financièrement qui ne pourront supporter un confinement de plusieurs semaines. Dans les forêts, les arbres malades ou trop vieux sont aidés par les autres, qui savent leurs richesses. Ferons-nous moins que les arbres?

Il y a 3622 SDF dans les rues de Paris pour à peu près 100 800 immeubles. 28 immeubles par SDF... Lyon, Marseille, Bordeaux... Si un immeuble par-ci par-là prenait en charge un SDF en ce temps de crise, et après, il n'y en aurait plus! #1immeuble1SDF

jeudi 19 mars 2020

Dans les jours prochains... (mis à jour le 23 mars)

Pour supporter la chaleur qui monte vite:
- en fin d'après-midi, les taatkar à l'aide d'un métronome faute de chanteurs et joueurs de musique, surtout pour les femmes. Cela fait descendre les souffles, secoue l'inertie, redonne l'appétit et de belles fesses, détend, fait transpirer... Pas si on a des problèmes de genou.
- les pranayamas qui rafraîchissent: la respiration complète, shitali, shitkari, bhramari, et anuloma viloma ou nadi shodan sans le mudra.
- tous les étirements sans effort.
- les gelées, panna cotta, aspics...; les pestos, épinards au beurre, salades, salades sauvages si on a la chance de pouvoir en cueillir...; les céréales blanches le soir.
- la contemplation du lointain, du ciel bleu, des étoiles, des levers et couchers de soleil, de l'immensité intérieure...
- la rêverie du monde que nous désirons, sans limite, tandis que celui-ci, avec ses contraintes et ses absurdités qui paraissaient impossibles à faire bouger, se fâne irrémédiablement: il a fait son temps. Comme il y a 500 ans, le Nouveau Monde va émerger.
- l'ouverture du coeur, à la joie de la solidarité, à tous les laissés-pour-compte, aux SDF qui errent sans ressources dans les rues de Paris, aux revenus fragiles dont les réserves vont vite se tarir si ce n'est déjà fait, aux solitaires de tous âges que personne n'appelle et dont les peurs peuvent être décuplées par le confinement... #1immeuble1SDF
- et à tous les autres partages du coeur, comme sur nos balcons le soir.

Il est fort probable que cette crise sanitaire connaisse une aggravation tout début avril, sous forme d'explosion sociale, sans doute particulièrement aux Etats-Unis (peut-être liée aux coûts de la santé), et/ou de crash d'internet, de conséquences de l'utilisation ou de la non-utilisation de la chloroquine..., toujours due à une forme de sanction ou de durcissement, puis un retour en fin octobre - début novembre. 2020 sera donc bien une année de changements, dont nous ne pouvons encore imaginer l'ampleur sans doute. Alors rêvons-la!

dimanche 15 mars 2020

Recettes pectorales pour bronches irritées avec la montée rapide des températures

Sirop des 4 fruits pectorauxSirop des 4 fruits pectoraux
Faire tremper des jujubes (on en trouve chez les iraniens), des raisins secs, des figues sèches et des dattes en les couvrant largement d'eau. Le lendemain, ajouter le même volume en eau et amener à ébullition. Laisser bouillir à feu doux une petite demi-heure puis filtrer en gardant les fruits d'un côté et le bouillon de l'autre. Passer les fruits au presse-purée ou à la centrifugeuse et remettre le jus à cuire avec l'eau de cuisson. Laisser réduire jusqu'à une consistance sirupeuse et mettre en bouteille.
A consommer avec éventuellement du citron, voire du poivre, en cas de toux sèche, dans du lait (végétal) si besoin, sinon avec de l'eau chaude ou froide.
On peut y ajouter un peu de gomme arabique pour une version plus tonique.
Plus approprié que la mélasse du tome 1 pour les personnes un peu "sèches".

Sirop de radis noir
Couper un gros radis noir en tranches que l'on intercale avec du miel dans un récipient qui ferme, de préférence en verre ou porcelaine. Au bout d'une nuit ou 12h, on peut ouvrir et enlever les tranches pour consommer le sirop. 1 c. à soupe à jeûn.
Excellent en cas de toux sèche, ou grasse, de constipation, de colère, de problèmes de foie et vésicule biliaire...

La compote de pruneaux, accompagnée de panna cotta, éventuellement au lait végétal, est aussi un déliceux remède à la constipation, premier signe de déséquilibre des souffles. Le thandaï également, dont on peut se nourrir exclusivement.

samedi 14 mars 2020

En temps d'épidémie... (suite)

Cette épidémie est un corollaire de l'aridité: de nos corps, de notre climat de plus en plus instable, de ces deux années particulières, de notre culture virtuelle et sans chair ni humanité, et de nos coeurs. Aussi les premiers remèdes sont, outre ceux déjà mentionnés, la fraternité, la sollicitude et la tendresse... à distance réglementaire. Une voie que nous montrent les italiens depuis leur confinement (trop forts!): bravo Italia! J'en ai pleuré d'émotion...Italie.jpgcoeur.jpg

Pour les jours prochains, on nous annonce de forts contrastes de température, et une chaleur de mai, avant un refroidissement, ce qui risque d'aggraver les raideurs et l'aridité, mais peut aussi faire monter la joie, l'amour, l'espérance, le besoin de pureté...
 Si on le peut, il est bon de s'étirer (séances de yoga citées dans le billet précédent ou étirements personnels), surtout tant qu'il fait humide; si les étirements sont difficiles, ou en cas de démangeaisons, on peut se faire (faire) des frictions vigoureuses de tout le corps, à l'eau de Cologne en cas de douleurs ou courbatures déjà là, pour stimuler la circulation et disperser le feu en excès, puis boire abondamment, chaud si besoin; le pranayama peut aussi être utile avant de s'étirer: jalandhara bandha pour les raideurs, bhramari pour les maux de têtes, nadi shodan pour équilibrer.
Si l'irritation s'impose:
- dans le nez, avec le rhume, instiller quelques gouttes d'huile de noisette chaque matin;
- dans la gorge, avec la perte de la voix, ou un début d'angine, faire un gargarisme avec une cuillerée à soupe d'huile d'olive fruitée le matin, et aussi souvent que nécessaire dans la journée;
- si les oreilles sont douloureuses, une ou deux gouttes d'huile de noisette dans chaque oreille;
Crocus à Aurouze, photo d'Estelle C. - si vous avez l'impression que votre estomac est rongé dès le matin par les sucs digestifs, tant la faim semble remonter des entrailles: une cuillerée à soupe d'huile d'olive à jeûn. Avec un peu de citron si les selles sont claires.

La chaleur des prochains jours va provoquer maux de têtes, rhumes, états fiévreux pour les sédentaires, mucosités pour ceux qui mangent trop... et ce ne sera pas forcément le corona-chose! Attendre une confirmation avant d'appeler le 15 ou les hôpitaux au moindre symptôme et, s'il s'avère que c'est bien la chaleur, suivre simplement le régime de saison ici ou .

vendredi 13 mars 2020

En temps d'épidémie...

Bourgeon de fleur de cognassierPuisque c'est maintenant acté, et compte tenu de la progression des planètes, voici mes conseils:

- veiller à rester dans une atmosphère légèrement humide. Les épidémies correspondent à des perturbations collectives de l'équilibre qui touchent les souffles en premier, donc aussi la sécheresse en nous, et dans une atmosphère trop sèche, notre système immunitaire s'affaiblit vite. Or c'est le cas dans beaucoup d'appartements trop chauffés, d'Ehpad, d'hôpitaux... tandis que le vent ne cesse de souffler depuis un mois. Utiliser des humidificateurs, faire bouillir de l'eau dans une casserole avec quelques feuilles de menthe, boire 1 c. à soupe de vinaigre à jeûn, voire utiliser un hammam portatif... Maintenir la transpiration est essentiel.

- respecter rigoureusement les recommandations de saison Purée de citron ,confit et pain de seigle aux graines maisonen ne mangeant que très peu gras, ou pas du tout, et pas du tout sucré au sucre, à condition d'avoir une activité physique tonique et de saison (séance de yoga des frimas ou du printemps). Privilégier les saveurs acides et salées, comme dans la purée de citron confit, le kimchi ou la choucroute, tous les pickles, les vinaigres, les bières de saison déjà décrits... Tant qu'il fait frais le matin, la mélasse médicinale (tome 1) est également excellente, avec tout ce qui est pectoral et mentionné dans le précédent billet.

- si vous préférez rester chez vous ou si vous y êtes confiné: on peut vivre très longtemps et en pleine forme avec seulement des céréales et des légumes lacto-fermentés assaisonnés de piquant. Le samanu est également une préparation pleine d'énergie et de saison.

- éviter de passer son temps devant des écrans: cela fragilise l'équilibre des souffles, le système immunitaire, l'ancrage dans le réel... Cela peut être le moment, en cas de confinement, pour rêver le monde qui sortira de là. Et, pour beaucoup, il semble que ce soit le temps béni où la course sans fin s'arrête... enfin. Qu'en restera-t-il de valide pendant le repos forcé?

Fleurs de prunier - l'usage des huiles essentielles à court terme est inutile, et à long terme détruit complètement l'immunité. Préférer l'encens de bois (tibétain, sans essence) ou de résine (type des encens chrétiens) pour rafraîchir l'atmosphère, voire un peu de camphre naturel.

- éviter évidemment, ou baisser, la consommation d'alcool, de tabac ou autre fumées, café, chocolat...

- si vous êtes malade, ou pensez l'être, respectez les consignes officielles et, si vous le souhaitez, contactez-moi par téléphone: je fonctionnerai à distance pendant le temps nécessaire.

Mais surtout, rêvons un monde nouveau, celui de nos rêves, un futur qui nous motive et que le fléchissement ambiant peut favoriser, plutôt que de nous attarder aux projections catastrophistes.

Chou façon kimchi
Les propriétés pectorales du chou, le piquant qui dissout les mucosités (y compris celles du sang), réveille la circulation et désinfecte, la lacto-fermentation idéale à cette période de l'année, particulièrement pour tirer profit des derniers légumes avant la prochaine récolte, les alliacées qui régénèrent les sucs du corps mis à mal, sans leurs propriétés tamasiques... cette recette, trouvée à l'origine dans l'excellente rubrique "Spaghetti wars" de Slate.fr, tenue par Tomaso Melilli, et légèrement modifiée par votre servante, avait tout pour me séduire, en particulier en cette période de fragilité pulmonaire, dûe à la saison, aux circonstances et aux vents incessants.
Kimchi à la française
Ingrédients: 1 livre de chou chinois, 1 oignon rouge ou 1 botte d'oignons nouveaux, 3 gousses d'ail pelées ou 1 botte d'aillet, 1 endive ou un coeur de Trévise, 1 orange sanguine ou 1 citron, 2 pommes de garde, soit 7cm de racine de raifort pelée et râpée (avec un masque et des gants) et 2 c. à soupe de poudre de poivron fumé pour la couleur soit 2 c. à soupe de poudre de piment, 4 c. à soupe de gros sel gris.

Préparation: couper le chou en lamelles ainsi que la salade, endive ou Trévise, et l'orange ou le citron en tranches une fois pelés. Placer dans un grand saladier en verre ou porcelaine (pas de métal ni de plastique) et saupoudrer avec le sel. Malaxer, puis laisser dégorger une nuit à couvert.
Le lendemain, rincer abondamment à l'eau, deux ou trois fois, et égoutter dans une passoire. Préparer deux bocaux (ni métal ni plastique) que l'on désinfecte à l'eau bouillante et au vinaigre. Passer les pommes épépinées et coupées au mixeur avec le piment ou le poivron et le raifort, l'oignon émincé et l'ail. Si besoin uniquement, ajouter un peu d'eau d'égouttage du chou. Quand la pâte est homogène, la mélanger avec le chou égoutté et placer dans les bocaux en laissant un doigt d'espace avec le couvercle. Fermer et laisser fermenter à l'ombre pendant quelques jours (4-5 jours). Garder au frigo une fois ouvert. Si l'odeur n'est pas bonne, ou si des champignons apparaissent, les bocaux n'ont pas été assez désinfectés, ou les doigts, ou le matériel... et il faut jeter la préparation.
On peut faire cette préparation avec d'autres légumes mais l'alliance du chou et du piquant est parfaitement équilibrée, et celle-ci a des propriétés pour faire baisser la tension artérielle.
A consommer en climat humide en quantité modérée, avec une grande quantité de céréales, ou de pain, ou de pâte de légumineuses type houmous..., et en très petite quantité pour les constitutions "sèches".

lundi 2 mars 2020

Chevaucher les vents du changement, l'épidémie et les frimas (février-mars)

Narcisses, primevères et violettesLes tempêtes continuent de se succéder sans relâche, balayant un ciel soudain étonnamment bleu entre deux hordes de nuages sombres, succédant à des heures de pluie battante. Et cela souffle fort aussi dans nos têtes, même si on ne se branche pas sur le flots de nouvelles de l'instabilité ambiante...
Pourtant, c'est bien le régime habituel des frimas qui nous accompagnera le mieux, et renforcera notre immunité. Un lever un peu plus tard le matin, des saveurs douces, salées et acides, des textures onctueuses, fluides voire gluantes, mais plus de fermentations maintenant que le temps du Carême est commencé, ni oeuf, ni gras, ni sucre, ni produit animal. Pas pour suivre une prescription religieuse, mais le rythme de la nature: elle ne produit rien à cette époque de l'année, et les réserves ont duré tout l'hiver... Si on est attentif à son corps, on peut sentir la contraction qui s'opére et le début des éliminations qui préparent l'arrivée de la chaleur.
Salade sauvage sur chapati Un halo se manifeste sous le vent, comme les floraisons fragiles, pures et attendrissantes des prunus, des forsythias, des groseillers ornementaux, des tulipiers...: l'espérance, lumineuse, qui renaît avec le printemps, avant la manifestation et se répand dans les tourbillons de pétales. Dans les prairies, les primevères, les pâquerettes, les violettes, le lierre terrestre, la stellaire... osent leurs fleurs dans les variations de températures et sous les bourrasques.
Quand le vent souffle, la capacité de concentration baisse: il est plus simple de se laisser inspirer et infuser par la nouveauté, et de participer ainsi à la création de ce monde nouveau qui va émerger. Le sport à outrance, particulièrement quand il implique des contractions tenues, peut devenir très fatigant également, et sécher les jus du corps, mais on peut marcher sous le vent, le laisser nous caresser,Fleurs de prunier nous épousseter de nos grisailles et de nos attachements, nous purifier, nous habiter, nous porter... pour s'étirer ensuite en adoptant sa souplesse (séance de yoga des frimas)

Un strict régime de saison, alliés aux conseils d'hygiène évidents et donnés dans les journaux, devraient suffire à protéger les anciens en bonne santé de conséquences graves du coronavirus, le taux de mortalité étant faible pour le reste de la population. Une consultation pour remédier aux déséquilibres de santé constatés s'impose d'urgence pour les autres: l'asthme, le diabète, les troubles respiratoires, l'hypertension... sont bien traités par l'Ayurveda. La mélasse (tome 1), une version locale du Chyavanprash, peut être un excellent préventif tant qu'il fait froid, mais aussi le jus d'agrumes chaud coupé d'eau et sucré au miel, avec éventuellement un peu de poivre s'il pleut, ou la prise à jeûn d'une cuillère quotidienne de vinaigre de miel ou de cidre éventuellement dilué dans une tasse d'eau chaude. La peur panique de la foule, qui conduit déjà à empêcher ma professeure japonaise de tousser en public, est pour l'instant plus dangereuse, pour tout ce qu'elle réveille de négatif, d'affligeant et d'affaiblissant avec elle. Pour l'instant...

Car l'enseignement de cette épidémie est fort: elle va faire bouger ce monde et contribuer à faire "collapser" le système mais, avec le changement climatique, P1000020.JPGil est probable qu'elle ne soit pas la dernière ni la plus virulente et il est donc urgent de réveiller le Rohirrim en nous, de sortir de notre confort englué et de notre incrédulité, et de nous laisser habiter par la Lumière pour prendre notre place dans le chaos qui s'annonce.

jeudi 20 février 2020

Marche pour le climat du 14 mars, veille des élections municipales

marche_pour_le_climat.jpg
Je relaye cet appel de Superlocal, Alternatiba, Extinction Rebellion, Pacte pour la transition, Printemps écologique, Utopia, Il est encore temps...

MOBILISATION GENERALE POUR LE CLIMAT

A la veille des élections municipales, nous marcherons le samedi 14 mars, partout en France, pour revendiquer notre droit à un avenir. Il y a un an, nous étions plus de 300.000 à défiler dans les rues en France. Ensemble, faisons de cette mobilisation une nouvelle étape de ce mouvement historique.

- Le programme à Paris
14h Marche de Bastille à République, en passant par l’Hôtel de Ville
17h Prises de parole et concert à République
- Pour retrouver la mobilisation près de chez soi
A la veille d’un dernier mandat pour le climat, nous dirons haut et fort la nécessité de transformer nos territoires. Nous avons cette opportunité, saisissons-la !
- Pour devenir bénévole
Inscris-toi dès maintenant pour participer à l’organisation de la Marche pour le Climat à Paris !
- Pour se mettre aux couleurs de la marche

mercredi 19 février 2020

Les vents du changements

Papillon Monarque en train d'écloreJe l'avais annoncé dans la newsletter: nous sommes en route pour un changement très important, déjà bien entamé en 2019, et que le passage de Jupiter sur la conjonction Saturne-Pluton va consacrer. Le monde est en train de muer, de muter, d'accoucher d'un nouveau monde, de la pérennité duquel nous pouvons même douter. La stabilité est profondément atteinte, comme lors de tout changement, de tout accouchement. En astrologie, le changement qui se produit en ce moment ne s'est pas produit depuis 500 ans: à l'époque, avènement du protestantisme, massacre et pillage des civilisations amérindiennes (Incas, Mayas...), changement d'équilibre du monde avec l'émergence du Nouveau Monde dans la réalité occidentale, une période de pouvoir brutal, d'émergence des banques et de leur système, de répression accrue du féminin avec l'Age classique après les folles envolées mystiques et amoureuses des XIIIème et XIVème siècles, de toute-puissance de la raison au vilain visage, et de la "science".

Descartes Nombre d'entre nous se sentent fatigués, au bout de leurs forces, au bout de leur patience... tandis que les vents du changements ne cessent de souffler. Mais aucune mutation ne se fait sans perte, sans fatigue, sans transformation nécessaire. Ce qui nous fatigue, ce sont nos résistances, tout ce qui en nous ne veut pas lâcher prise et suivre le flot qui coule: nos accumulations non digérées dans le corps et le coeur, nos surplus encombrants dans la maison et sur le compte en banque, nos peurs de l'avenir, tout ce qui est brusquement devenu vieux et inutile en nous dans un monde en mutation rapide comme son climat. Et ce n'est pas une question d'âge...
Ce qui nous tient en retrait, c'est aussi ce processus de dormition de la chenille dans son cocon, moins fatiguée que protégée, attendant le chaud soleil sous lequel elle pourra éclore papillon. Encore quelques semaines...
Pâquerettes et pissenlitsEt, quels que soient les changements à venir, la révolte qu'annonce l'arrivée de Jupiter sur Pluton, pile au moment des municipales, est pour le meilleur, même s'il se peut qu'elle rencontre, comme en nous, des résistances désespérées.

Mars en trigone avec Uranus pour encore quelques jours, sextiles tous deux au Soleil, font de ces jours des moments de révélation, de transfiguration, d'héroïsme... et parfois aussi de tensions, de raideurs, de cassures, de colère, tandis que la rétrogradation de Mercure nous incite à plonger en nous-mêmes. Un peu de bulles pour assouplir les tensions, un peu de ghee ou d'huile pour faire tomber les raideurs, par exemple une cuillère à soupe d'huile fruitée au réveil, de la cannelle pour réchauffer les souffles froids et les crampes du ventre, les 4 semences chaudes (cumin, carvi, anis, fenouil) pour déboucher les ouvertures et chasser les vents inopportuns, du citron confit pour purifier et amollir, mais surtout les merveilleuses pâquerettes qui fleurissent déjà, en vin ou en huile ou en salade, pour retrouver le contact avec la terre, le petit, l'humble, le doux et le tendre.

samedi 15 février 2020

Petits délices pour apprécier la montée de chaleur

Fragon- contempler le bleu du ciel, la beauté des visages, la nature qui s'étire et fleurit... et surtout pas un écran.
- prendre des boissons toniques au réveil: oui, un café, si on se sent lourd et que les reins font mal et sont engorgés; une boisson au gingembre et au citron, chaude ou froide, si on est écoeuré; un verre d'eau chaude si on a froid; une limonade, ou une bière de chatons de saule, ou de noisetiers, avant le yoga ou le sport; un thé à la menthe bien astringent avec le petit-déjeûner. Si la montée de chaleur ne s'accompagne d'aucune transpiration mais de perte de l'appétit, un vin chaud aux épices.
- surgir, se déployer, pousser... comme les herbes et les bourgeons de fleurs et de feuilles, ou dévorer les kilomètres pour humer l'éphémère printemps de 48h qui nous attend.
- la nouvelle lune du 25 approche, Mardi Gras et nouvel an tibétain: c'est le moment du grand nettoyage de printemps! Ranger, trier, frotter, nettoyer, recycler, prendre conscience de notre sac constitué par tous ces objets qui nous accompagnent et le corps de cette maison que nous habitons, chasser les noiraudes de tous les recoins, contempler notre joli passé dans les objets qui en témoignent et le laisser partir...
- choisir ce moment parfait pour faire un masque à l'huile sur les cheveux pour la journée ou la nuit, qui fera retomber les souffles, ou un henné, ou simplement une douche tiède du haut de la tête.
- manger des verdures, des pousses, et des crackers ou du pain... tout ce qui est levé et sec.
biere_de_noisetier.jpg - le soir, prendre ce qui apaise et fluidifie: une panna cotta parfumée à l'amande amère avec éventuellement une compote de pruneaux, un lait à la guimauve, une crème au lait, une purée de céleri et salade...
- le soir, si on pratique le pranayama: la respiration yogique, jalandhara bandha seul ou allié à d'autres pratiques, brahmari ou respiration de l'abeille, comme celles qui se réveillent déjà.
- se faire (faire) un massage des pieds, pour garder les pieds sur terre, et/ou prendre un bain de pied chaud le matin uniquement si on a les pieds froids, mal aux reins, froid...

Bière de chatons de noisetier
Ingrédients : chatons de noisetier, miel de l'année ou sucre, eau
Préparation : cueillir les chatons quand ils sont ouverts et libèrent du pollen. En remplir la moitié d'une bouteille ou d'un bocal, et ajouter de l'eau ainsi qu'une c. à soupe de miel ou de sucre. Couvrir le goulot non bouché de la bouteille ou du bocal avec un linge fixé avec un élastique. Patienter quelques jours... Boire quand le mélange devient gazeux.
Idem avec les chatons de saule si jolis et poussinants, mais avec modération.
On peut également laisser fermenter la sève de bouleau qui surgit ici et là en régions avant de la mettre en bouteilles à limonade.

vendredi 14 février 2020

Les montagnes russes des températures

Floraison précoce de prunusC'est joli, ce dérèglement du climat! A peine installés dans la fraîcheur nouvelle, hop on repart dans une chaleur inusitée, avant de redescendre... et de remonter sans fin! Obligés de prendre conscience de ce corps, qui vit sur cette terre, obligés de voir que nous ne sommes pas des individus indépendants poursuivant leur propre destin (peu importe les autres), mais aussi les cellules d'un grand corps bien chamboulé, obligés de quitter le virtuel pour s'occuper du concret, d'abandonner les objectifs trop rigides de société productiviste, de s'en remettre à notre intuition!
Bière de chatons de noisetier Certains courent encore dans leur petite roue, de plus en plus vite, pour éviter de voir et surtout de sentir que bientôt plus rien ne tiendra la roue: devant l'ordi, dans les salles de sport, dans le travail, pendant les vacances au bout du monde où on oublie tout...
Chaque jour nous déséquilibre comme des enfants qui apprennent à marcher et trouvent le bonheur de faire un pas puis un autre, avant de tomber à nouveau, et de rire ou de pleurer, pleins de candeur et d'innocence. Parfois nous croyons encore savoir: c'est la faute à ci ou ça, et en appliquant un programme bien rigide on va maîtriser la situation, et passer le temps. Mais non, le programme s'écroule avec notre pouvoir sur les choses, comme le château d'empilements de jouets patiemment bâti par notre petit.
On croyait l'avoir bien rangée, cette nature consommable, quasi éradiquée, prêts que nous étions de maîtriser le climat à grands coups de fusées dans les nuages... Pulmonaire en fleursmais il se cachait encore au fond de nous une part du sauvage qui nous lie entre nous, aux étoiles, à la terre et à tous les êtres vivants.
Nous nous projetons sans cesse dans le futur et pourtant il ne nous reste plus que la joie exaltée de floraisons éphémères qui ne donneront sans doute pas de fruits, de cieux gracieusement colorés avant la grêle, d'un moment de détente à la tiédeur où il nous monte aux lèvres un baiser avant la saturation d'un jour de pluie trop chaud, de la faim de sucre avant le froid, de la tendresse qui nous emplit avec la pluie qui coule... Des instants d'harmonie fugaces et précieux, instants d'éternité, dans notre mer d'impermanence. L'univers nous apprend à méditer, à être là, à chaque instant, dans l'énergie que donne la douleur, si nécessaire, dans la joie si nous y plongeons...
Quelle folie!

mercredi 22 janvier 2020

Traduction très libre d'une prière tibétaine

Telle son enfant, je me prosterne devant le guide de lumière, mon âme éveillée
Une petite humaine dans l'eau et la lumière A elle je dédie mes pensées, mes paroles et mes actes
Puissent-ils me mener au bienheureux état de l'intime union
Libre de secrets et de jugement, je me confesse en sa lumière
Veillant je contemple l'inconnaissable immensité
Je m'émerveille en sa splendeur
Puisse-t-elle ébranler les murs de mon esprit
Puissent éclore les fleurs de la connaissance
Puissé-je atteindre la sécurité de sa paix
Puisse-t-elle rayonner toujours dans le palais des arcs-en-ciel

L'illusion des pensées vertueuses s'efface en l'inconnaissable immensité

vendredi 10 janvier 2020

Nommer pour pouvoir vendre, pleine Lune

Image extraite du site http://mongolschinaandthesilkroad.blogspot.comDans les premiers chapitres des textes de l'Ayurveda, il est dit que le nom de la maladie n'importe pas: le diagnostic, qui repose sur la perception des équilibres et déséquilibres des corps et des éléments, est plus important pour le traitement que le nom. Et là je ne parle pas de tous les guérisseurs (les vrais, ceux qui sont confrontés à des conditions extrêmes et ont des résultats tangibles), de tous ceux qui soignent sans faire de diagnostic, de tous les shamanes (là encore un mot bien galvaudé), de toutes ces forces de l'ombre, remisées à l'extérieur de la société (mais c'est leur place) qui ne parlent même pas de déséquilibre.
Ces derniers temps, cet aspect me saute particulièrement aux yeux: pourquoi un nom est-il donné à chaque nouveau faisceau de symptômes? Pourquoi tout peu à peu dans le discours ambiant devient une "maladie", contre laquelle tel ou tel se bat "courageusement" bien sûr, et même si les symptômes sont aussi fluctuants que pour la maladie de Lyme, ou aussi évidents que l'obésité? Pourquoi applique-t-on par exemple aux symptômes du vieillissement de plus en plus de noms savants de maladies bien sûr incurables qui se finiront par la mort vu l'âge du patient? Et, surtout, plus que tout, comment est-on passé du médicament qui soigne, au médicament qui "pallie" avec son cortège d'effets secondaires, le palliatif étant une pratique dans laquelle le médecin ayurvédique est invité à ne pas s'engager (loin des massages "ayurvédiques" de confort)?

Il y a certainement notre peur collective de la souffrance et de l'inévitable mort, mais ce faisant, dans Reine de la mort (Mexique)l'abrutissement de la médicalisation, se perdent les plumes colorées de ce moment incroyablement beau de la conscience. Il n'en reste plus que le squelette: tristesse, contrôle, grisaille, mort, et une déprime qui dure longtemps après. Parce que oui, le moment de la mort peut être beau, coloré, plein d'amour, de conscience et... de vie. Certains d'entre nous sont assez vieux ou assez chanceux pour avoir vu partir des anciens dans ce feu d'artifice de couleurs, après le moment des paroles de vérité ou des ouvertures, avec les adieux et les éventuelles transmissions aux proches. Après la souffrance, la rémission des derniers instants, ce chant du cygne plein de lumière, qui ouvre une autre voie, parfois seulement dans le regard, un enseignement de vie qui n'a pas de prix.

Mais il y a aussi les impératifs de notre société de consommation. Chaque nom de maladie veut dire un nouveau traitement, plusieurs médicaments, plus de profits pour les labos, et personne ne remarque qu'on n'est plus guéri. Combien d'articles sur les merveilles annoncées des dernières découvertes? Toutes censées éradiquer bientôt le sida, les cancers, ou les nouvelles maladies qui ne cessent d'apparaître. Pourquoi guérir d'ailleurs? Un médicament vendu à vie, dont le patient est dépendant, comme le Lévothyrox, c'est une manne financière incroyable, une rente sur des décennies. De même que toutes les camisoles chimiques dont on abreuve les patients en psychiatrie ou en gériatrie. Comme la peur créée à chaque article annonçant une nouvelle maladie incurable inconnue, même si elle n'a touché que ... 8 patients et encore pas sûr (maladie de Borna). La "science" apparaît alors comme le seul rempart contre toutes ces menaces toujours plus nombreuses. Le médical devient notre Christ sauveur, notre super Dr House, super héros torturéhéros, et les collectes, tontines et autres Téléthon font recette malgré les scandales. Combien de vaccins devront supporter mes petits-enfants?
Une société de consommation qui refuse de voir pour l'instant, parce qu'elle serait sapée à sa base, que l'emprise de l'argent est la cause de la dégradation du monde, et de la nôtre. Une société qui pour l'instant, mais peut-être plus pour longtemps, refuse de se remettre en cause, comme nous refusons de nous remettre en cause et préférons parler de maladie (c'est pas notre faute) et consommer des drogues-médicaments plutôt que de nous engager dans une modification de notre mode de vie, ou dans un effort, mais surtout plutôt que de retrouver notre âme. Cela aussi est un produit de la société: ne plus avoir de temps, ni pour réfléchir et repenser le monde, ni pour être disponible aux autres, à l'inconnu, à nos rêves, à notre âme... et ne plus avoir d'énergie en réserve à consacrer à autre chose qu'à cette course quotidienne qui se prolonge en vacances. Aussi, croire que tout s'achète, y compris santé et bonheur, alors que nous sommes nous-mêmes devenus des produits.

Ce faisant se développe notre égoïsme, ou notre instinct de survie, et se perd notre humanité, ainsi que notre sens Femme indiennede la communauté. Nous sommes riches mais vivons avec la même absence de vie intérieure que les populations dans la misère noire. J'ai vu plus de lumière, de générosité, de disponibilité et de grâce dans les yeux de nombreuses femmes indiennes pauvres, vivant sous des toîts de taule ondulée, maltraitées quotidiennement, écrasées par le travail, que dans les yeux des parisiens.
Si la santé de nos anciens se dégrade, c'est la vie. Ce qui compte n'est pas de les prolonger à coup de médocs, mais de les entourer s'ils le souhaitent (certains vieux lions préfèrent s'isoler pour perdre leur crinière), de les respecter, et de se préparer à être dignes de ce moment. N'est-ce pas plus exaltant? Comme il est plus exaltant de se rapprocher de son âme, dont la lumière ne ternit jamais, même si elle nous est dissimulée sous les écrans et les masques, plutôt que de s'adonner aux drogues. Par exemple, la scopolamine, qu'on donne aux mourants pour éviter aux proches de faire face à leurs râles et gargouillis, est la source d'un puissant inconfort chez le mourant, ce qui motive parfois l'avertissement des soignants de terrain: comme j'ai pu le constater, elle fait perdre la force de quitter le corps et prolonge l'agonie. Pourtant, nombreux sont les mourants à qui elle est donnée.
Bon, c'est un peu évident tout cela, et pourtant cela mérite d'être rappelé même si, probablement, peu nombreux sont ceux qui auront lu ce billet jusque-là malgré les 300 passages par jour sur le blog. Je teste d'ailleurs une ré-ouverture des commentaires, qui seront à nouveau fermés si trop de spams apparaissent, mais vous pouvez aussi réagir en m'envoyant un mail à florence@leparadis7ici.org.


Eclipse de lune rouge de janvier dernierC'est la pleine Lune aujourd'hui et vous l'avez peut-être contemplée cette nuit, d'abord voilée par l'éclipse pénombrale puis blanche et pure. Chaque pleine Lune fait surgir les liquides, particulièrement celle-ci en Cancer, en opposition à un faisceau de planètes en Capricorne. Les sombres prises de conscience du 26 décembre trouvent une voie d'expression, voire de résolution au moins en partie, dans sa blancheur nacrée et le retour du frais. Si ces prises de conscience n'ont pas été "digérées", cela peut aussi donner beaucoup de mucosités dans les hauteurs, ou d'irritations si elles ne trouvent pas la voie vers l'extérieur, psychique ou physique. S'il y a irritation, rhume ou état inflammatoire des muqueuses (gingivite, angine, yeux ou bronches irrités), des gouttes d'huile dans le nez (de sésame), des bains de bouche-gargarismes à l'huile chaude (d'olive fruitée), du baume pour la poitrine à la moutarde ou de l'huile de moutarde entre les deux omoplates (bronches irritées) pour dissoudre les mucosités, et des bains de pied chauds. Pleine LuneUn jeûne partiel ou complet pendant un ou plusieurs jours peut aussi résoudre les écoulements s'ils sont épais et soulager le foie, l'état inflammatoire et la lourdeur, surtout allié à des étirements, d'autant que la conjonction Soleil-Saturne-Pluton signale une capacité de "digestion" éventuellement au plus bas. En cas de syndrôme grippal, lemon curd et frictions.
Le jeûne permet aussi de se mettre à disponibilité et d'écouter ce que nous murmure la dame de lait et de perle, un bon début pour cette année. Chez les hindous comme chez les tibétains, les pratiques importantes se font dans les quelques jours précédant la pleine et la nouvelle Lune. Parce que ces jours-là en particulier, il n'est plus temps de projeter, mais d'écouter.

samedi 4 janvier 2020

2020, meilleurs voeux à tous!

Voici venu le temps de me lancer dans l'exercice délicat des prévisions astrologiques annuelles... Ames sensibles en recherche de légèreté, passez à l'avant-dernier paragraphe!

20191226_161017.jpg On commence avec la conjonction Saturne-Pluton déjà à l'oeuvre en 2019 et qui domine 2020, bientôt rejointe par Jupiter. L'obsolescence de nos systèmes est mise en lumière, une époque s'achève, et cela risque de toucher en premier lieu nos "vieux", quel que soit leur âge: tous ceux qui ne voient pas le changement s'amorcer et s'accrochent au passé, nos anciens pris dans les rêves, les scandales et les cauchemars d'époques révolues, de l'Eglise catholique à Gabriel Matzneff ou à l'extrême-droite, de même que les rapports de pouvoir et les croyances qui ne reposent plus que sur du vent. Faire des migrants un problème central quand on voit les réfugiés et les ravages créés par les incendies en Californie ou en Australie, ou quand on sait que le dérèglement climatique peut également faire de nous des migrants, va bientôt devenir risible, par exemple.
Ile de la paix Et c'est peut-être pour cette raison, l'obsolescence, que Greta Thunberg, une adolescente, est la personnalité de l'année. Confusément, il est bien perçu qu'un nouveau monde est en train de naître, avec lequel la jeunesse a une affinité naturelle, une jeunesse injustement écrasée par l'écoanxiété comme je le constate souvent, ce qui a sans doute également conduit à l'arrivée au pouvoir de très jeunes chefs d'état, même si certains ( notre Jupiter) sont encore plus accrochés que les vieux à ce système obsolète.
Confusément également, il me semble, ce n'est pas la réforme des retraites qui est attaquée dans cette longue grève, mais l'obsolescence d'une réforme reposant sur l'idée que le monde que nous connaissons va se prolonger. La conjonction Saturne-Pluton, c'est aussi la nécessité de la modération, de l'économie, du dépouillement, de la simplicité, loin de l'économie de marché et du rêve de milliardaire. La résistance au changement en est certainement un autre ressort.
Coucher de soleil sur le Léman Il est possible qu'un ou plusieurs chefs d'état rencontrent une fin brutale, ou soient l'objet d'attentats, particulièrement messieurs Trump et Macron. D'ailleurs, et même si cela devrait commencer dans quelques années seulement, il y a fort à parier que les Etats-Unis soient précipités dans le déclin et perdent leur position dominante dans le monde, avec les GAFAM, exemples de la ploutocratie dont la disparition est nécessaire. Il est probable que les cartes soient rebattues au Moyen-Orient dans la foulée...
A un niveau personnel, cela nous demande à chacun une plongée dans nos très-bas, nos angoisses et nos peurs, voire dans la crasse qui nous saute aux yeux, loin des clignotants artificiels, là où la seule lumière est celle de notre âme. Des décisions drastiques peuvent être prises pour se retrouver plus en conformité avec soi, tandis qu'avec la conscience des enjeux et des urgences se délitent les illusions et les procrastinations. La question nous est posée avec force: que sommes-nous venus faire ici, dans cette époque de grands changements, de basculement du monde? Resterons-nous derrière nos écrans, à espérer que rien ne bouge finalement? Ou irons-nous vers le dépouillement et la vérité nécessaires? La crainte de la perte et les résistances masquent encore les forces de vie qui se lèveront au bon moment, comme la charge des Rohirrim dans le gouffre d'Helm, sur lesquelles nous ne comptions pas, ne les connaissant plus, peut-être au moment où Jupiter se joindra à Pluton.

P1020120.JPG Mais l'année a aussi commencé par la nouvelle Lune exceptionnelle du 26 décembre, tandis que le Soleil et la Lune étaient en conjonction avec Jupiter en trigone à Uranus. Un moment d'enflure de l'ego, qui a peut-être inspiré la grenouille américaine orange déjà bien enflée et son attaque, ou de généreuse fraternité universelle, bien aidée par Noël, qu'on retrouve aussi dans ces grèves qui allient différents groupes autrefois opposés, ou dans ces généreux mouvements pacifistes et fraternels comme XR et les grèves de la faim qui ont émaillé leurs actions. Quelques jours après, le Soleil ne grille plus les autres planètes, il reste surtout la fraternité et la tolérance. Peut-être aussi une ébullition féconde sur les moyens à mettre en oeuvre pour faire émerger la lumière et la douceur de vivre pour tous.

photo_25alternative.JPG Il est certain qu'en 2020 chacun d'entre nous continuera ses adieux sans doute embués de larmes à son ancien monde, mais sans doute verrons-nous également chacun la lumière commencer d'émerger au-delà des angoisses et de la tristesse, et dessiner l'espoir d'un monde plus fraternel, plus solidaire, où nous avons un rôle également, uni dans l'effort.

Je nous souhaite à chacun une magnifique année 2020, et la lumière pour la traverser et en être transfiguré. Au nouveau monde qui émergera peu à peu!


Voici un article de "La relève et la peste" qui résume le sombre panorama de 2019.

samedi 7 décembre 2019

Sèves, sueurs et rosée

Pour profiter de cette énergie qui monte sans inflammation, adopter provisoirement (3 jours) le régime de printemps: une activité physique tonique jusqu'à la transpiration, une nourriture piquante, amère et astringente, sèche et craquante, riche en crudités et verdures, des boissons gazeuses, peu de sucre, peu de gras. Eventuellement aussi 1 c. à soupe d'huile d'olive fruitée à jeûn le matin, du miel, du vin à doses médicinales...
Et laisser libre cours à l'amour, la joie et le désir que le redoux provoque.

lundi 2 décembre 2019

Tome 2, Apfelstrudel, décembre

CouvFP-DecJanv.jpg
Ca y est, le tome 2 est sorti! L'accouchement s'est bien passé!
Vous pouvez en commander le téléchargement en cliquant sur le bouton de paiement (15€) dans la colonne de droite et en renseignant "pdf tome 2" dans l'objet.
Dans le post précédent, il y a d'autres options, y compris pour des cadeaux de Noël.

Voici une petite recette hyperclassique retravaillée et détaillée, qui n'était pas dans le tome 2, parce qu'elle sera dans le tome 3(février-mars: les frimas) pour le Carnaval: l'apfelstrudel. Originaire de l'Arabie, elle a traversé l'Empire Ottoman pour devenir cette spécialité viennoise que Schwarzy a rendu célèbre à Hollywood. Et c'est amusant parce qu'elle ressemble de pas si loin à certaines versions de la tourtière de Gascogne de mon enfance, dans sa pâte étirée "voile de la mariée" ou pâte "phyllo", Armagnac en moins. Pas loin non plus du baklava et des pastillas d'Afrique du Nord. Avec le redoux annoncé, elle ne sera pas désagréable...

D'abord, le strudelteig, ou étirât, ou "voile de la mariée":
Ingrédients: 200g de farine T55 ou 45, 1 oeuf, 4 c. à soupe d'huile, 1 pincée de sel, beurre clarifié, Armagnac, 1/4 c. à café d'extrait de vanille.
Préparation: mélanger les ingrédients à la main et ajouter un peu d'eau, environ 2 c. à soupe, pour obtenir une pâte souple mais non collante. La pétrir longuement et la frapper en la soulevant et en la rabattant d'un coup sur la table de nombreuses fois. Quand elle est à point, la poser dans un bol, recouvrir d'huile et laisser reposer 2h.
Napper une table avec un drap, poser la pâte au milieu, l'aplatir un peu puis l'étirer en glissant les doigts en-dessous, progressivement, aussi loin qu'on peut vers les rebords de la table, sans la trouer. A ce moment, sa finesse la rend presque transparente. On peut aussi l'abaisser au rouleau puis finir de l'étirer avec les doigts mais le mouvement est moins uniforme. Laisser sécher quelques minutes ainsi.
Pendant ce temps, préparer un mélange de beurre fondu, d'armagnac et d'extrait de vanille avec lequel on enduit la pâte au pinceau, puis la replier en utilisant le drap et recommencer l'opération pour qu'elle soit de la taille du rectangle adéquat pour le strudel.

Le strudel: Ingrédients: strudelteig, 4 ou 5 pommes de garde (donc non juteuses), 2 c. à soupe de chapelure, 2 c. à soupe de poudre de noisettes, 2 c. à soupe de raisins secs, le jus d'un citron, cannelle et clou de girofle au goût, beurre clarifié, sucre ou miel ou mélasse de fruits. Préparation: couper les pommes en fines lamelles. Mélanger les pommes coupées, le jus de citron, les raisins secs et les épices dans un saladier. Sucrer au goût. Une fois la pâte au bon format, étaler la chapelure au mileu sans aller jusqu'aux bords. Placer le mélange de pommes dessus et, à l'aide du drap, rouler la pâte sur elle-même. Souder les côtés et enlever l'excédent de pâte. Enduire à nouveau du mélange de beurre fondu, saupoudrer de sucre puis passer au four pendant environ 40mn à 180°C.

P1000228_-_Copie.JPG Nous sommes entrés dans l'Avent. Ce moment où les lumières rases viennent fouiller les intérieurs des maisons et les recoins des forêts. Où, alors que la nuit domine, les lieux d'ombre s'éclairent. Dans le sentier plein de feuilles en décomposition, plus poétique d'ordinaire dans la lumière tamisée par les feuilles, dans les recoins où les lichens partent à l'assaut des arbres et les terrassent peu à peu, sur les sols à la candide nudité, chassant les "petites noiraudes", ou dans les yeux éblouis des citadins mornes, aux âmes fatiguées par leurs écrans. Mais les lumières pures de l'hiver se posent aussi sur le gel angélique des forêts et des prairies, les faisant resplendir comme des terres elfiques, ou des champs de perles et de diamants, de la poudre de Paradis... Puis dans les nuits scintillent et s'illuminent les Géminides, éclipsées en ville par les décorations de Noël. Et l'hiver en nous resplendit en secret.

Nous sommes dans les derniers jours d'une longue opposition de Mars à Uranus, trigone à Jupiter, qui a pu se traduire par des joies extrêmes, des colères brusques, des tensions, des ruptures, de la raideur dans les tendons et les idées, des gelées matinales... Pour y remédier, il vaut mieux éviter trop de chaleur sèche et éventuellement se frictionner à l'approche du redoux. Un citron coupé en tranches, confites, peut aussi être un bon remède: recette dans la tarte au citron p. 156 du tome 2 ou sur le blog.
Je suis un peu perplexe dans ce contexte vis-à-vis des grèves annoncées.
Mercure devenu direct, trigone à Neptune sextile à la conjonction Saturne-Pluton ne semble pas indiquer de brusques difficultés, et Mars sort de son trigone avec Uranus mais rentre en trigone avec Neptune, la foule. Les grèves pourraient ne pas être une expression violente, sauf les deux premiers jours et encore, mais bien la rage sourde de ceux qui vivent ralentis par les difficultés économiques, la déprime de l'éco-anxiété, le refus du système et de ses dérives trop visibles. Ce serait alors une grève de longue durée, concertée, installée, susceptible de modifier durablement la situation actuelle. Une grève de désespérés que les princes n'entendent pas pour l'instant.

Malgré les rapports alarmants, malgré les études mettant en lumière leurs effets délétères, les inégalités s'aggravent, les princes du capital font la sourde oreille.
29579.gif Mon professeur Philippe, qui était un spécialiste de médecine chinoise avant d'atterrir inopinément en Inde et de rencontrer les tibétains et l'Ayurveda, avait étudié le chinois. Il nous avait décomposé par exemple le caractère "roi": celui qui garde l'équilibre de la relation entre la Terre et le Ciel. En effet, les rois de l'ancienne Chine comme ceux de la France, les shamanes de la Mongolie, les femmes régnantes des petits royaumes du plateau mésopotamien, les marabouts, les guerriers-guérisseurs pratiquant le penchak silat ou le kalarippayat, les derniers rimpochés tibétains... tous les humains de pouvoir des temps à peine plus anciens avaient la responsabilité de cet équilibre. C'était leur capacité à le préserver qui leur donnait leur fonction officielle, reconnaissance d'une fonction de naissance qui ne pouvait se transmettre à travers un capital, et non consécration d'une aptitude particulière à écraser les autres. On s'inclinait devant ce qui passait à travers eux, pas devant eux. Si les récoltes étaient mauvaises, si la guerre était perdue, si la fertilité faisait défaut, l'humain gardien était sacrifié. Qui parmi les princes qui dirigent aujourd'hui ce monde à coup de milliards obtenus sur le dos des travailleurs et de la Terre ne serait pas jeté au bûcher? "How dare you"?

mardi 26 novembre 2019

Bientôt le tome 2, et cadeaux de Noël!

Bûche pistache et épine-vinette à la roseOui, c'est incroyable mais le tome 2 est presque prêt... en pdf.
J'ai inclus les photos des plats à la demande de quelques lecteurs du tome 1 et je les en remercie chaleureusement: quel bonheur de faire ces recettes à nouveau, de les affiner voire de les recréer complètement, et de vous imaginer déjà en train de vous régaler! Et dieu que c'est bon de manger! Parce que l'hiver, c'est vraiment la saison gourmande... La cuisine devient le soleil de la maison. Le ciel m'a même donné un coup de pouce avec un peu d'hiver en avance!

Il manque encore des pré-commandes pour pouvoir l'imprimer: soit vous pourrez le télécharger contre paiement de 15€ sur ce blog, soit vous faites une pré-commande (25€ par exemplaire) à régler avec le bouton de la colonne de droite, qui n'inclut pas le port (8,5€ en colissimo), et si nous arrivons à au moins 40 pré-commandes, nous l'imprimons pour tout le monde!
photo_61.JPG Soit vous commandez des exemplaires du tome 1 (22€), ou de "La Voie Lactée" (15€), mon petit livre sur le lait. Soit, en priorité pour les membres de l'association, vous commandez une trousse de salle de bains ou de maquillage, ou autres produits, dont les recettes se trouvent dans le tome 2, et vous en profitez pour ajouter un don à l'association: elles sont en effet proposées à prix coûtant, et à base de produits bio uniquement.

La trousse maquillage coûte 24€ (sans le port) et contient
- 1 tube de mascara noir,
- 2 tubes de rouges à lèvre au choix: rouge brique, rouge rose, rose, rouge, orangé, violacé,
- 1 poudrier (40ml) pour poudre matifiante,
- 1 poudrier de poudre contouring (40ml),
- 1 khôl camphré.
photo_63-4.JPG
La trousse salle de bain coûte 37€ (sans le port) et contient
- un "savon" en poudre jasmin et mandarine (400g),
- 2 dentifrices en poudre (2x6cl),
- 1 déodorant (15cl),
- 1 crème visage (15cl),
- 1 crème corps (25cl),
- 1 shampooing en poudre à diluer (250g),
- 1 démêlant en poudre à diluer (100g).

Autres produits:
- crème pour les seins (30g): 4€
- baume du tigre blanc (25g): 7€

Pour tout renseignement: florence@leparadis7ici.org.

lundi 7 octobre 2019

Bortsch polonais et diplomate

P1010879.JPGVoici une soupe pour ce moment où tout rougeoie, où le feu de l'été se relâche dans les corps et se manifeste dans les flamboiements des arbres, mais aussi pour les soirs d'hiver, pour rassembler son énergie dispersée par le froid.

Ingrédients : 4 betteraves crues, 3 champignons séchés (shiitaké), 4 feuilles de laurier, 1 oignon piqué de 8 clous de girofle, vinaigre et/ou coing ou pomme, sucre, sel, beurre clarifié, 2l de bouillon, aneth ou herbe fraîche.

Préparation : Placer les betteraves entières dans une casserole en les couvrant d'eau. Amener à ébullition et faire cuire à feu doux pendant ½ h environ, jusqu'à ce que les betteraves soient tendres. Puis les égoutter et les placer dans un saladier d'eau froide. Pendant ce temps, faire tremper les champignons dans un peu d'eau.
Quand les betteraves sont tièdes, les peler et les couper en tranches fines après avoir huilé ses mains. Couper l'oignon en deux. Ajouter tous les ingrédients dans une grande casserole, amener à ébullition et laisser mijoter à feu moyen 2 h environ, ou assez pour que les betteraves se défassent dans le bouillon.
Rectifier l'assaisonnement au vinaigre, saler, poivrer. Servir avec un peu de crème fraîche sur le dessus et de l'aneth ou du cresson ciselé éventuellement.
On peut ajouter un coing. Il donnera une texture plus onctueuse et une acidité plus élégante. Idem avec une pomme. Sur la photo, des ravioles au poireau et au comté ont cuit dans la soupe.

Diplomate à ma façonP1010876.JPG Un peu de douceur dans les rouages tandis que notre feu s'élève...
La crème diplomate (sans œufs):
Ingrédients : 2 c. à soupe de farine blanche ou de fécule, 1 c. à soupe de beurre clarifié, 1 ½tasse de lait, 1 tasse de crème liquide, 1 c. à café d'agar-agar, 1 gousse de vanille, 1 c. à soupe d'eau de rose, 2 c. à soupe de sucre.

Préparation : diluer l'agar-agar dans le lait à froid. Faire chauffer le lait avec la gousse de vanille ouverte dans la longueur, ou ½ c. à café de vanille en poudre, et 1 c. à soupe de sucre. Arrivé à ébullition, laisser tiédir. Faire chauffer le beurre dans une petite casserole. Ajouter la farine et laisser blondir, puis diluer avec le lait tiédi versé petit à petit, puis l'eau de rose. Amener de nouveau à ébullition. Laisser refroidir mais pas prendre.
Quand la préparation est presque froide, fouetter la crème en Chantilly avec la c. à soupe de sucre restante, puis l'incorporer au mélange. S'il est trop chaud, la crème tombera. Trop froid et « pris », le mélange ne se fera pas.

Ingrédients : 1 boîte de 12 biscuits à la cuillère, 1 grosse c. à soupe de chaque : écorces d'orange confites, tiges d'angélique émincées pochées au sirop ou confites, griottes à la liqueur ; ½ tasse de raisins secs, compote ou marmelade d'abricots (par exemple l'excellente et sans sucre de la marque bio « Saveurs Attitudes » ), liqueur de griottes ou kirsch, eau de rose.

Assemblage : couper les fruits confits en petits morceaux. Faire tremper les raisins dans l'alcool choisi, avec les fruits confits. Égoutter et émincer les griottes en conservant la liqueur à part. Placer une couche de fruits confits et de raisins dans un moule à charlotte huilé (huile d'amande, d'abricots ou de noisettes), napper de la crème, recouvrir d'une couche de biscuits dont le fond est trempé dans l'alcool, puis d'un peu de marmelade d'abricots et recommencer jusqu'à remplir le moule.
Placer au moins 2h au froid pour que le mélange se fasse et prenne. Servir nappé éventuellement de marmelade d'abricots diluée dans la liqueur et l'eau de rose.
Le diplomate de la photo était un essai et a manqué d'agar-agar et d'angélique confite. Le vôtre sera deux fois plus beau!

mardi 17 septembre 2019

Vers l'équinoxe

Lever de soleil moiré sur la LoireNous approchons de l'équinoxe d'automne qui aura lieu cette année le 23 septembre à 9h50. C'est le moment, variable, où les rayons du soleil seront très exactement perpendiculaires à l'axe de rotation du globe terrestre. A cette date, la majorité des récoltes a été faite et c'est le temps du repos bienvenu après les labeurs épuisants de l'été, dans la paix et la sécurité offertes par les récoltes. C'est le moment de rendre grâce, au moment même où la grâce se manifeste dans la nature rougeoyante, les somptueux couchers de soleil, les matins parés de voiles moirés...

Pourtant cette année, le trigone persistant de Mars et le Soleil avec la conjonction Saturne Pluton toujours rétrograde (Saturne jusqu'au 19/09, Pluton jusqu'au 4/10), partiellement incarné par les deux périodes très sèches qui se sont succédées cet été (à Paris, entre le 21 juin et le 17 juillet, puis depuis le 19 août), Graines de fenouilou par les pronostics de plus en plus inquiétants pour notre avenir et notre présent (réchauffement climatique à 7° en 2100, disparition potentielle de l'humanité...), ou par un sentiment de crasse généralisé, peut nous masquer cette grâce, au lieu que nous y puisions les forces nécessaires pour accepter les changements et les laisser nous inspirer à aller au-delà de nous-mêmes, nous traverser, nous modeler. L'équinoxe d'automne est le moment du retour aux forces de l'intérieur, aux forces non manifestées, à l'inversion de valeurs de la nuit de l'année, quand le démon devient le feu brûlant du Soleil et de la manifestation, et que la vie descend dans les racines, dans le non-manifesté, dans la terre et ses profondeurs.

Coucher de soleil sur la Loire Notre appétit peut être en berne, à moins que nous n'ayons une activité physique régulière, et nous pouvons commencer à ressentir un grand besoin de pureté: un jeûne, une mono-diète ou l'absence de repas du soir peuvent y remédier. Il est possible que les saveurs camphrées soient plus que jamais inspirantes: camphre naturel brûlé sur un charbon, pointe de camphre dans un yaourt grec avec de la fleur d'oranger et du clou de girofle, plats à la menthe ou au basilic... Peut-être que nos tripes sont un peu remuées: panna cotta, gelées de toutes sortes à faire vous-mêmes (de tisane menthe-réglisse, de bouillon de légumes, de pomme, de camomille et écorces d'agrumes...), spaghettis de courgettes... Fruits cuits, légumes crus, peu de céréales, des desserts lactés, des jus, des bouillons, de l'eau lustrale: Fleur de sédumde la simplicité pour accompagner la pureté.

Peut-être manquons-nous de jus, et sommes-nous épuisés, pas par la fatigue mais par la sécheresse accentuée par les écarts de températures entre la nuit et le jour: les délicieux et poétiques desserts de Tang Xuan peuvent nous aider à reprendre des forces, ou d'autres préparations incluant des gelées à base de gommes d'arbre ou d'algue (agar-agar), de la racine de guimauve, des cucurbitacées fraîches (concombres, courgettes...), les fruits comme le coing, les pommes, les poires, les cormes, les nèfles..., les salades succulentes comme le pourpier, le sédum, les joubarbes...

Dans les cieux purs et presque immuables, nous pouvons puiser l'espace, la grâce et l'éternité, et les laisser nous habiter en les contemplant. Pour défaire nos crispations, nos feux d'écrans et de stress, nos émotions brûlantes... C'est facile en ce moment: les levers et les couchers de soleil sont à des heures où l'on est déjà ou encore dehors. Les vapeurs mentholées du hammam peuvent aussi équilibrer la sécheresse extérieure, comme à chaque fois que les écarts de température sont forts entre la nuit et le jour, et, comme dans les 1001 nuits, ramener jeunesse et douceur sur les visages et dans les coeurs. Dans la maison, les vapeurs des compotes, confitures, cuires et autres mélasses apaisent les souffles et ramènent délicieusement à la terre et ses cadeaux.

Marche mondiale pour le climat C'est le moment des recettes du tome 1 de "Savourer le chant des saisons"!
Et le programme de la rentrée a été mis à jour: le stage de vannerie est confirmé!

Samedi, la marche mondiale pour le climat organisée par Alternatiba, Notre affaire à tous, Greenpeace France, Avaaz, Il est encore temps, Youth for Climate... Il est temps pour chacun d'agir! La grève commence le 20.
Et une petite vidéo pour résumer, par "Partager, c'est sympa" d'"Il est encore temps".

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